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Aligner des joueurs de futsal sur un gazon, une fausse bonne idée

Pour pallier la défection de ses joueurs internationaux en grève, le Danemark a fait appel à des joueurs de divisions amateurs... et de futsal. Une drôle d'idée de la Fédération, puisque les adeptes des salles avouent d'eux-mêmes que « ce n'est pas le même sport » . D'ailleurs, la défaite 3-0 des Scandinaves en Slovaquie peut en attester. Kevin Ramirez et ses collègues de l'équipe de France expliquent en quoi foot à onze et futsal ne sont pas vraiment compatibles.

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Certaines compos peuvent parfois raconter beaucoup plus que des choix d’hommes ou des intentions tactiques. Comme ce 5 mars 2006, lorsque l’Olympique de Marseille envoyait une équipe de minots défier le PSG et protester ainsi contre le faible nombre de places attribuées à ses supporters. Mais là où la B phocéenne avait pu récolter un nul au Parc des Princes, l'équipe Z du Danemark alignée ce mercredi en Slovaquie n’a pu faire mieux que s’incliner sur le score de 3-0. Car face à Hamšík, Škrtel ou Nemec, ce sont des joueurs de D3 et D4 ainsi que des joueurs de futsal que la Fédération danoise a envoyés à Trnava, pour le compte d’un match amical.

De bric et de broc


Cette fois-ci, l’absence des habituels titulaires, huitième-de-finalistes de Coupe du monde, s’explique par un conflit avec la DBU. En pleine négociation de nouveaux contrats de sponsoring, celle-ci comptait interdire aux internationaux de porter des chaussures d’une autre marque que celle avec laquelle elle est partenaire. Une mesure qui ne pouvait que heurter les intérêts de ses joueurs, qui ont décidé d'aller au bras de fer. Christian Eriksen, Nicklas Bendtner et Kasper Schmeichel ont donc mis en application leurs menaces de faire grève, se présentant au rassemblement pour faire preuve de leur bonne foi tout en assurant qu’ils ne joueraient pas les deux prochains matchs. Une embrouille de plus pour la fédé danoise qui, il y a un an, avait déjà dû faire face à ce type de situation avec la sélection féminine qui demandait à être rémunérée à la même hauteur que ses homologues masculins.


Mais les matchs se profilant, les dirigeants ont dû réagir pour éviter les soucis avec les instances internationales. « Nous devons présenter une équipe lors des deux matchs internationaux pour éviter des millions d’amende et une éventuelle exclusion de l’équipe nationale pendant plusieurs années » , a déclaré Kim Hallberg, dirigeant de la Fédération locale, dans un communiqué officiel. Et c’est ainsi que Christoffer Haagh, gardien du Jægersborg Boldklub Futsal, s’est retrouvé à ramasser trois fois le ballon au fond de filets bien plus grands que ceux qu’il a l’habitude de voir en salle ou que Christian Offenberg, meilleur buteur du championnat danois de futsal, a dû se débrouiller sur le front de l’attaque avec bien plus d’espace à occuper qu’usuellement.

« Difficile de refuser une sélection en équipe de France de football »


Dirigés par John Jensen, champion d’Europe 1992 remplaçant au pied levé le sélectionneur Åge Hareide, solidaire de ses joueurs et refusant de coacher une équipe d’inconnus, les Danois n’ont pas été ridicules pour autant, mais la marche était forcément trop haute.
« Honnêtement, je n’aurais pas le niveau. » Kevin Ramirez
« Il y a trop de paramètres tactiques et physiques qu’un joueur de futsal ne maîtrise pas, assure Kevin Ramirez, défenseur de l’équipe de France de futsal. Aucun joueur amateur n’est prêt à intégrer la sélection nationale. Mais on pourrait compenser par énormément d’envie. » Forcément, si une situation comparable se produisait en France, lui comme ses coéquipiers de sélection rejoindraient Clairefontaine en courant. « Je demanderais même à Mbappé son numéro 10, vu que c’est aussi le mien au futsal, assure Abdessamad Mohammed, buteur gauche des Bleus et qui se dévouerait pour prendre le temps d'un match le costume de Nabil Fekir. J’accepterais comme si je rendais un service à la Fédération. Ça serait du gagnant-gagnant, puisque ça ferait aussi une belle promotion pour ce sport en quête de médiatisation qu’est le futsal. »

Souheil Mouhoudine


Entre football à onze et futsal, des passerelles existent. Surtout dans un sens, puisque la plupart ont poussé les portes de la salle après avoir été formés sur gazon. Se consacrant uniquement au futsal depuis neuf ans et étant un des premiers joueurs français à vivre de son sport, Kevin Ramirez a lui joué deux saisons en pro à Estepona en D3 espagnole. Formé avec Jordan Ferri et Rachid Ghezzal, Sid Belhaj a lui touché du doigt un contrat avec l’Olympique lyonnais, mais a stoppé net sa progression à cause d’un problème médical. « Je me suis orienté vers le futsal parce que j’avais raté le wagon, raconte-t-il. Je me suis dit que je pouvais prendre plus de plaisir ailleurs. Finalement, j’ai trouvé le futsal et j’ai eu envie de m’investir pour faire de la compétition, jusqu’à devenir aujourd’hui international. »

Pas pire que des footballeurs en salle


Un background qui leur apporterait donc les bases pour assurer le service minimum, même s’il serait largué au niveau de l’endurance. « Il y a tout un travail athlétique à faire pour être performant sur un terrain de foot, assure Abdessamad Mohammed. Ceci dit, avec les exemples de Ben Yedder et El-Arabi, je pense que c’est plus facile pour un joueur de futsal de passer au foot à onze que l’inverse. On a déjà eu pas mal de joueurs de CFA ou de National qui sont venus s’entraîner avec nous en salle, ils étaient déboussolés. »
« C’est un sport différent : il faut être en constante réflexion, jouer avec la semelle et avoir une vitesse de passe très élevée... » Sid Belhaj
Souheil Mouhoudine, ailier de l’équipe de France, ne dit pas autre chose : « Nous, c’est 80% dans la tête pour tout ce qui est tactique et déplacements. » La preuve irréfutable de la difficulté de switcher du foot à onze au futsal est donnée par Kevin Ramirez, qui a pu se mesurer à des pointures à l’occasion d’un tournoi en Inde. « Il y avait Ronaldinho, Salgado, Cafu, Iniesta, Kaká... Ils étaient perdus. Dans mon équipe, j’étais avec Giggs et il me disait que c’était vraiment une autre discipline qui n’avait rien à voir avec le football. »


Mais pour ces joueurs internationaux, qui évoluent aujourd’hui tous à ACCES, club de D1 basé à Villeneuve-la-Garenne, c’est plus le lien entre les différentes équipes de France regroupées au sein de la FFF qui les rend proches des récents champions du monde. « On se croise de loin lors des stages avec l’équipe de France, témoigne Abdessamad. Ils sont gentils, mais leur programme ne laisse pas trop de place à l’échange. »
« Après un sacre de champion du monde, vu qu’on appartient à la même Fédération, ça ne peut faire que du bien. » Kevin Ramirez
Pourtant, le titre glané par les A du foot en juin dernier pourrait bénéficier à leur discipline. Économiquement d’abord, puisque les recettes engrangées après la compétition russe devraient permettre d’accélérer le plan de développement promis par Noël Le Graët. Mais aussi en matière d’image et de confiance. « J’ai vécu ce titre de champion du monde comme un membre de cette famille, de cette Fédération, avoue Sid Belhaj. Quand on gagnait, j’avais un vrai sentiment de fierté, plus que d’habitude. Finalement on ne pratique pas le même sport, mais on a le même survêt... » « Moi, je l’ai vécu comme si j’étais dans le groupe France, continue Souheil Mouhoudine. On porte le même maillot, on se réunit tous à Clairefontaine, on a des points communs de défense et de solidarité dans nos deux équipes. Tout ça nous lie à eux. » Et c’est toujours ça de gagné s’il faut un jour les suppléer à la va-vite pour un match au Stade de France.

Kevin Ramirez (à gauche) et ses potes de la salle

Par Mathieu Rollinger Tous propos recueillis par MR sauf mention.
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