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  2. // Antoine Griezmann : champion du monde

« Avant de me lancer dans ce documentaire, je n'étais pas fan de Griezmann »

Netflix a semble-t-il décidé de mettre la main sur le football. Après l'excellent Sunderland 'Til I Die, la plateforme s'attaque désormais au happy soccer. Et avec la figure d'Antoine Griezmann, le champion du monde. Il y a toutefois aussi la volonté de réhabiliter celui qui se sent, si ce n'est mal-aimé, au moins mésestimé en France. Bref de raconter une histoire plus sombre que le visage enfantin de son héros. Entretien avec Alex Dell, réalisateur du documentaire Antoine Griezmann : champion du monde, disponible sur Netflix dès aujourd'hui, soit le jour où l'attaquant de l'Atlético de Madrid fête ses 28 ans.

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Beaucoup de choses ont été écrites, dites ou filmées sur Antoine Griezmann, qui est bien sûr l'un des héros de la dernière Coupe du monde. Était-il encore possible de dire quelque chose de neuf sur lui ?
Tout d'abord, je voulais raconter l'histoire d'un joueur qui n'aurait jamais dû atteindre ce niveau-là.
« Il reste encore ce sentiment que pour pouvoir l'apprécier, il faut en être, être un véritable aficionado, un amoureux authentique du jeu, alors que n'importe qui peut être ébahi devant les exploits de Kylian Mbappé. »
Il n'était pas programmé pour un tel parcours, contrairement à d'autres qui puaient le talent dès le départ. Il ne devait pas devenir un crack, rien ne l'y prédisposait. Il faut comprendre ce parcours tortueux, ce chemin fait d'un travail constant et jalonné de sacrifices personnels. La Coupe du monde est largement SA Coupe du monde. Mais il reste encore ce sentiment que pour pouvoir l'apprécier, il faut en être, être un véritable aficionado, un amoureux authentique du jeu, alors que n'importe qui peut être ébahi devant les exploits de Kylian Mbappé.


C'est donc si dur d'aimer Antoine Griezmann ?
Avant de me lancer dans ce documentaire, je n'étais pas particulièrement fan de lui. J'ai appris à aimer le bonhomme en le rencontrant et en l'interviewant. Comme je viens de l'expliquer, c'est un joueur pour spécialiste. Quelqu'un qui maîtrise son jeu comme peu savent le faire, qui fonctionne à l'efficacité. Kylian Mbappé commet encore beaucoup d'erreurs qu'il efface avec des gestes venus d'ailleurs. Comment ignorer, ne pas se rendre compte, du rôle essentiel ou décisif d'Antoine Griezmann lors de la Coupe du monde ? Et tu as l'impression qu'il ne reste en tête que les exploits de Mbappé contre l'Argentine.

En fait, il s'agissait pour vous d'expliquer qu'on peut aimer le meilleur élève de la classe ?
Peut-être. J'ai voulu révéler un footballeur moins spectaculaire, et pourtant tellement technique, que d'autres, dont l'histoire humaine est unique. Finalement, le jeu de l'Atlético le résume bien, lui convient parfaitement. C'est le foot qu'il aime. On le voit dans le vestiaire après la demi-finale contre la Belgique, quand il s'exclame que c'est « les victoires qu'il aime » . Dans la difficulté, dans la douleur, en s'arrachant. C'est terrible parce que cela masque parfois son immense talent, il suffit de revoir ses vidéos en Liga pour le réaliser.

Justement, puisque vous parlez de l'Espagne, Antoine Griezmann ne paie-t-il pas auprès des Français son éloignement, sa carrière entièrement construite, dès son plus jeune âge, là-bas ?
Son départ en Espagne a été très douloureux.
« Le regard porté sur lui me rappelle le cas de Tony Parker. Forcément, si tu n'exerces pas ton art à domicile, il y a un petit décalage qui se produit. »
Il était très famille. La séparation l'a marqué. Un nouvel Antoine se créait aussi en Espagne. Le lien s'est toujours maintenu avec la France, mais sa carrière de l'autre coté des Pyrénées a affecté son image chez nous, l'a distancié. Le regard porté sur lui me rappelle le cas de Tony Parker. Forcément, si tu n'exerces pas ton art à domicile, il y a un petit décalage qui se produit.

Didier Deschamps l'apprécie énormément, et l'a encore défendu récemment...
Oui, c'est évident, il doit s'y reconnaître ou du moins reconnaître les qualités qu'il recherche chez un joueur : le goût de l'effort, le sens du collectif et la priorité accordée à la victoire. Il sait aussi l'influence qu'Antoine Griezmann a dans le vestiaire des Bleus, ce que l'on perçoit clairement dans certaines images fournies par la fédé. Une fois encore, tout le monde a retenu Pogba, alors qu'Antoine Griezmann aussi a pesé fortement sur le mental et le déroulé de la compétition. Et le sélectionneur national consulte Antoine Griezmann sur ses choix, y compris tactiques. Cela dit, la véritable filiation que l'on sent chez Antoine Griezmann, c'est El Cholo, Diego Simone. Il est convaincu que c'est lui qui l'a rendu aussi fort. Quelque part, il est le même à l'Atlético et en équipe de France, il s'y comporte de la même manière, avec le même état d'esprit.

Quel a été le moment qui vous a le plus marqué lors de la réalisation du documentaire ?
Quand il craque en regardant les dernières secondes de la finale et la joie qui suit. Il doit se souvenir de la pente qu'il a dû gravir. Tout lui revient. Le gamin dont personne ne veut en France et qui doit s'exiler à mille kilomètres de ses parents, de ses frère et sœur, alors qu'il était très famille. Et donc au bout, la consécration dont rêvent tous ceux qui tapent dans un ballon.

Propos recueillis par Nicolas Kssis-Martov
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