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Alessio Cerci défie la Juventus

Dimanche, c’est le derby de Turin entre la Juventus et le Torino. Le Toro mise énormément sur son homme fort du début de saison, Alession Cerci, co-meilleur buteur de Serie A, qui a un compte en suspens avec la Vieille Dame.

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Depuis le début de la saison, Alessio Cerci est sur un petit nuage. Cinq journées de championnat, cinq buts pour l’attaquant, qui mène le classement des buteurs en compagnie de Pepito Rossi. Le Torino est même Cerci-dépendant : la seule fois où il n’a pas planté, sur la pelouse de l’Atalanta, son équipe s’est inclinée. Et c’est pour le moment la seule défaite en date du Torino, qui occupe actuellement une jolie septième place, à égalité avec Livourne. C’est dans cette position intéressante que le Toro vient rendre visite à sa cousine détestée, la Juventus. Un sacré tabou pour le club granata, qui n’a plus battu la Juve depuis avril 1995, et un succès 2-1 grâce à un doublé de Ruggiero Rizzitelli. Depuis, le bilan fait très mal à l’orgueil : 10 défaites et 4 nuls. Pire, encore, le Torino n’a plus marqué le moindre but lors du derby depuis le 24 février 2002, et un but de l’ami Benoit Cauet. 730 minutes de disette, c’est évidemment la plus longue abstinence de l’histoire d’un club qui, pendant de longues années, avait dominé l’Italie. Voilà pourquoi, aujourd’hui plus que jamais, les tifosi remettent leurs espoirs sur Alession Cerci. Un joueur imprévisible, décisif et qui, en plus de tout ça, a un vieux compte à régler avec la Juventus.

Carton rouge et bouc émissaire

Nous sommes le 17 mars 2012. Alessio Cerci ne joue pas au Torino, mais à la Fiorentina, où il a signé en juillet 2010 pour 4 millions d’euros en provenance de la Roma, son club formateur. C’est un match très important. La Fiorentina est au bord de la zone de relégation, et la Juve est au coude à coude avec le Milan AC dans la lutte pour le Scudetto. Après 15 minutes de jeu, Vučinić ouvre le score pour les visiteurs. Mais la Fiorentina est dans le match. Jusqu’à la 21e minute. Loin du ballon et d l’action, Cerci met un coup de savate à De Ceglie. Le juge de ligne a tout vu, et en informe l’arbitre. La sanction est immédiate : carton rouge. L’expulsion tue virtuellement le match, la Juve déroule et s’impose 5-0. Cerci devient le bouc émissaire, le symbole de la déchéance d’une Fiorentina qui s’en sortira finalement à quelques journées du terme. Les tifosi, qui avaient déjà eu du mal à l’adopter à cause de son passé à la Roma et à Pisa (deux clubs rivaux), ne lui pardonneront jamais cet écart face au rival honni, et ce malgré un but décisif inscrit sur la pelouse de Lecce lors de l’avant-dernière journée. Cette expulsion contre la Juve va hanter le joueur, et c’est peut-être pour cela que lors de l’été 2012, il décide de rebondir au Torino.

D’autant que quelques mois plus tard, il révèlera dans une interview à Tuttosport qu’il a également été pisté… par la Juve. À Turin, Cerci retrouve un coach qu’il connaît bien, Giampiero Ventura, celui qui l’avait fait énormément progresser à Pise, lorsque Cerci n’était qu’un gamin de 19 ans. Car c’est bien là l’un des problèmes majeurs du joueur : son vilain caractère a souvent eu une influence néfaste sur sa progression, et ses entraîneurs ont souvent été en difficulté face à lui. Car il ne faut pas oublier qu’au début de sa carrière, lorsqu’il évolue avec le maillot de la Roma Primavera (champion d’Italie Primavera 2005), on le compare déjà à Totti. Il n’évolue pas encore sur l’aile droite, mais presque au même poste que le Capitano, et les comparaisons vont bon train. Sauf que Totti a toujours été un bosseur, alors que Cerci, n’ayons pas peur de le dire, était un branleur. Du coup, il a été prêté, d’abord à Pise, puis à l’Atalanta. De retour à Rome, Ranieri lui donne un peu de temps de jeu, mais se rend vote compte que Cerci n’est pas assez mature. D’où la cession à la Fiorentina puis, aujourd’hui, au Torino.

En duo avec Immobile


Le Torino, donc. C’est là que Cerci va enfin devenir adulte. Giampiero Ventura sait comment lui parler, comment le faire évoluer. Lors de sa première saison là-bas, l’ailier dispute 35 matchs et plante 8 pions. Il n’en faut pas plus pour convaincre Cesare Prandelli de le convoquer en équipe d’Italie. Six apparitions pour lui avec le maillot azzurro entre mars et août 2013. Et, forcément, l’envie de faire une énorme saison 2013/14 pour aller au Brésil. Pour ce, Cerci voudrait frapper un grand coup. Et si ce gros coup, c’était d’arrêter enfin la Juventus et de chasser les fantômes de ce carton rouge ? Car depuis ce jour maudit, Cerci a affronté la Juventus à deux reprises, s’est incliné deux fois (3-0 et 2-0), et n’a pas hésité à dire ses quatre vérités au club bianconero au terme de la deuxième confrontation, remportée in extremis par les joueurs d’Antonio Conte, alors qu’un pénalty n’avait pas été concédé au Toro.

« À l’évidence, ils ont une force politique et chaque demi-faute est sifflée en leur faveur, alors que la Juve n’a pas besoin de faveurs arbitrales, elle est déjà forte comme ça. Chiellini, par exemple, il fait toujours faute avant le départ du ballon, mais l’arbitre ne siffle jamais. Moi, je parle rarement parce que je suis trop sincère, mais ça, ce sont des injustices qui, au final, pèsent beaucoup. Regardez le pénalty… C’est un scandale. Il y a un arbitre, un juge de ligne et un assistant qui n’ont rien vu. Ce genre d’épisodes te font réfléchir, ce n’est pas possible de ne pas voir un pénalty comme celui-là » avait-il déclaré. Ce soir, Cerci aura à ses côtés un autre joueur qui connaît bien la Vieille Dame : Ciro Immobile, formé à la Juve mais en qui le club piémontais n’a jamais vraiment cru. L’ancien du Genoa n’a pas encore marqué le moindre but en championnat avec le maillot granata. La Juve va devoir faire gaffe : il n’y a rien de plus dangereux que deux joueurs revanchards.

Par Eric Maggiori
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