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Alain Traoré : « Il fallait que je m'éloigne de la France »

À 29 ans, Alain Traoré a choisi de donner une orientation assez inattendue à sa carrière, en s’engageant pour la Renaissance sportive de Berkane, au Maroc. L’ancien milieu offensif d’Auxerre, Brest, Lorient et Monaco, passé également par la Turquie et le Qatar, n’écarte pas la possibilité de revenir un jour en France. Où évolue son frère cadet, Bertrand, qui entame sa seconde saison à Lyon, et dont il suit de très près l’évolution.

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On ne vous attendait pas forcément au Maroc, après votre départ d’Al Markhiya, au Qatar, début mars...
J’avais eu des propositions de clubs turcs, mais je ne voulais pas y retourner. Il y a aussi eu le Red Star, mais je ne pouvais pas accepter la proposition. Et puis, Berkane m’a contacté. J’ai eu le président du club, M. El Hajoui. Mon frère aîné est parti trois jours sur place pour se faire une idée, visiter la ville, les installations, discuter du contrat.
« Il y a aussi eu le Red Star, mais je ne pouvais pas accepter la proposition. »
J’étais intéressé, mais je voulais en savoir plus. Je suis père de famille, j’ai un fils de 3 ans, je ne peux donc pas faire n’importe quoi. Mon frère est revenu avec de bonnes impressions. Au niveau salarial, c’est intéressant, même si c’est moins que ce que je gagnais en France. Le club de Berkane, qui a été dirigé pendant plusieurs années par l’actuel président de la Fédération marocaine (Fouzi Lekjaa, N.D.L.R.), est ambitieux. Il se structure, puisqu'un nouveau centre d’entraînement sera disponible en novembre. Et ils veulent gagner des titres.

Avez-vous pris des informations avant de signer ?
Oui. J’ai un compatriote, Issoufou Dayo, que je côtoie en sélection, qui joue à Berkane. J’ai aussi appelé Hervé Renard, le sélectionneur du Maroc. Il m’a dit que je pouvais venir sans crainte. Pour le moment, ça se passe bien : j’ai joué mon premier match en Coupe de la CAF, à Al-Hilal (Soudan). On a gagné 2-0, j’ai marqué. Et le 25 août, j’ai disputé ma première rencontre en championnat face à Oujda (1-1).

Pas de regrets, donc ?
Non, non... J’ai été très bien accueilli par les joueurs, le staff, les supporters. Le championnat m’a l’air d’être d’un bon niveau. Le Maroc dispose aussi de très beaux stades. Et puis, pour un Africain, c’est quelque chose de spécial de vivre une telle expérience. Je suis arrivé très jeune en Europe, et là, je dispute des matchs de Coupe de la CAF. On va participer aux quarts de finale. Franchement, je pense que c’est une belle expérience à vivre.


Pourquoi avez-vous quitté le Qatar ?
L’hiver dernier, une nouvelle direction est arrivée. On m’a demandé de diminuer mon salaire. J’ai refusé. Il me restait environ quinze mois de contrat. Je ne voulais pas aller au clash. On m’a payé trois mois de salaire, et je suis parti. Je suis revenu en France et je me suis entraîné avec l’équipe réserve à Lyon.

Le Qatar, c’était davantage un choix financier que sportif...
Oui. Le niveau n’est pas très élevé. Dans les stades, il y a les dirigeants, les journalistes, quelques spectateurs, les stadiers, et c’est à peu près tout. On sait pourquoi on y va.
« Au Qatar, le niveau n’est pas très élevé. Dans les stades, il y a les dirigeants, les journalistes, quelques spectateurs, les stadiers, et c’est à peu près tout. On sait pourquoi on y va. »
Ils essaient de relever le niveau en faisant venir un maximum de bons joueurs étrangers. Les joueurs qatariens n’ont pas vraiment reçu de formation. Ils deviennent très vite professionnels sans forcément avoir toutes les bases. Et puis, ils savent qu’ils trouveront toujours un club. Sinon, la vie est plutôt agréable au Qatar. Il faut avoir des moyens, car tout est assez cher. Les clubs respectent les contrats. Tu es toujours payé. Les salaires peuvent tomber le 5, le 10 ou le 20 de chaque mois. Parfois, tu ne touches rien pendant deux mois, mais c’est toujours régularisé.

Ce n’est pas comme en Turquie, que vous avez quittée justement à cause des problèmes administratifs récurrents...
J’avais rejoint la Turquie alors que j’avais une bonne offre du Maccabi Haïfa, en Israël. À Kayserispor, il y avait d’anciens joueurs de Ligue 1, comme Ali Ahamada, Samba Sow, Jean-Armel Kana-Biyik, etc. Sportivement, c’était intéressant. Le championnat turc est d’un bon niveau, il y a de l’ambiance dans les stades, c’est un vrai pays de foot. Mais le problème, qui concerne tous les clubs et tous les joueurs, c’est le paiement des salaires. Tu ne sais jamais quand tu vas être payé. Et si l’intégralité de ton salaire va être versé. Moi, j’arrivais de France, j’avais l’habitude que tout soit carré. En Turquie, il faut apprendre à s’organiser. Car si rien ne rentre pendant un ou deux mois, il faut quand même payer les charges, les emprunts, etc. Et finalement, tu ne vis pas sereinement, tu n’es pas complètement concentré sur ton métier, car il faut aller réclamer ton argent aux dirigeants. Au bout d’un moment, c’est usant.

Pourquoi aviez-vous décidé de quitter la France ?
Il fallait que je m’éloigne. J’avais vécu une dernière expérience difficile à Lorient, quand Sylvain Ripoll est devenu numéro 1.


C’est-à-dire ?
Il m’a écarté et je n’ai jamais su pourquoi. D’ailleurs, un jour, j’aimerais bien avoir une discussion avec lui, pour comprendre.
« Sylvain Ripoll ne m’a fait aucun cadeau. On m’a dit que c’était parce que j’étais considéré comme un enfant de Gourcuff... »
Quand il était l’adjoint de Christian Gourcuff, j’avais de bonnes relations avec lui. On discutait, on échangeait, tout se passait bien. Et quand il a succédé à Gourcuff, il ne me faisait plus jouer. Il ne m’a fait aucun cadeau. On m’a dit que c’était parce que j’étais considéré comme un enfant de Gourcuff... Et puis, j’ai eu ce prêt à Monaco qui n’a pas fonctionné, les blessures, tout ça... Il fallait que j’aille voir ailleurs.

La nature ayant horreur du vide, votre frère cadet, Bertrand, a débarqué en Ligue 1, à Lyon, en 2017. Qu’avez-vous pensé de sa première saison ?
Elle est positive. Il a inscrit 18 buts, dont 13 en championnat, délivré 6 passes décisives. Et il a commencé la nouvelle avec deux buts. Lyon est une équipe qui lui convient très bien. Le club fait confiance aux jeunes, le jeu pratiqué est offensif... C’est ce qu’il fallait à Bertrand pour progresser, et je pense qu’il va encore progresser cette saison, avec la Ligue des champions...

Son passage à l’Ajax Amsterdam (2016-2017) lui a fait beaucoup de bien...
Oui, car il est arrivé dans un club dont on connaît la philosophie de jeu. Et cela lui convenait très bien. De plus, il connaissait bien le championnat des Pays-Bas, puisque Chelsea l’avait prêté deux saisons au Vitesse Arnhem (2013 à 2015). Cela s’était bien passé. À son retour de prêt de l’Ajax, on savait que ce serait compliqué pour lui à Chelsea. C’est pour cela qu’il était mieux pour lui de partir à Lyon.

Avec votre frère, vous allez affronter la Mauritanie à Nouakchott le 8 septembre en qualifications pour la CAN 2019. Le Burkina Faso fait désormais partie des très bonnes sélections africaines, dont vous êtes un des cadres...
On espère se qualifier. Depuis 2010, nous n’avons manqué aucune phase finale, on a atteint la finale en 2013 et terminé à la troisième place en 2017. On essaiera de faire mieux au Cameroun. En ce qui me concerne, je ne sais pas jusqu’à quand je continuerai à jouer pour les Étalons.
« Ce sera peut-être la génération de Bertrand qui jouera une phase finale de Coupe du monde. »
Je vieillis, les jeunes poussent derrière. J’ai 29 ans, je sais que j’ai encore quelques années devant moi, mais je ne suis plus tout jeune. Il y a les matchs avec le club, les déplacements, les stages... J’aimerais participer à la Coupe du monde, mais c’est dans quatre ans. On aurait pu aller au Brésil en 2014 et en Russie cette année. À cause d’un arbitrage bizarre contre l’Algérie (3-2, 0-1) il y a cinq ans, puis en raison de la décision de la FIFA de faire rejouer Afrique du Sud-Sénégal (2-1, puis 0-2) près d’un an après le premier match – du jamais-vu ! –, cela n’a pas été possible. Ce sera peut-être la génération de Bertrand qui jouera une phase finale...

Propos recueillis par Alexis Billebault
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