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Ajorque : « Je signerais pour faire la même carrière qu'Hoarau »

Auteur d'un exercice canon l'an dernier avec Clermont à l'échelon inférieur, le colosse réunionnais Ludovic Ajorque découvre cette saison la Ligue 1 du côté de la Meinau. Entretien, entre racines et ambitions, avec un gratte-ciel qui compte bien faire de l'ombre à la cathédrale de Strasbourg.

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Tu es né à La Réunion, tu y es resté longtemps avant de débarquer en métropole ?
Je suis arrivé à Angers entre 17 et 18 ans, en janvier 2012. J'ai fait toute ma jeunesse à La Réunion, toute ma famille vient de là-bas. Je n'avais rien connu d'autre avant ça, j'étais au pôle Espoirs de La Réunion.

Comment tu décrirais ton enfance et ton adolescence sur l'île ?
C'était bien, je n'ai jamais manqué de rien avec mes parents, j'ai eu une enfance heureuse. Je me suis mis au football très tôt, car mon père (Jean-Noël, N.D.L.R.) était footballeur, il est passé par Lens avant de rentrer et de faire sa petite carrière à La Réunion.


Ce n'est pas trop bouché, dans le foot, quand on vient de là-bas ?
« Il ne faut pas se mentir, à La Réunion, malheureusement, il n'y a pas beaucoup de possibilités de venir en métropole. »
Quand j'étais petit, je suivais mon père tous les week-ends, et je savais que je voulais faire du foot. Mais il ne faut pas se mentir, à La Réunion, malheureusement il n'y a pas beaucoup de possibilités de venir en métropole, c'est compliqué, même s'il y a beaucoup de talents. Mais je voulais faire ce métier-là, je voulais jouer au plus haut niveau. Je regardais tout le temps les matchs à la télé, et je m'y voyais. J'ai tout fait pour être à la place où je suis aujourd'hui.

Tu es né quasiment dix ans jour pour jour après l'un de tes illustres prédécesseurs, Guillaume Hoarau. Comme lui, tu es grand, tu es numéro 9, et tu as fait tes armes en Ligue 2 avant de goûter à l’élite. Tu t’identifies à lui ?
Je ne savais pas ! À La Réunion, on suit toujours les joueurs qui viennent de chez nous. Guillaume Hoarau, j'ai le même profil que lui, lui aussi est arrivé sur le tard en métropole, il a explosé au Havre, pour moi c'était l'exemple à suivre. Ce qu'il fait, c'est incroyable, et je signerais tout de suite pour faire la même carrière que lui. Il y avait Dimitri Payet qu'on suivait aussi beaucoup, même si ce n'est pas le même poste. C'étaient et ce sont toujours des modèles, parce qu'ils sont encore très bons en ce moment. Là-bas, chaque week-end dans la presse, il y a toujours un article sur les joueurs réunionnais qui sont en métropole : qui a joué, qui a marqué... Quand j'étais là-bas, la première chose que je voyais dans les journaux, c'étaient Guillaume Hoarau, Payet, Abriel, Florent Sinama-Pongolle...


Ça doit être une sacrée fierté quand un Réunionnais est appelé en équipe de France...
C'est une très grande fierté. Payet, c'est dommage qu'il n'ait pas pu aller au Mondial, mais pour l'Euro, il y avait eu un énorme engouement pour lui à La Réunion. Tout le monde suivait l'équipe de France pour Dimitri Payet. On voulait tous qu'il joue et qu'il marque, ça représente notre petite île à nous.



Tu retournes souvent chez toi ?
Oui, en mai-juin à chaque fin de saison.

Comment s'est passé ton départ de l'île ?
Je suis venu en essai à Nantes, mais ça a mis un peu de temps, du coup j'ai fait un ou deux jours à Angers et j'ai signé directement. C'était en U19, et ça a été assez rapide : j'ai marqué quelques buts, j'ai signé mon contrat stagiaire puis pro, à 20 ans.


Tu n'as pas eu trop de mal à t'acclimater à la métropole ?
À l'époque à Angers, il n'y avait pas de centre de formation, handball et foot étaient mélangés, et il y avait un handballeur réunionnais, Yvan Tavel. Du coup, on était souvent ensemble et on s'aidait beaucoup.

C'est en National qu'a réellement débuté ta carrière.
« Le SCO montait en Ligue 1, j'ai compris que je n'aurais pas ma chance et qu'il fallait partir pour démarrer. »
Oui, six mois après mon contrat pro, Angers m'a prêté au Poiré-sur-Vie, ça n'a pas été une très bonne expérience pour moi parce que j'étais blessé. Ensuite, j'ai été envoyé à Luçon, où ça a très bien marché, j'ai réalisé une assez bonne saison (32 matchs, 9 buts, N.D.L.R.). À partir de là, j'ai résilié mon contrat avec Angers pour partir à Clermont et découvrir le monde professionnel. Le SCO montait en Ligue 1, j'ai compris que je n'aurais pas ma chance et qu'il fallait partir pour démarrer.

Et c'est à Gabriel-Montpied que tu t'es forgé...
J'ai fait mes gammes à Clermont, je les remercie encore pour ça, car ça m'a permis d'être où j'en suis aujourd'hui. Ça a vraiment été un club tremplin. La première année, c'était un peu compliqué, car j'ai eu une blessure au pied, même si j'ai quand même fait une vingtaine de matchs. C'est l'an dernier qu'on a fait une très bonne saison collectivement, et individuellement j'ai pu marquer des buts (14, N.D.L.R.).




Vous avez failli accrocher les play-offs. Pas mal pour un club qui n'a jamais connu l'élite.
C'était l'objectif, parce qu'on était bien placés, on rate les barrages de peu. Mais ça reste une bonne saison, il ne faut pas oublier que Clermont était l'avant-dernier budget de Ligue 2, c'était exceptionnel. On voulait écrire l'histoire, et pourquoi pas amener le club en Ligue 1, mais malheureusement on n'a pas pu le faire. J'espère qu'ils réussiront bientôt, pourquoi pas cette année. J'ai encore des amis là-bas, on parle encore avec certains joueurs.

Après ta saison à 14 pions, tu as reçu plusieurs offres ?
« J'espère faire partie des joueurs qui ramèneront le Racing le plus haut possible. »
J'ai eu plusieurs contacts, mais dès que Strasbourg est arrivé, je n'ai pas hésité. C'est un club historique, qui est en train de retrouver sa grandeur. J'espère faire partie des joueurs qui ramèneront le Racing le plus haut possible. Pour l'instant, on se concentre sur le maintien, c'est le plus important.


On parle souvent de l'ambiance de la Meinau. C'est légitime pour toi ?
C'est vraiment un public magnifique, qui te porte. J'avais joué en National et Ligue 2 contre eux, c'était déjà plein, et jouer ici en Ligue 1, c'est énorme. On a fait deux matchs, tous quasiment à guichets fermés, samedi ça risque de l'être aussi. Il n'y a pas beaucoup de clubs de Ligue 1 qui peuvent se vanter de ça.


Tu as inscrit ton premier but dans l'élite à la Meinau face au FCN, quelques années après un essai infructueux. Est-ce que tu vois ça comme une revanche ?
Non, je n'ai pas du tout pensé à ça ! (Rires.) Je voulais marquer rapidement en Ligue 1 pour aider l'équipe, malheureusement on n'a pas pu gagner ce soir-là. J'étais heureux sur le moment, mais je n'y pensais plus beaucoup à la fin du match, c'était plus de la tristesse.

En voyant débarquer ton mètre 97, les défenseurs adverses ne doivent pas te laisser beaucoup de répit.
Ça, il faut leur demander ! En tout cas, la Ligue 1, c'est autre chose : les défenseurs sont plus rugueux, ils vont plus vite.



Tu as découvert une nouvelle région et une nouvelle ville. Tu as eu le temps de te balader ?
J'avoue que je n'ai pas trop eu le temps de sortir pour l'instant. J'ai vu la cathédrale, c'est le principal. (Rires.) C'est une grosse ville. Clermont, c'était beau, mais ici c'est plus grand. On a tout pour s'y plaire, tant le club que la ville.

Sportivement, le début de saison est un peu compliqué, avec seulement cinq points et une 16e place au classement.
« On n'a que cinq points, ce n'est pas suffisant, mais ça pourrait être pire. »
On a eu des matchs face à de belles équipes, certains nous voyaient sans doute avec moins de points que ça. On n'a que cinq points, ce n'est pas suffisant, mais ça pourrait être pire. À nous de prendre les trois points ce week-end pour remonter au classement.


De ton côté, tu t'es fixé un objectif de buts ?
Ça, je vais le garder pour moi ! Je découvre la Ligue 1, je suis venu ici pour gratter le plus de temps de jeu possible. Je sais qu'il y a de la concurrence, mais ça ne va pas m'empêcher de travailler tous les jours pour avoir ma place le week-end, et marquer le plus possible.

Propos recueillis par Jérémie Baron
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