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  1. // Coupe du monde – Groupe D – Costa Rica/Angleterre

Ah Ticos Ticos Ticos !

C'est l'une des très belles surprises de ce début de tournoi : le Costa Rica et son effectif de sans grade, avec pour seule tête de gondole le succulent Joel Campbell, transfiguré depuis l'époque où il évoluait timidement sous les couleurs de Lorient. Leur magnifique parcours dans le groupe D – dit « de la mort » – constitue un exploit mais ce n'est pas une première : il y a 24 ans déjà lors du Mondial italien, les Ticos avaient surpris leur monde en se hissant une première fois jusqu'en 8e de finale. Souvenirs.

11 juin 1990 au stade Luigi Ferraris de Gênes, le Costa Rica et l'Écosse s'affrontent pour l'entrée en lice des deux sélections dans cette Coupe du monde. Trois jours avant, le tournoi avait débuté d'emblée avec une énorme surprise : le tenant du titre argentin battu en ouverture à San Siro par le Cameroun 1-0. L'Écosse est donc aux aguets : pas question de sous-estimer la moindre équipe, pas même la plus modeste. Car c'est ce dont il est en théorie question s'agissant de qualifier la sélection costaricaine, qui n'avait jusqu'alors jamais disputé la compétition et qui s'était qualifiée pour le Mondial surtout en raison de la disqualification du Mexique dans la zone Concacaf (une sanction due au « Cachirulazo » , un retentissant scandale qui avait touché la sélection U20 avec des joueurs plus âgés retenus). La préparation est en plus agitée, avec le sélectionneur Marvin Rodríguez licencié deux mois avant le départ pour l'Italie. Il est remplacé par ce drôle d'oiseau qu'est Bora Milutinović, lequel décide de se passer de quelques cadres de la sélection et d'emmener 22 hommes en mission commando, dont quelques bizuts. Les matchs d'avant le tournoi sont catastrophiques et tous les observateurs s'attendent à un score fleuve en faveur des Écossais, d'autant que ces derniers font figure d'épouvantails de la compétition. Ils comptent quelques excellents joueurs du moment, parmi lesquels le gardien édenté de MU Jim Leighton, Gary Gillepsie, le capitaine Roy Aitken, Richard Gough, Ally McCoist, Alex McLeish, Gary Gillepsie ou Gordon Durie.

« Nous avions soif de reconnaissance »

Mais après une première période sans but – un avant-goût de ce qui attend les spectateurs italiens jusqu'à la finale… – c'est le Costaricain Juan Arnoldo Cayasso, anonyme joueur de Saprissa au pays, qui parvient à tromper Jim Leighton dès le retour des vestiaires, se trouvant à la conclusion d'une belle action collective. Il reste alors 40 minutes à tenir et les Écossais vont faire le siège des buts de Luis Gabelo Conejo, sans parvenir une seule fois à tromper sa vigilance. À la surprise générale, le Costa Rica s'impose 1-0. Exploit sans lendemain ? Non, car les Ticos tiennent tête au Brésil dans le deuxième match en ne s'inclinant que 0-1, avant d'aller chercher la qualification dans le troisième en prenant la mesure de la Suède, 2-1. Les Scandinaves, comme les Écossais avant eux, étaient pourtant les favoris logiques de cette confrontation, avec dans leurs rangs des mecs du calibre de Thomas Ravelli, Roland Nilsson, Glenn Hysen, Johnny Ektröm, Tomas Brölin, Klas Ingesson, and co. En face, c'est l'inconnu Hernan Medford, sorti du banc quelques minutes plus tard par Bora, qui assure définitivement la qualif' aux siens en inscrivant le deuxième but synonyme de victoire en fin de match. « La presse était bluffée par ce que la sélection était en train de réaliser, s'est rappelé Luis Conejo, le gardien, au cours d'une interview réalisée il y a quelque temps. Tout le monde pensait que nous étions mauvais et mal organisés, mais nous avions soif de reconnaissance. Nous avons réussi l'exploit de passer la phase de poules et j'ai eu la satisfaction d'être désigné meilleur gardien de la compétition. C'est un véritable honneur en considérant la taille de notre pays et le fait que le football était un sport amateur chez nous. »

En maillot zébré devant le public de la Juve…

Au fil des matchs et des exploits, le public italien avait pris fait et cause pour ces Centro-Américains pleins d'audace et de bravoure. Ce fut particulièrement le cas lors du match face au Brésil, disputé au Stadio Delle Alpi de Turin. La raison : les Ticos jouaient devant les tifosis de la Juve avec leur maillot extérieur aux bandes verticales noires et blanches zébrées… Malin. Et voici donc la bande à Milutinović qualifiée surprise pour les 8es de finale de la Coupe du monde, avec une confrontation programmée le 23 juin à Bari face à la Tchécoslovaquie, qui dispute sans le savoir son dernier tournoi international. Les Ticos s'imaginent bien créer un nouvel exploit, mais la marche s'avère cette fois bien trop haute. Trop naïfs, trop limités face à des adversaires techniquement supérieurs et plus expérimentés : Ivan Hašek, Ľubomír Moravčík, Michal Bílek, Luboš Kubík ou encore Tomáš Skuhravý, auteur d'un triplé ce jour-là pour une large victoire 4-1. Il faut dire que le Costa Rica est privé pour ce match de son talisman, le gardien Conejo, blessé et forfait. « Cela a toujours été un grand regret pour moi, reconnaît-il. C'est comme si j'avais passé des années à étudier et que j'avais dû rater la fête de remise des diplômes avec mes amis. Le jeu tchécoslovaque était principalement basé sur les ballons aériens et c'était justement mon point fort. Vous imaginez ma frustration, car c'est justement grâce à leurs centres qu'ils nous ont battus. » Adios los Ticos, qui ont eu le mérite d'égayer ce tristoune Mondial, même si leurs exploits sont moins restés dans l'histoire que ceux des Camerounais. La génération 2014, brillante vainqueur de l'Uruguay puis de l'Italie sont leurs héritiers.


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Par Régis Delanoë
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