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AEK Athènes, la résurrection de l’aigle bicéphale

Douze ans après sa dernière participation à la phase de groupes, l’AEK Athènes renoue avec la Ligue des champions. La renaissance se poursuit pour le champion de Grèce, passé de la troisième division au toit de l’Olympe en cinq saisons.

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« Un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. » Enfin, que les moins de douze ans, plutôt. Un temps où la Grèce est championne d’Europe en titre, où Rivaldo foule les pelouses hellènes, où la crise n’est qu’un lointain mirage. Nous sommes en 2006, et l’AEK Athènes entame sa campagne européenne à San Siro face à l'AC Milan de Kaká, Maldini et Inzaghi. Tous les feux sont au vert pour voir le club de la capitale disputer régulièrement les premières places domestiques aux géants que sont le Panathinaïkos et Olympiakos, et participer aux prestigieuses joutes européennes. Loin s’en faut. L’AEK va commencer une longue descente aux enfers, et il aura fallu attendre douze ans et deux tours de barrages pour revoir l’aigle bicéphale s’envoler.

En noir et jaune


L’histoire de l’AEK Athènes, c’est avant tout une histoire de souffrance et de mémoire. L’Union sportive de Constantinople (Athlitiki Enosi Konstantinoupoleos, AEK) voit le jour en avril 1924, fondée par un groupe de Grecs de l’Istanbul actuelle, deux ans après la Grande catastrophe. La guerre gréco-turque (1919-1923) a pour conséquence un échange de population qui conduit plus d’un million de Grecs installés en Turquie à migrer en Grèce, 500 000 musulmans à faire le chemin inverse. Pour ces Grecs «  rentrés au pays » , la fondation d’un club de sport constitue l’occasion de réunir les réfugiés autour d’activités sportives et culturelles. Ce sera l’AEK, en jaune et noir, représentée par l’Aigle bicéphale de l’Empire byzantin. En près d’un siècle d’existence, l’Enosis s’est imposée comme l’un des clubs les plus populaires et les plus titrés du pays. Non sans quelques descentes aux enfers.


Crise financière et salut nazi


Quand la Grèce entre officiellement en crise en 2009, le monde du football s’enfonce dans les difficultés économiques. Rapidement, les créances se multiplient, la dette se creuse et l’AEK se trouve à la veille de la saison 2012-2013 dans l’incapacité de payer ses joueurs. Une vingtaine de footballeurs quittent le navire, dont la star Eidur Guðjohnsen ou l’espoir Kostas Manolas. Le club se retrouve exclu de toutes compétitions européennes. L’effectif s’affaiblit et le club s’enfonce dans le royaume souterrain d’Hadès. Les mauvais résultats s’enchaînent, les supporters grondent, le spectre de la relégation plane. Et lorsque l’AEK s’arrache pour gagner un match, Giorgos Katidis célèbre son but en saluant la tribune d’un salut nazi. Face à des supporters marqués à gauche, dont la lutte antifasciste et l’accueil des réfugiés font partie de l’ADN, dans un pays apeuré par la montée de l’extrême droite et du parti néo-nazi Aube dorée, le geste est vivement condamné et l’image de l’AEK entachée. Le joueur est suspendu à vie par la Fédération, il ne portera plus jamais la tunique jaune et noir.


Un choc qui n’aura aucune conséquence sur le terrain, l’Enosis finit par être reléguée au terme d’une saison cauchemardesque, après un ultime hara-kiri. Dans le match pour le maintien face au Panthrakikos, son défenseur central Mavroudis Bougaidis trompe son propre gardien à l’approche du temps additionnel, alors que le score est de 0-0. Pas le temps d’engager, ça part : les supporters en colère descendent des tribunes, armés de barres de fer et de fumigènes. Les joueurs quittent la pelouse en courant, le match ne reprendra jamais, et l’AEK Athènes est reléguée en deuxième division pour la première fois de son histoire.


Vidéo

De la troisième division aux étoiles


Avec une dette s’élevant à 170 millions d’euros, le club prend la décision d’être relégué un échelon plus bas, en troisième division, en échange d’un effacement de son ardoise. Un choix douloureux qui permet néanmoins d’assainir les comptes et de repartir du bon pied. L’armateur et homme d’affaires Dimitris Melissanidis, président du club dans les années 1990, fait son retour à la tête de l’AEK, crée l’Union des amis de l’AEK – une association regroupant actionnaires et anciens joueurs, et promet la construction d’un stade flambant neuf. Sous la houlette du roc Traïanos Dellas, bourreau de la Tchéquie en demi-finales de l’Euro 2004, le club enchaîne deux montées en deux saisons, et retrouve l’élite en 2015. L’AEK signe son retour par une victoire en Coupe de Grèce, la quinzième de son histoire.


Gustavo Poyet, Temuri Ketsbaia, puis Manolo Jimenez participeront à redorer le blason de l’Enosis en hissant de nouveau le club aux premières places du championnat, jusqu’au titre de la saison dernière. Au terme d’une saison disputée, l’AEK Athènes termine championne de Grèce, vingt-quatre ans après son dernier sacre, mettant ainsi fin à l’hégémonie de l’Olympiakos. Malgré une intersaison agitée, qui a vu le coach Manolo Jimenez quitter le club –remplacé par Marinos Ouzinidis –, l’AEK semble armée pour tenir son rang et se réinstaller durablement au sommet. Et si son nouveau stade tarde à sortir de terre, l’aigle bicéphale ne demande qu’à survoler les pelouses étoilées.

Par Alexandros Kottis, à Athènes
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