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Adrien Rabiot, un homme pressé

A 18 ans, Adrien Rabiot est actuellement la caution formation d’un PSG blindé comme jamais. Pourtant, le môme ne veut pas finir comme Mamadou Sakho. Lui, il veut jouer, et dès maintenant. Avec lui, pas de temps à perdre. Quitte à partir. Bienvenue dans la génération « tout, tout de suite » .

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« Petit frère a déserté les terrains de jeux, il marche à peine et veut des bottes de sept lieues, Petit frère veut grandir trop vite, Mais il a oublié que rien ne sert de courir, petit frère » . Alors qu’Adrien Rabiot a plutôt une tronche à écouter les BB Brunes, c’est dans ce refrain d’IAM, tiré du meilleur album de rap français de l’histoire L’Ecole du micro d’argent, que l’on reconnaît les traits du jeune gaucher. Selon Le Parisien, le milieu de terrain aurait récemment refusé une première offre de prolongation de la part des dirigeants parisiens. Sous contrat jusqu’en 2015, Rabiot aimerait attendre cet été pour prendre une décision sur son avenir. Autrement dit, le minot veut voir le jeu des dirigeants avant de parler et de mettre les cartes sur la table.

Si, comme c’est chaudement réclamé par Laurent Blanc, les dirigeants franciliens sont amenés à recruter un ou deux joueurs dans le cœur du jeu (Cabaye et Pogba par exemple), cela diminuerait le temps de jeu du jeune gaucher et ce dernier envisagerait alors de partir. Car dans l’entourage de Rabiot, on veut que le gaucher enfile les minutes. Protégé et conseillé par sa mère, ce n’est pas la première fois que les médias relaient des petits coups de pression de la part de l’entourage du joueur. On le sait, le garçon dégage une certaine fraîcheur dès qu’on lui tend un micro. Il est parfois même trop franc. Certes, cela change considérablement des discours vides de sens des nombreux footballeurs modernes mais cela classe le numéro 25 du Paris SG dans la catégorie « melons » .

En gros, chez les Rabiot, on aime se sentir désiré. Pour être épanoui, Adrien Rabiot a besoin d’être aimé. Normal, le gamin a 18 ans. C’est encore un enfant. Pourtant, difficile de se plaindre depuis le début de la saison puisque le milieu de terrain a disputé 22 matches toutes compétitions confondues (1 but). En Ligue 1, la grande tige a débuté 6 matches dans le onze de départ. Dans un effectif qui compte Thiago Motta, Blaise Matuidi et Marco Verratti, c’est tout sauf un détail. Pas certain qu’il aurait eu autant de temps de jeu dans un club au standing équivalent à celui du Paris SG.

Sur le papier, Rabiot est le quatrième homme du milieu à trois. C’est normal et il n’y aucune injustice à cela. D’autant qu’en six mois dans la capitale sous l’ère Laurent Blanc, il a déjà énormément progressé. Certains de ses matches ont été impressionnants de justesse et de maîtrise (on pense notamment à Nice). Cela dit, l’homme est encore loin d’être capable d’enchaîner les matches avec un niveau équivalent. A 18 ans, il est encore tendre et manque parfois de constance en dépit d’une aisance technique au-dessus de la moyenne. Mais le clan Rabiot sait que leur parole a plus de valeur que celle d’un simple môme de 18 ans. Surtout à Paris. Alors, on en profite.

Le délégué de classe

Parce qu’Adrien Rabiot est le fer de lance de la formation parisienne. Sakho et Chantôme partis, c’est le grand chevelu qui a repris le flambeau. Dans son sillage, Hervin Ongenda, Kingsley Coman et Mike Maignan tentent de perpétuer cette nouvelle tendance à la mode dans la capitale. Évidemment, être « estampillé » PSG offre certains avantages, comme celui de pouvoir menacer ouvertement le club d’un départ en cas de temps de jeu trop famélique. C’était déjà le cas cet été, le joueur ne s’étant jamais caché sur ses envies. Il voulait avant tout jouer quitte à se faire prier et/ou désirer. Il était même ouvert à toutes les propositions. En prêt ou en transfert. Six mois plus tard, force est de constater que ce premier coup de pression a porté ses fruits (son talent lui permet d’assumer, pour l’instant, ses prises de parole, il est vrai).


Finalement, ce qui gêne certains suiveurs du PSG dans cette histoire, c’est le manque d’attachement au club affiché par ce garçon de 18 ans. On ne sent pas Rabiot parisien comme Mamadou Sakho pouvait l’être, par exemple. Or, on n’a jamais demandé à Rabiot de jurer fidélité à son club formateur. Libre à chacun d’exercer son métier comme il l’entend.

Proche des autres jeunes du club, il est à la fois un exemple de réussite - ou comment un club assis sur un mine d’or trouve quand même le temps de lancer durablement des gamins issus de la formation - mais également une grande gueule. Un délégué de classe en somme. Comment un Ongenda, présenté comme un futur crack, ou un Coman, vraie pépite également, vont prendre le fait de jouer les utilités en silence quand leur pote ouvre sa gueule et joue ? Ok, la concurrence offensive est loin d’être la même que dans l’entrejeu mais la méthode peut créer une jurisprudence.

Pour l’instant, les dirigeants parisiens, et Nasser en tête, on toujours réussi à gérer dans le calme les états d’âme de chacun. Nasser fait même un peu trop de social avec les joueurs français mais bon, c’est son côté samaritain. Quoi qu’il en soit, les six prochains mois démontreront qui du club ou du clan Rabiot a pris un ascendant psychologique sur l’autre. On ne parierait pas notre PEL sur une victoire par KO de l’institution. Parce que mine de rien, le grand échalas est capable de soulever des montagnes. Quand on est talentueux et sûr de son talent, on peut aller loin. Très loin.

par Mathieu Faure
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