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Johnson, après la descente aux enfers

Jeune promesse anglaise à l’aube des années 2010 qui n'a pas réussi à confirmer, Adam Johnson a vu sa vie et sa carrière basculer à la suite d'une relation sexuelle avec une mineure il y a quatre ans. Sorti de prison la semaine dernière à 31 ans tout en restant en liberté conditionnelle, l’ancien Citizen n’a pas fait une croix sur le foot. Même si le monde professionnel est désormais loin.

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C’est l’histoire d’un jeune trentenaire qui retrouve l’air frais après trois ans passés derrière les barreaux. Initialement condamné à six ans d’emprisonnement pour activité sexuelle avec une fille de quinze piges, il a finalement vu sa peine être réduite de moitié et sort donc en mars 2019. Son dossier est désormais affublé de l’étiquette « prédateur sexuel » et, en plus de devoir communiquer à la police son adresse, les activités de son compte bancaire et ses déplacements, il n’a pas le droit de rester seul avec sa fille de quatre ans. Tout ceci resterait un sombre fait divers « comme un autre » s’il ne concernait pas un joueur confirmé de Premier League, ex-international anglais, acheté huit puis douze millions d'euros entre 2010 et 2012 et qui devait représenter la nouvelle génération des Three Lions en début de décennie.

Le Sky Blues d'Adam


Pour Adam Johnson, tout commençait plutôt bien il y a un peu plus de dix printemps. Les premiers pas de l’ailier droit se font à Middlesbrough, Leeds puis Watford, mais les choses sérieuses arrivent lors d’une demi-saison de Championship avec Boro au terme de laquelle le garçon facture onze pions et sept passes dé. À vingt ans. Dès le mois de janvier 2010, le nouveau riche Manchester City ne perd donc pas de temps et pose huit briques sur le pied gauche dévastateur du wonderkid. Tout va alors très vite pour Johnson. Lequel régale l’Etihad Stadium (qui lui dédie rapidement un chant) dès ses premiers mois chez les Sky Blues, voit son nom apparaître dans la liste de Fabio Capello en mai et inscrit ses deux premiers buts pour son pays coup sur coup en septembre face à la Bulgarie puis la Suisse trois jours plus tard en éliminatoires de l’Euro. Technique à souhait, rapide avec un goût prononcé pour le beau geste : le gamin a tout pour lui.


Mais comme cette histoire de vie n’est pas à ranger dans la section « contes de fée » , tout ne s’est pas passé comme prévu par la suite. Déçu de son temps de jeu et du manque de considération à son égard chez les Mancuniens, Adam claque la porte à l’intersaison 2012 avec une FA Cup (soulevée en 2011) et un titre de champion dans la besace, ainsi qu’un bilan de 14 buts et 25 offrandes en 97 parties. Tout de même. Direction le bastion natal Sunderland, club qui l'enrôle en permettant à City de faire une plus-value de deux millions de livres. Preuve que l'attaquant nourrit encore des espoirs. D'autant qu'en dehors des Black Cats, d'autres clubs plus huppés se positionnent à ce moment-là. Dont Liverpool et Tottenham. Seulement, dans le Tyne and Wear, si l'Anglais fait figure de cadre, il souffle le chaud (des coups d'éclat face à City, Fulham ou le rival Newcastle et un trophée de joueur du mois en janvier 2014) et le froid (des statistiques et un niveau inconstants). Et n'est logiquement plus appelé en sélection.

Margaret Byrne, victime collatérale


Puis vient début 2015. Avec ce qui n'aurait jamais dû arriver, et qui va plonger un homme et un club dans la tourmente tout en occasionnant des victimes. Correspondant avec une jeune fan sur Internet, Johnson décide de lui donner plusieurs rendez-vous dans sa propre voiture. Ce serait lors du deuxième que l'irréparable aurait été commis. La jeune femme n'a alors pas atteint l'âge du consentement légal (seize ans), et l'homme – devenu papa quelques semaines plus tôt seulement – en a conscience. Arrêté en mars, il est un temps libéré sous caution et continue de porter les couleurs de son équipe pendant de longs mois. Jusqu'à l'ouverture de son procès en février 2016, où il plaide coupable à l'une des accusations dont il fait l'objet (tout en niant les plus graves). Ce qui amène son club à le licencier sur le champ.


La directrice générale du club Margaret Byrne, qui avait choisi de continuer d'accorder sa confiance au joueur jusqu'ici alors que lui-même lui avait avoué la chose, ne peut plus continuer et décide de poser sa démission. Au terme du procès, la sentence tombe : le tribunal de Bradford inflige au joueur six ans de prison ferme, eu égard du « préjudice psychologique grave » causé à la victime. Il n'en fera que la moitié, sans avoir été ménagé pour autant durant son séjour carcéral. Johnson a quitté vendredi le centre pénitentiaire de Moorland, à Doncaster (Yorkshire du Sud). Il n'en a peut-être pas fini avec la justice, sa victime (aujourd'hui majeure) pouvant potentiellement encore le poursuivre.

Pause ou game over ?


Contrairement à ce que son avocat avait affirmé à la barre il y a trois ans, la Fédération dit ne jamais avoir retiré au joueur ses douze capes honorées avec la sainte tunique nationale (la dernière, 90 minutes face à l'Italie, est datée du 15 août 2012 et il n'a plus été appelé depuis octobre de cette même année). Sa carrière professionnelle, en revanche, est évidemment enterrée. D'autant qu'il est devenu un anti-symbole dans le Royaume et que le revoir fouler des pelouses au haut niveau causerait certainement pas mal de remous, plusieurs voix s'étant élevées pour le signifier.


Une signature à l'étranger relevant de l'improbable vu sa situation, il pourrait se tourner vers la cinquième division, le Hartlepool United FC de Matthew Bates (son ex-coéquipier à Middlesbrough, devenu coach) lui faisant les yeux doux. Mais cela relève de l'hypothétique. En attendant, le triste statut « en pause » de cette carrière maudite peut très facilement évoluer vers le « fin » . Ce serait peut-être mieux pour tout le monde.

Par Jérémie Baron
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