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Ada Hegerberg : « Je veux que mon sport aille dans le bon sens »

Blessée durant de longs mois, l’attaquante star de l’OL devrait faire son retour à la rentrée, alors que son club sort d’une saison sans titre. La Norvégienne de l'OL fait le point sur sa prochaine reprise et juge sans concession le niveau du championnat français.

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La Ligue des champions sera codiffusée par DAZN et YouTube pendant quatre ans. Est-ce que cela va permettre de toucher un nouveau public ?
Pour nous, c’est la plus grande nouvelle depuis longtemps. On l’attendait depuis un moment, c’est important d’avoir une plateforme pour que les gens aient accès à notre sport. Maintenant, c’est à nous de jouer, de faire le maximum parce que c’est une bonne opportunité pour qu’on regarde nos matchs.

Est-ce qu’une plateforme en ligne est idéale pour rendre votre discipline plus populaire ?
Il y a tellement d’abonnements, il faut payer pour avoir accès à tout, mais tu peux regarder toutes les compétitions. Je suis plus à l’ancienne, je visionne les matchs à la télé, mais il faut s’adapter. Le monde change petit à petit. Là, on donne un accès facile et gratuit aux gens et ça doit aider à développer le sport. C’est quelque chose qui nous manquait.

Côté Division 1, tu avais poussé un coup de gueule sur Twitter contre la décision de la FFF de réduire le championnat à 10 clubs. Finalement, il y en aura toujours douze...
Heureusement qu’on a mis la pression (rires).


« Garder douze équipes est la meilleure décision. Autrement, ça aurait été un gâchis. »

Peut-être mais ça dit quelque chose de la manière dont la France considère le foot féminin, non ?
En France, tu as deux clubs, le PSG et l’OL, qui ont engagé des investissements sur le long terme. Je peux évoquer mon président, Jean-Michel Aulas, qui a transformé l’équipe féminine. Avec une vision et une philosophie, il a réussi à faire de l’OL la meilleure équipe du monde. J’aurais aimé que d’autres personnes suivent son exemple. À la fédération, il faut continuer à travailler sur le développement. En France, on est encore loin de ce qui se fait en Espagne ou en Angleterre, il faut être honnête sur notre statut et où l’on en est aujourd’hui. Garder douze équipes est la meilleure décision. Autrement, ça aurait été un gâchis. Nous, en tant qu’athlète, on n’est pas là pour prendre les décisions importantes mais un dialogue aurait été utile.

C’est le reproche que tu fais à la Fédération, un manque de dialogue ?
Je ne peux parler que de mon expérience. Il n’y a pas souvent de dialogue entre les joueuses et les fédérations, mais ce n’est pas uniquement un problème français. Et ça commence à changer, il faut mêler les visions et les pensées de personnes de tout âge, des hommes, des femmes... Il y a encore du chemin à faire. Mais lorsqu’on est performante, on peut avoir le courage de s’exprimer.



Tu penses que ton statut te donne un devoir de t’exprimer et de monter un créneau pour faire avancer ta discipline ?
Je me suis mise dans cette position grâce à mes performances et à mon statut. J’ai une responsabilité, je prends ça au sérieux et je veux que mon sport aille dans le bon sens. Ce n’est pas facile de s’exprimer sur des sujets importants aujourd’hui, il faut encaisser les critiques qui suivent. Il faut parler avec nos convictions pour que ça change. Si on est plusieurs à prendre la parole, ça aura évidemment plus de poids.

Tu as évoqué la question de l’égalité salariale par le passé, est-ce que c’est toujours un sujet sur lequel tu t’engages?
Ce n’est pas forcément une question d’argent ou de salaire identique, mais d’avoir les conditions qu’on mérite. C’est du respect. Si on commence à prendre le foot au sérieux depuis l’enfance, c’est sûr que le niveau va être différent. L’important, c’est de changer cette culture, d’éduquer les gens et que la prochaine génération en profite. Quand on joue au foot en tant que femme, c’est impossible de ne pas être dans ce combat. Il y a beaucoup de travail à faire sur le professionnalisme car certaines doivent travailler à côté, il faut mettre les meilleures conditions pour développer notre sport.

En Norvège, en dehors de tes combats et prises de parole, les footballeurs de la sélection ont aussi émis des critiques sur la tenue de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Pourquoi les joueurs et joueuses de ton pays prennent plus position qu’ailleurs ?
C’est vrai, c’est une bonne question... (Elle réfléchit.) Mais honnêtement, je ne saurais pas dire.



« Quand les grands clubs montent une section féminine, il faut qu’ils aient un plan, pas qu’ils montent une section juste pour monter une section. C’est une question de patience, d’investissements sur le long terme. »

En France et même ailleurs en Europe, on s’aperçoit justement que les meilleures équipes sont rattachées à des clubs qui ont une section masculine professionnelle. Est-ce que c’est le modèle à suivre ? L’équipe de Juvisy, qui a longtemps dominé le foot français, a été intégrée au Paris FC...
C’est vrai que le foot a un peu changé. Plusieurs clubs masculins ont investi, c’est l’évolution, le foot moderne. C’est très dur économiquement de rester un club uniquement féminin. Quand les grands clubs montent une section féminine, il faut qu’ils aient un plan, pas qu’ils montent une section juste pour monter une section. C’est une question de patience, d’investissements sur le long terme. Je suis consciente qu’on a besoin des clubs masculins pour le moment afin de créer notre propre économie. Et c’est beau d’avoir une équipe avec deux sections, il y a un respect mutuel, on partage le même centre, c’est important.

L’OL n’a rien gagné la saison dernière et a entamé un nouveau cycle avec Sonia Bompastor à sa tête. Comment tu abordes la reprise alors que tu as connu une saison blanche ?
La saison qui vient sera tellement importante. Il y a beaucoup de travail à faire. L’année dernière, je l’ai vécue différemment et ce fut très difficile car j’étais blessée. Il ne faut pas trop se cacher derrière le Covid, il y a aussi d’autres choses. Maintenant, il faut reconstruire une équipe capable de tout gagner à nouveau. On devra avoir du caractère et se remettre au travail. Je suis au taquet ! On sera prête et je dois prendre mes responsabilités pour faire progresser le club.




Tu es partie te ressourcer en Norvège. Qu’as-tu fait ? On sait que tu aimes bien partir en montagne.

Malheureusement, je n’ai pas fait beaucoup de montagne ces dernières années. Et le Covid a tout stoppé. Je suis allée directement à la maison pour voir ma famille et des amis. Je suis revenue à la base, à proximité de la nature. Et ça m’a fait du bien, c’était différent des standards du foot : l’entraînement, dormir, bien récupérer, à nouveau l’entraînement...

Avec tes parents, est-ce que ta relation a changé avec le temps ?
Elle reste toujours aussi forte. Ils sont là depuis le début, ils m’ont énormément soutenue, ça aurait été difficile d’arriver à ce niveau-là sans eux. On a une communication directe et claire depuis que je suis toute petite, avec beaucoup de discussions. Pas celles où on l’on crie, mais ce sont plutôt des analyses de matchs avec mon père (ancien footballeur en D2 norvégienne, NDLR) pour que je continue à m’améliorer. On joue aussi au foot en famille, chaque Noël, chaque été. Mais des choses ont également changé, je me suis entourée de Victor (Bernard) et d’Alan (Naigeon), qui s’occupent de mes intérêts. Ils me permettent de m’organiser pour que je me concentre sur le foot.

Psychologiquement, ce n’est pas trop compliqué de revenir après une telle saison ?
Les compteurs sont toujours remis à zéro, il faut recommencer, trouver comment être meilleure la saison prochaine. C’est un monde difficile, mais on joue au foot, le plus beau sport au monde et je peux vivre de ma passion. Je n’ai donc pas eu de problème à retrouver l’envie, je suis tellement passionnée. Jouer, c’est ce qui me motive tous les jours. Mais je sais que c’est dur, difficile, ce n’est pas simple pour tout le monde de jouer au plus haut niveau.



Tu te fais accompagner sur le plan mental ?
J’étais allée chercher quelqu’un qui m’a aidée. Pas seulement sur le plan psychologique, mais aussi pour être mieux préparée, être mieux dans ma tête tous les jours. C’est vrai que ce n’est pas encore généralisé, c’est une démarche individuelle de la part de celles qui le souhaitent. Mais je pense que c’est important pour rester au plus haut niveau. Il faut avoir du caractère, être fort mentalement, ça m’a beaucoup aidée à certains moments.

« J’ai commencé à faire beaucoup de yoga pendant mes blessures ces derniers temps. On apprend à mieux prendre soin de son corps. Je suis devenue extrêmement consciente de ça ces dernières années. »

Tu as débuté très jeune. Avec les années, as-tu changé des aspects dans ta préparation ?
J’ai commencé à faire beaucoup de yoga pendant mes blessures ces derniers temps. On apprend à mieux prendre soin de son corps. Je suis devenue extrêmement consciente de ça ces dernières années. Je me suis dit : « À mon retour, je ne serai pas la même joueuse. » Je suis allée chercher des compétences pour améliorer mon alimentation, mon hygiène de vie, ma capacité à récupérer. J’ai rencontré des gens qui m’ont aidée. J’ai hâte de rejouer et de voir la différence.

Tu vas revenir dans un championnat qui comptera l’AS Saint-étienne. Tu as coché la date dans le calendrier ?
J’ai bien noté la rivalité et c’est important d’avoir ces matchs-là. Saint-Etienne est un club historique, j’espère qu’il vont mettre les moyens pour garder leur équipe féminine au plus haut niveau et prendre exemple sur l’OL.

Propos recueillis par Guillaume Vénétitay
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