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Abdou : « Les Comores partent de loin, il faut du temps »

Samedi après-midi à Moroni, les Comores vont affronter le Cameroun, champion d’Afrique en titre, en match amical. Les insulaires, 149es au classement FIFA, ont accompli de réels progrès ces dernières années, malgré des moyens plus que modestes. Amir Abdou, le jeune (46 ans) sélectionneur des Cœlacanthes depuis janvier 2014, mesure le chemin parcouru depuis quelques années, malgré des difficultés logistiques ponctuelles.

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Le Cameroun organisera – si tout va bien – la CAN en 2019. Est-il encore prématuré d’envisager une qualification des Comores pour la phase finale ?
Il y a le Maroc et le Malawi, chez qui nous avons perdu en juin 2017 (0-1) dans ce groupe, où il n’y aura qu’un seul qualifié. Le Maroc est clairement au-dessus du lot. Il faut être réaliste. Je ne dis pas que c’est mission impossible, car tout peut arriver, mais tout le monde s’attend à une qualification des Marocains. Pour nous, il faut plutôt viser une prochaine édition. Avec vingt-quatre participants, nous avons plus de chances. Il ne faut pas oublier que les Comores sont affiliées depuis seulement 2005 à la FIFA. On met en place un projet, il faut du temps. On part de loin. Comme à Madagascar, où il y a des choses intéressantes qui sont faites, malgré des moyens très limités, comme aux Comores. On avance, et plutôt bien.

Les moyens sont si faibles que ça ?
Les Comores sont pauvres. Les moyens sont donc très modestes pour le football. Il y a des choses qui sont faites, mais le football local n’a pas de structures très solides. Il y a un club, Volcan Club, qui a un peu plus de moyens que les autres.
« Les Comores sont pauvres. Les moyens sont donc très modestes pour le football. »
Le reste est très modeste, le championnat n’est pas d’un très haut niveau. Malgré tout, on y trouve de bons joueurs : contre le Cameroun, j’ai sélectionné cinq locaux (Velonjara, Youssouf, Attoumane, Simba, Soilihi). La sélection locale a même failli se qualifier pour le CHAN 2018. Le mieux pour eux serait qu’ils partent jouer à l’étranger, pour progresser. Et pour mieux gagner leur vie. Ici, le football est semi-professionnel, même si certains ne font que du foot. Mais ils peuvent difficilement espérer gagner plus que 250€ par mois.

La sélection évolue-t-elle malgré tout dans un contexte assez professionnel ?
Ce n’est pas toujours simple. La sélection est essentiellement composée de joueurs professionnels, qui ont des habitudes. Le staff vit en France, on a donc certains réflexes. Mais avec la Fédération, il y a parfois des difficultés à communiquer. Entre le sportif et l’administratif, ce n’est pas toujours facile de se comprendre.

Quels exemples avez-vous à donner ?
« On peut passer près de vingt heures dans l’avion pour relier Paris à Moroni. Et il nous arrive aussi d’être accueillis à l’étranger dans des conditions très particulières. »
L’idéal serait d’avoir un budget à l’année. Or, le plus souvent, l’argent est débloqué tardivement. Résultat, on perd du temps à régler des problèmes qui pourraient être évités si, en amont, il y avait eu un peu plus d’anticipation. Parfois, aussi, les voyages sont longs, très longs. On peut passer près de vingt heures dans l’avion pour relier Paris à Moroni. Et il nous arrive aussi d’être accueillis à l’étranger dans des conditions très particulières. Au Malawi, l’hôtel ne devait pas avoir une seule étoile... La Fédération malawite avait commencé à jouer le match en avance. (Rires.) Mais je n’oublie pas la situation économique des Comores. L’État fait sans doute ce qu’il peut.

Comment les joueurs binationaux réagissent-ils face à ces problèmes logistiques ?

Relativement bien, car ils sont pleinement associés au projet. Ils ont envie que les Comores progressent. Parfois, bien sûr, il y a des mouvements d’humeur. Mais cela a le mérite de renforcer la cohésion du groupe. Pour le staff, c’est un plus. D'autant que nous n’avons pas un immense choix. Ce n’est pas forcément évident de trouver des joueurs d’origine comorienne, évoluant à un niveau correct.

C’est si difficile ?
Ce n’est pas évident, mais on en trouve. Certains évoluent dans de bons championnats. El Fardou Ben Mohamed va disputer la phase de groupes de la Ligue des champions avec l’Étoile rouge de Belgrade, Fouad Bachirou celle de la Ligue Europa avec Malmö, Chakher Alhadhur évolue à Caen, Rafidine Abdullah joue en Belgique à Waasland-Beveren... On a des joueurs de Ligue 2 – Youssouf M’Changama à Grenoble, Benjaloub Youssouf à Auxerre, Mohamed Youssouf à l’AC Ajaccio –, bref, on a quand même un bon groupe.

Les Comores ont déjà réussi à accrocher quelques équipes comme le Ghana, le Togo, le Burkina Faso, le Gabon, le Kenya... C’est la preuve que les Comores peuvent rivaliser avec des adversaires potentiellement plus forts...
Bien sûr. Les équipes qui viennent à Moroni n’ont jamais la vie facile. On joue sur un synthétique qui date un peu...
« C’est en affrontant des équipes du niveau du Cameroun que nous progressons. »
Il a plus de dix ans. Et le stade est petit (5000 places). Mais ils sont en train de construire un stade plus grand (12 000 places). Tant mieux, car les Comoriens sont dingues de foot ; ils seront plus nombreux à nous soutenir. D’ici là, on va essayer de faire quelque chose contre le Cameroun. C’est une équipe qui vient de changer de coach. Mais avec de grands noms... C’est en affrontant des équipes de ce niveau que nous progressons.

Propos recueillis par Alexis Billebault
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