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Abdominal Cristiano

Hier soir, en exhibant ses abdos après un pénalty généreux à la 120e minute d’un match déjà plié et lors duquel il n’a pas brillé, Cristiano Ronaldo a réveillé tous ses haters. Une nouvelle maladresse comme pour confirmer que même dans la gloire absolue, celle de la sacrosainte Decima, le meilleur joueur du monde ne fera jamais l’unanimité. Forcément, quand on vous demande d’être le meilleur homme du monde…

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« Vieille salope » , « Triste merde » , « Maudit salaud » . C’est un peu ton « Liberté, égalité, fraternité » à toi, Cristiano. Les premiers mots qui viennent à l’esprit de ceux qui aiment te détester. La devise de ceux que tu as piqué au vif ce samedi soir, après ton pénalty transformé. Celui du 4-1, donc. Mais surtout celui de la « catin » . Qu’as-tu fais de mal ? « Rien » , répondrais-tu. Tu t’es contenté de prendre l’albatros Thibaut Courtois à contre-pied, en somme. La suite, c’est l’histoire de ta vie mêlée à celle du Real Madrid. C’est une vague de haine et une Decima. C’est une course folle vers le poteau de corner, un maillot jeté en l’air et une ceinture abdominale montrée sans complexe à la face du monde. En même temps, quel genre de complexes pourrais-tu avoir ? Tu es gaulé mon salaud, c’est un fait. Apparemment, le gainage n’est pas un problème pour toi.

Quelque part entre Mario Balotelli et un acteur porno

Au fond, comme souvent, les gens te reprochent d’avoir abusé. Selon eux, le match était plié et le pénalty litigieux. Tu n’as fait que mettre un peu plus d’huile sur le feu incandescent de la haine que tu suscites. Pour la vox populi, hier soir, tu étais comme cette nana pénible qui se sape pour aller faire une marche entre potes comme pour sortir en boîte. Pour eux, tu aurais dû faire profil bas. Oui eux, ceux qui t’auraient traité de « prétentieux tellement imbu de sa personne qu’il se fiche d’une finale de C1 » si tu n’avais pas célébré ton but. La vérité, on la connaît. Tu es un apollon, mais surtout un apôtre. Un apôtre du football, mais aussi du mauvais goût. Quelque part entre Mario Balotelli et un acteur porno bas de gamme, tu as couru vers le poteau de corner pour hurler ton bonheur. Mais tu as aussi fait cela pour conjurer le mauvais sort et c’est cela que les gens ont oublié.

La vérité, Cristiano, c’est qu’hier, tu as été bidon. Tu aurais pu marquer un but avant ton pénalty, mais tu as glissé. Tu as essayé de faire des choses, mais tu as bien vu qu’Ángel Di María était beaucoup plus fort que toi hier et que, dans le registre de coureur de cent mètres, Gareth Bale faisait le boulot. Alors tu as pris ce qu’on te donnait. En l’occurrence ce pénalty inattendu qui allait te permettre une nouvelle fois d’inscrire ton nom sur une feuille de match du Real Madrid. Pour les gens qui ne t’aiment pas, la médiocrité de ta partie aurait dû te faire renoncer à la célébration de ce but. Ton dix-septième de la saison en Ligue des champions, record absolu. Ton 51e de la saison, ton deuxième total le plus faible depuis ton arrivée à Madrid, quelle folie ! C’était aussi ton 252e but en 246 matchs pour la Maison Blanche. Le plus grand club du monde où tu pètes tous les scores et où tu ne cesses de te rapprocher des légendes telles que Di Stéfano, Puskás ou plus récemment Raùl. Apparemment, tu n’aurais pas dû célébrer. Tu aurais dû t’excuser d’avoir porté le Real Madrid sur tes épaules musclées toute la saison en Ligue des champions. Tu devrais t’excuser d’enfin remporter ta deuxième Ligue des champions. Tu devrais aussi faire profil bas, toi qu’on annonçait comme « celui qui allait ramener la Decima au Real » et qui a su répondre présent. Ça et là, on dit que tu ne seras jamais un « grand » , car tu manques de tenue. Tu manques de classe. Tu cultiverais le mythe de l’idiot surdoué, du footballeur pourri gâté.


Ta revanche dix ans après

Mais comme dirait MC Jean Gabin, « la vérité sur toi, on la connaît » . Tu es un beauf qui a réussi. Un beauf qui a peut-être une nana trop belle pour lui, un club trop classe pour lui et un musée trop grand pour lui. À moins que ça ne soit tous ces gens qui ne te méritent pas. En 2012, tu as dit que « trop d’humilité, c’est de l’hypocrisie » . Ton histoire est celle d’un gamin frustré. Celle de celui qui n’est pas le préféré de la mère football, mais qui a fini par réussir et qui doit le montrer. En sale gosse que tu es, tu l’as montré de la meilleure des façons : torse nu, abdos contractés. De manière vulgaire et maladroite. Comme MC Jean Gabin, tu les emmerdes. Tu les emmerdes parce qu’il y a dix ans tu n’avais ni ta bonne gueule, ni ces abdos, ni Irina et pas encore de musée. Tu avais des boutons et juste tes yeux pour pleurer. Il y a dix ans, tu étais déjà à l’Estadio de la Luz, mais tu venais de te faire déglinguer par la Grèce en finale de l’Euro 2004. 10, pour toi, ce n’est pas que cette Decima. C’est le nombre d’années qui te sépare de cette souffrance qui t’a aidé à grandir en tant que footballeur. Hier, au moment de botter ce pénalty, tu y as pensé, c’est évident. Et depuis ce jour d’immense tristesse, tu t’es promis de ne jamais refuser d’être content. Et bizarrement, tu n’as plus beaucoup pleuré depuis, vieille catin.

Par Swann Borsellino
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