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À Witsel ouvert

Parti s’enterrer médiatiquement, et sûrement un peu sportivement, en Russie, Axel Witsel a toujours été indiscutable dans le onze de départ de Marc Wilmots. Chouchou il y a encore peu, Witsel ne fait plus l’unanimité au sein du public belge. Mais pourquoi son cas divise-t-il, alors que son profil et ses prestations, notamment contre l’Italie, lui permettent de garder son rang et de rester le gars sûr de Wilmots ?

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« Axel, c’est le cerveau. Avec lui, on a trouvé de la stabilité dans l’entrejeu. En intelligence de jeu, c’est le meilleur que j’ai vu. C’est pour cette raison que je lui ai donné les clés de l’équipe d’ailleurs. » Les termes choisis par Marc Wilmots lors d’une interview accordée en octobre 2015 au quotidien Sud Presse sont limpides. Comme d’habitude avec le sélectionneur des Diables rouges. Des termes qui illustrent clairement l’importance du joueur du Zénith Saint-Pétersbourg aux yeux de son sélectionneur. Et pour cause, il est des joueurs dont le nom ne fait pas rêver, mais qui sont précieux dans un collectif. Il est des joueurs qui travaillent dans l’ombre et qui laissent volontiers le strass et le feu des projecteurs aux noms plus sexy de leur effectif. Axel Witsel en fait partie. Véritable relais de Marc Wilmots sur le terrain, l’ancien joueur du Standard de Liège a une place toute désignée dès lors qu’il s’agit pour son entraîneur de coucher onze premiers noms sur la feuille de match. À tel point que Witsel a joué 100% du temps lors des qualifications pour la Coupe du monde 2014. Le tout, sans prendre un seul carton jaune et en évoluant au poste de numéro 6, une place jusqu’alors inhabituelle pour lui.

Pourquoi le foot est-il meilleur que la bière ?

Monsieur Propre


Né de père martiniquais, c’est plus haut sur l’échiquier que celui qui aurait pu jouer pour l’équipe de France – mais qui a finalement « choisi » d’évoluer avec les Diables, la faute à un sentiment d’appartenance complètement belge - a toujours évolué avant que Wilmots ne le replace. Humble et discret, c’est avant tout une mentalité exemplaire et fidèle à celle de la majorité des habitants du Plat Pays qui a fait de Witsel le joueur qu’il est aujourd’hui. Régularité, justesse, propreté, protection de balle et constance sont autant de qualités qui ont permis au joueur de devenir l’un des plus populaires auprès d’un public qui se reconnaissait en lui. Des facultés qui, aux yeux de tous, ont longtemps fait de Witsel un joueur indéboulonnable en sélection, au même titre que Hazard, Courtois, Kompany et De Bruyne.

Pourtant, depuis l’arrivée et la prise de pouvoir en sélection de Radja Nainggolan, le rôle de Witsel a changé. Le « Ninja » est venu bousculer la hiérarchie capillaire du milieu de terrain, jusqu’ici établie par les Tuft Brothers que sont Witsel et Fellaini. Tueur et parfois vicieux, le joueur de la Roma est venu sérieusement concurrencer le triangle du milieu de terrain. Witsel intouchable pour Wilmots façon Hortefeux pour Sarko, c’est Fellaini qui s’est fait raser. Capable de récupérer un nombre incalculable de ballons en abattant un boulot défensif extraordinaire, Nainggolan a prouvé qu’il avait également la faculté – avec tous les risques que cela implique - de jouer vite et dans la verticalité. Mais là où sa présence nouvelle aurait dû pousser Witsel à évoluer et à se libérer offensivement, elle a en fait souligné les carences d’un joueur engourdi dans le confort d’un poste qu’il a apprivoisé, à défaut de se l’approprier. Un rôle qu’il a exploité, à défaut de le transcender.

Un palier à franchir


Au fil des années, il est devenu clair que Witsel s’est installé dans une zone de confort à son poste. Rarement inquiété comme titulaire, que ce soit au Zénith ou en sélection, Witsel semble avoir oublié ce qui faisait de lui un joueur un peu à part. Pas étonnant, dès lors, que les critiques se soient fait entendre rapidement et de manière inversement proportionnelle à la vitesse de ses passes. Car c’est bel et bien offensivement que le bât blesse, puisque pratiquement irréprochable défensivement. Peu ou pas de prise de risque dans son jeu, jeu long et changements de rythme inexistants, passes latérales ou en retrait. Des critiques auxquelles Axel doit faire face, mais qu’il s’obstine pourtant à alimenter à chaque sortie avec les Diables rouges.

Malgré tout, ses qualités défensives, sa temporisation et son placement sont toujours suffisants pour ne pas lui faire défaut et assurer sa place de titulaire aux yeux de Wilmots, qui préfère la sûreté défensive à l'apport offensif. Toujours bien placé, il reste un gage de sécurité pour n’importe quel entraîneur. Suffisant ? Peut-être. Il n’en demeure pas moins que Witsel a ce qu’on appelle dans le jargon un « Q.I football » supérieur à la moyenne, et, à 27 ans, il est temps pour lui de le prouver dans un autre championnat que le modeste championnat russe. L’heure est venue pour Axel d’exploiter son potentiel, de devenir la véritable rampe de lancement de cette sélection belge. Il lui faut à présent donner la pleine mesure de son talent dans une équipe qui lui permettra de libérer ses inspirations offensives, puissent-elles être aussi brillantes qu’à ses heures belges et portugaises. Pour éviter de devenir, finalement, un potentiel Defour 2.0.



Par Ludovic Uytdenhoef
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