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  2. // Newell's Old Boys-Rosario Central (0-4)

À Rosario, Maradona a retrouvé ses fidèles

26 ans après avoir joué pour Newell’s Old Boys, Coach Maradona est revenu à Rosario ce mardi pour affronter son ancienne équipe. Il y a eu des pleurs. Un trône. Un miracle. Et même une fête religieuse. Bon anniversaire Diego.

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Hôtel Ros Tower, Rosario. Devant cette grande tour moderne qui domine le Rio Paraná sont agglutinées des dizaines de caméras et une centaine de personnes. Alejandro, une quarantaine d’années, maillot noir de Newell’s Old Boys sur les épaules, se cache sous sa casquette. « Il ne faut surtout pas que mes patrons me voient à la télé » , dit-il un peu amusé : « J’ai raté le boulot pour tenter d’apercevoir celui qui est le plus grand de tous les temps ! » . Diego Armando Maradona est bien là. Dans cet immeuble, située à quelques centaines de mètres de la maison où est née l’une de ses idoles : Che Guevara. El Pibe de Oro est en déplacement avec son équipe de Gimnasia La Plata qui lutte pour se maintenir en première division. Avec un maigre bilan d’une victoire et quatre défaites depuis son arrivée, la dénommée « Révolution Diego » est encore attendue sur le terrain.



Pour garder un infime espoir, il faut battre Newell’s ce mardi soir. L’ancienne équipe du Diez. Où il a évolué il y a 26 ans. Les Rosarinos ne l’ont pas oublié. Lundi, ils étaient près de 5000, avec drapeaux et fumigènes, à crier son nom à son arrivée à l’hôtel à la mi-journée. Casquette de Ñuls sur le crâne, mais en survêtement de Gimnasia, Maradona a fini par apparaître sur le balcon. Pour chanter comme eux. Comme un dingue. « C’était une folie » , indique Nestor, 30 ans, présent la veille et de retour le lendemain devant l’hôtel. « Vous vous rendez compte qu’il a joué dans seulement six équipes dans sa carrière. Et parmi elles, il y a Newell’s Old Boys !  » . L’euphorie ambiante pourrait laisser imaginer que «  Pelusa  » a gagné cinq Copa Libertadores et dix championnats avec ce club. Non. Il n’y a joué que cinq matchs officiels. Et n’a pas marqué le moindre but.

Casquette du Venezuela


Le Stade Marcelo Bielsa, surnommé le Colosse, est quasiment à guichets fermés ce mardi soir. Les dirigeants de Newell’s ont prévenu. Leur hommage à Maradona sera forcément plus impressionnant que ceux déjà observés lors des précédents déplacements du Diez à Córdoba et Mendoza. En tribunes, les maillots floqués du 10 sont partout. « On va voir Diego putain ! » s’extasie un supporter, impatient. Les banderoles, les drapeaux à la gloire du Pibe de Oro fleurissent dans les virages. Une vidéo montrant ses exploits est diffusée sur les écrans. Elle est ponctuée du message : « Tu seras toujours le bienvenu ici ! » Un tifo se dévoile. C’est un numéro dix. Une haie d’honneur, composée de jeunes du club, se met en place. Il est 19 heures. Les joueurs apparaissent sur la pelouse. Au pied de la tribune populaire, la dénommée « Diego Armando Maradona » , D10S apparaît à la sortie du tunnel. Enfin, c’est ce que tout le monde sous-entend. Car l’entraîneur de Gimnasia La Plata est presque invisible. Il avance, noyé au milieu de ses huit gardes du corps et de la nuée de caméras et photographes qui l’entourent. Seule sa casquette du Venezuela qui dépasse de la masse permet de le distinguer.


La foule crie. « Olé olé olé olé Diegoooooo Diegoooooo » . Une voix faible résonne dans les haut-parleurs du stade. C’est Diego qui parle. Mais entre la sono défaillante, le débit lent et l’articulation difficile du Pibe de Oro, le discours est incompréhensible. Se perçoit seulement l’émotion dans la voix du Diez. En larmes. Emu de retrouver son public. « Je ne te vois pas. Je ne t’entends pas ! Mais qu’est-ce que je t’aime !!! » hurle un hincha depuis la tribune Vieja Amelia. Maradona part saluer chaque virage. Un feu d’artifice est tiré. En tribunes, des regards affectueux, des sourires bienveillants accompagnent la marche difficile, en raison de ses problèmes au genou, du « héros populaire national » vers le banc de touche. Ce n’est pas là qu’il s’installera. Les dirigeants de Newell’s lui ont prévu... un trône. Il s’amuse en le découvrant. Le dédicace. Et s’installe face à jeu. Les joueurs, qui attendent depuis près de vingt minutes la fin de festivités sur la pelouse, peuvent enfin commencer la rencontre.


4-0, canette et Noël Maradonien


Le match ? Pas grand-chose jusqu’à l’ouverture du score contre le cours du jeu de Gimnasia avant la pause. Puis en deuxième mi-temps : 0-2, 0-3, 0-4. Les joueurs de la Plata sont d’une efficacité indécente. Chaque buteur part embrasser chaleureusement l’entraîneur idole. « On lui fait une fête pas possible et il nous en plante quatre avec son équipe en bois. C’est le miracle de Dieu » rit jaune Javier, un fan de « NOB » . Au coup de sifflet final, le Pibe de Oro n’en fait pas des tonnes. Il file au vestiaire après un rapide salut à la foule. « Je l’ai ! Je l’ai ! » hurle un supporter placé derrière les bancs. Il vient de récupérer une canette de boisson énergisante à moitié entamée par Maradona. Il la vide cul sec. «  J’ai bu dans la canette de Diego !! Putain c’est énorme ! C’est fou ! » . Dans les travées du « Colosse » , le Diez donne rendez-vous : « Je sais que je vais revenir ici. J’aimerais entraîner Newell’s un jour. »



La soirée n’est pas terminée pour les membres de « L’Eglise Maradonienne » . Créée en 1998 à Rosario par deux fans absolus du joueur, elle réunit près de 800 000 adeptes sur les réseaux sociaux. Environ quatre-vingt sont présents après la rencontre dans ce restaurant au sud de la ville. Ils viennent d’Argentine, mais aussi du Paraguay ou d’Espagne. « Cette église, c’est avant tout un hommage » , explique Alejandro Veron un des fondateurs. Pour être « baptisé  » , c’est simple. Il faut marquer un but de la main gauche et ensuite jurer sur la biographie de Maradona. « Promets, à partir de maintenant, et jusqu’à la fin de ta vie, que Diego a été, est, et sera le plus grand joueur de tous les temps  » , annonce Veron, transformé en pasteur. « Je le promets » répond un nouvel adhérent, un genou au sol. Ici, il n'y a que des fanatiques. Comme Walter, un fan du club d’Arsenal de Sarandi : « J’ai deux filles. Je les ai appelés Mara et Dona  » , confie-t-il. Ce mardi soir, c’est le Noël Maradonien. Fêté chaque année pour célébrer la naissance du divin enfant du football. Un sapin a même été installé pour l’occasion. « Remercions Diego pour le cadeau qu’il nous a encore fait ce soir » demande, au micro, le fondateur à l’assistance : « Il nous a une fois de plus fait don toute sa magie !  » . Les verres se lèvent. Il est bientôt minuit à Rosario. Bon anniversaire Diego.

Par Georges Quirino-Chaves à Rosario
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