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À Marseille, un Classique vécu (presque) dans l'indifférence

À Marseille dimanche, le centième Classique de l'histoire n'a pas vraiment transcendé les foules. Dans un contexte très tendu autour de l'OM cette semaine, la réception du PSG aurait pourtant pu être l'occasion de donner une nouvelle fois de la voix contre des dirigeants devenus persona non grata. On a finalement eu droit à un Marseille étrangement calme, qui a pris ce match comme il l'était vraiment : un triste OM-PSG en temps de crise et de Covid.

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Dans un monde sans Covid, avec des bars et des magasins grands ouverts, des stades aux gradins ras-la-gueule et la perspective de pouvoir s’embrasser franchement en cas de but sans avoir à craindre de se refiler le dernier variant à la mode, il aurait sans doute plané sur Marseille un tout autre air que ce dimanche après-midi. Le genre d’air que ne sait produire qu’un jour de réception du Paris Saint-Germain : l’électricité, l’appréhension, la hâte d’aller donner de la voix pour ses soldats et de faire trembler les guibolles adverses, d’aller retrouver ses copains au bar pour une soirée que l’on saura bonne.

Mais à se balader dans les rues aux échoppes éventrées de la cité phocéenne, c’était presque à se demander s’il y avait un match le soir. La semaine avait pourtant été agitée : depuis samedi, entre les événements à la Commanderie qui ont valu un tour au bagne à huit supporters marseillais, le départ surprise d'André Villas-Boas, le retour des rumeurs de la vente du club et les propos incendiaires qui ont définitivement fait de Jacques-Henri Eyraud l’ennemi public numéro 1, tout était réuni pour que ce centième Classique soit l’occasion de nouvelles démonstrations de ferveur – et de force – des supporters marseillais. Enfin, a priori.

Musique orientale, police monté et couvre-feu


Sur le Vieux-Port, une petite foule s’agglutine autour du groupe d’artistes de rue Wonsebe, bien connus dans la ville et finalistes de La France a un incroyable talent. Non loin, une grosse baffle crache tantôt du rap marseillais, tantôt de la musique orientale. Dans la foule qui danse, qui sourit, peu de survêtements, de maillots ou d’écharpes de l’OM. Ça pense à tout sauf au match du soir. « Eux, ce sont des clandestins, ils ne sont pas là depuis longtemps, glisse Abdel Kader, bonnet de l’OM vissé sur le crâne, visage bienveillant. Les vrais supporters, les Marseillais, vous les trouverez à côté du Vélodrome. » Lui dit qu’ils évitent d’organiser leurs rassemblements sur Facebook désormais, afin de passer sous le nez des « renseignements généraux » , mais le bouche-à-oreille lui a chuchoté qu’un convoi descendrait l’avenue du Prado pour se rendre aux abords du Vél en début de soirée. Pour ce soir, d’ailleurs, il ne se fait pas trop d’illusions : « On va morfler. Ils ont mis combien à Nîmes ? 3-0 ? On va prendre pareil. »



Le bouche-à-oreille avait menti : la route du Vieux-Port au Vélodrome se fait dans un calme presque inquiétant. L’échéance de 18h approche, et avec elle le couvre-feu. Autour du stade, là où l’on s’attendait à entendre quelques chants, voire quelques fumis, au moins un comité d’accueil pour les bus des deux équipes, on trouve surtout une armée des forces de l’ordre qui forme autour du parvis de Montmirail un cordon sécuritaire bien serré : camions de CRS, agents en armure et bouclier, police montée, camions anti-émeutes avec jets d’eau, on a clairement préparé le scénario catastrophe. Démesuré quand, finalement, seule une petite dizaine de supporters venus « comme ça » se sont pointés. Parmi les badauds, Bernard, écharpe bleu ciel autour du cou, craint quand même que ça pète en cas de défaite. Lui, de toute façon, ne s’inquiète que d’une chose : « Que le club soit vendu et qu’Eyraud dégage. »

Mehdi, venu d’Île-de-France spécialement pour un match qu’il matera depuis sa chambre d’hôtel, accolée au stade, pense aussi que ça peut « partir en bagarre » en cas de déroute. La présence de tous ces hommes en bleu prend sens : « Mieux vaut prévenir que guérir, confirme un CRS aux abords du stade. Avec ce qu’il s’est passé à la Commanderie, la préfecture craignait un peu. Mais il ne va rien se passer. Je pense que finalement, ça a plus calmé les gens qu’autre chose. » Il est 19h environ, le couvre-feu est religieusement respecté, le Prado est vide, les bus ont pénétré dans le stade discrètement. Après le match, c’est le même silence des rues vides, perturbé seulement par les véhicules qui s’échappent de l’enceinte et par les cliquetis des camions de production de Téléfoot qui remballent le matos pour la dernière fois. Marseille a perdu, mais Marseille n’a pas implosé.


Photos : Alexandre Aflalo

C'est Marseille bébé !


Le lendemain, la ville ne se réveille même pas un peu groggy. Il fait beau, les affaires reprennent. Les défaites contre le PSG, malheureusement, on a un peu l’habitude et honnêtement, on a actuellement autre chose à penser (et à panser) dans ce club. Du Vélodrome à la gare Marseille Saint-Charles, quelques banderoles rappellent les vrais combats des supporters marseillais : « Soutien à nos 8 frères en galère » , « Paris te soutient, retourne d’où tu viens » , « Eyraud provocateur » et même un très distingué « Eyraud FDP » tagué à l’arrache sur les marches menant à la gare. Bref, Marseille, la ville, se foutait un peu du match dimanche, elle se fout donc un peu de la défaite lundi. Le revers 2-0 contre le PSG s’est juste noyé dans tous les événements qui ont englouti le club phocéen cette semaine. Une goutte d’eau tombée dans un vase qui déborde depuis bien longtemps déjà.

Par Alexandre Aflalo, à Marseille
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