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À Dardilly, le bilan mitigé du Mondial

Avec Limonest, Oullins et Décines, Dardilly faisait partie des quatre villes de la métropole lyonnaise à recevoir les demi-finalistes du Mondial. Si la mairie se félicite du passage des Suédoises, le club local, lui, tire la tronche. Reportage sur place.

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Pour être tranquilles et se mettre au frais, ils mènent vers la petite salle de réunion du club, de l’autre côté du terrain. Dehors, le soleil cogne, la buvette tourne doucement, et les jeunes de l’AS Dardilly terminent leur dernier entraînement de la saison sur le stade municipal Moulin Carron. Pour Cécile Bulin, la présidente, Jean-Philippe Clouzet, le « directeur technique » , et son fils Cédric, « responsable de la formation » , le plus dur commence : préparer la saison prochaine. Celle-ci a été difficile, entre la relégation en D4 de l’équipe senior, l’entente qui n’a pas bien fonctionné avec le FC Limonest pour l’équipe féminine et les bouleversements liés à la réception de la sélection suédoise sur le complexe sportif de la Brocardière, le deuxième terrain du club. « Honnêtement, on a hâte que la Coupe du monde se termine, reconnaît Cécile, au club depuis toute petite et secrétaire pendant 10 ans avant d’être élue présidente en juin 2018. C’est dommage d’en arriver là, mais depuis l’automne dernier, on se retrouve souvent avec une soixante de gamins en même temps sur ce terrain et ça a créé quelques tensions. »

L’attrait des infrastructures


Située à une vingtaine de minutes au nord-ouest de Lyon, le long de l’autoroute pour Paris et Bordeaux, Dardilly fait partie de cette banlieue lyonnaise plutôt favorisée, où siègent de nombreuses entreprises. Ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle pour le club de foot local. Côté positif : des bonnes infrastructures, avec un terrain en herbe, un synthétique, un grand gymnase où jouent les basketteuses de l’Ouest Lyonnais Basket. Côté négatif : le ballon rond n’est pas toujours la priorité des habitants, qui préfèrent inscrire leurs enfants au tennis, au badminton, « ou au golf juste derrière » .


Après dix ans au Monts d’Or Anse (MDA), qui vient de recruter Cris, le « policier » brésilien, au poste d’entraîneur en N2, Jean-Philippe est arrivé à l’ASD il y a un an pour essayer d’offrir un nouveau départ au club. Il enchaîne les coups de fil pour trouver des joueurs et des sponsors, qu’il essaye de convaincre en leur montrant la qualité des infrastructures. C’est aussi là-dessus que s’est appuyé Antoine Locoge, responsable du service des sports à la mairie de Dardilly, pour devenir ville hôte d’un demi-finaliste du Mondial féminin. « La métropole de Lyon nous a alertés il y a un an sur la recherche par le comité d’organisation de quatre terrains d’entraînement, dit-il. Après plusieurs visites, le site de la Brocardière a été sélectionné. » Limonest, Oullins et Décines furent les trois autres élus.

255 licenciés et deux places pour la demi-finale


À la mairie, on raconte la belle histoire : l’expérience réussie de l’accueil d’un événement international, les travaux engagés avec l’aide de la FIFA pour « mettre à niveau la pelouse et les installations annexes » , la sympathie de la délégation suédoise, des hôtels remplis et une image positive pour la ville. Au club, le bilan n’est pas franchement le même. « Dès octobre, on nous a demandé de ne plus trop utiliser le terrain pour ne pas abîmer la pelouse, peste la présidente. Depuis avril, on n’a pas plus aucun accès au complexe, ça fait trois mois qu’on se marche dessus à Moulin Carron. À la Brocardière, on a dû enlever les bouteilles de gaz pour les barbecues, ils ont remonté les grillages, mis des barrières partout, il y a le RAID et le GIGN qui rôdent. Le tout pour quelques entraînements à peine. »


Une mise à l’écart que les dirigeants auraient mieux vécue si les jeunes du club avaient profité de la présence chez eux des vice-championnes olympiques suédoises. «  On a demandé via la mairie à pouvoir assister à une séance d’entraînement, mais ça a été refusé, précise Cécile Bulin. On a juste eu droit à deux places pour la demi-finale, pour 255 licenciés. »

« C’était une chance, on n’en a pas profité »


Agacée, la présidente a encore l’impression de s’être fait avoir sur la définition du mot partenariat. « Comme on était en difficulté avec notre équipe féminine, on a fait cette entente avec Limonest. Mais on a vite eu l’impression qu’ils étaient avant tout intéressés par nos installations. Ils ne venaient pas à nos tournois, ne nous invitaient pas aux leurs. La fête, le partage, c’est l’esprit du foot, mais là je ne le retrouve pas. » Elle a donc mis fin à l’entente entre les deux clubs, et Jean-Philippe Clouzet sonde son entourage pour maintenir une équipe féminine à l’AS Dardilly à la rentrée. Ce qui est loin d’être gagné pour l’instant. « Quand il y a Roland Garros, les gens achètent des raquettes. Là, on aimerait que ce soit pareil, qu’il y ait un effet Coupe du monde, que la mayonnaise prenne. Recevoir une sélection, c’était une chance. On n’en a pas profité » , regrette le directeur technique, un maillot de l’équipe de France sur le dos.


Antoine Locoge dit comprendre leur frustration, mais il souhaite voir le positif à long terme. « Le passage des Suédoises va servir au club, assure-t-il. Il y a un terrain en herbe magnifique, et la commune va conserver les dotations matérielles de la FIFA : des quilles, des poteaux, des cages mobiles. » Qui profiteront dans un premier temps aux féminines de Limonest, invitées par la mairie à rester sur le site de la Brocardière la saison prochaine. « L’objectif, complète-il, est d’avoir pour la saison 2020-2021 un vrai club intercommunal féminin dans l’ouest lyonnais, avec Dardilly, Limonest, Ecully, Champagne-au-Mont-d’Or. Il faut décloisonner les villages pour avoir une équipe féminine complète, compétitive et qui perdure. »

Par Léo Ruiz, à Dardilly
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