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« À Berlin, il n'y a jamais un match où je ne me fais pas insulter »

À Berlin, près de 1500 matchs de football amateur ont été annulés le week-end dernier. La raison est simple : il n'y avait tout simplement pas d'arbitres pour les diriger. Les hommes en noir s'étaient en effet mis en grève pour protester contre la montée de la violence physique et verbale dans les stades de la capitale. Edouard Ohleyer, arbitre franco-allemand de 27 ans officiant à Berlin, décrypte le phénomène.

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Le poids lourd Felix Brych (élu meilleur arbitre du monde il y a un an), la prophète Bibiana Steinhaus, le prometteur Felix Zwayer (qui a dirigé le 8e de finale de C1 entre l'Atlético et la Juventus la saison dernière)... L'arbitrage allemand se porte a priori comme un charme, et il devient de plus en plus commun de voir un sifflet d'outre-Rhin diriger les grosses affiches continentales ou internationales. Sauf que la fameuse barrière entre les paillettes du monde pro et les galères du foot amateur n'épargne pas l'univers des hommes en noir en Allemagne. Alors que fans, joueurs et entraîneurs de Bundesliga savent toujours faire preuve d'un certain respect pour les arbitres, les bonnes manières semblent se perdre dans les divisions inférieures. À tel point qu'à Berlin, les officiels se sont décidés à faire grève ce week-end pour protester contre l'augmentation des violences à leur égard.


« Il n'y a jamais un match où je ne me fais pas insulter » , concède le cœur lourd Edouard Ohleyer, un jeune arbitre franco-allemand de 27 ans qui officie en huitième division nationale dans la capitale. « C'était moins le cas avant. Parfois, avant d’arbitrer certains matchs, j’ai peur. Ce n'est pas normal quand on fait ça par passion. » La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, pour lui et ses collègues berlinois : l'agression physique d'une pointure de l'arbitrage local par un joueur il y a un mois, mais surtout l'absence de sanction exemplaire qui a suivi. « Le club a été suspendu jusqu’au jugement du Sportgericht (sorte de commission de discipline, N.D.L.R.), qui a finalement ordonné de faire rejouer les matchs que le club n’avait pas pu disputer en attente du jugement. Quant au joueur auteur de la claque sur mon collègue, il a été suspendu jusqu’à fin 2020. Ce n'est clairement pas assez pour nous, d'autant que le club est connu pour causer ce genre de problèmes » .

« S'il m'arrive quelque chose sur un terrain, je me tournerais plus vers la police que vers la Ligue »


La grève décidée par les sifflets berlinois était donc autant une manière de protester contre la hausse des violences que de dénoncer le fonctionnement et le manque de soutien des instances allemandes. À Berlin, la Ligue régionale s'était d'ailleurs farouchement opposée à la tenue de cette grève, « critiquant l'action arbitraire du comité d'arbitrage » . En Sarre, c'est même carrément le comité d'arbitrage qui vient de suspendre l'un de ses officiels après que celui-ci avait déclenché une grève mi-septembre à la suite d'une agression. « Les Sportgerichte, les tribunaux de discipline, posent vraiment question » , pointe Edouard Ohleyer. Ils sont majoritairement composés d'anciens dirigeants, de bénévoles de clubs. Dans notre cas, les membres du Sportgericht connaissaient peut-être le président du club en question. J'ai l'impression qu'il y a pas mal de conflits d'intérêts dans tout ça. En fait, s'il m'arrive quelque chose sur un terrain, je me tournerais plus vers la police que vers la Ligue. On sait que la sanction sera dérisoire. »


Si en aval, pas grand-chose n'est fait pour contrecarrer le problème de la violence, cela n'explique pas pourquoi celle-ci a subitement explosé. Outre la question du contexte social, de plus en plus difficile en dehors des cercles du « Tout-Berlin » dans la capitale, les Ligues régionales et la Fédération allemande ont encore là aussi leur part de responsabilités selon Edouard Ohleyer. « Le gros souci, c'est que les joueurs, mais aussi les supporters et les parents, ne connaissent pas certaines règles. Même au plus haut niveau, comme on a pu le voir ce week-end en 2. Bundesliga (lors d'une rencontre entre Kiel et Bochum, N.D.L.R.) ! Alors imaginez en huitième division... Cela engendre naturellement de l'incompréhension, des quiproquos, et la frustration qui peut en découler. Les Ligues ou la Fédération devraient organiser des séminaires à destination des joueurs pour leur apprendre les règles, forcer les clubs à faire de la sensibilisation... »

Quand le SC Bosna rencontre le Türkiyemspor Berlin


Sauf qu'à Berlin, bien plus qu'ailleurs en Allemagne, la pédagogie à gogo risque de ne pas suffire pour venir à bout des traquenards pour les arbitres. En cause : l'abondance de derbys de quartier aux rivalités intenses, propres aux grandes villes, mais aussi la présence accrue de clubs dits « communautaires » . « Ce sont des clubs fondés sur le sentiment d'appartenance à une communauté, et souvent composés intégralement de membres de celle-ci » , explique Edouard Ohleyer. « Exemple avec le SC Bosna, qui regroupe une majorité de Bosniens. Mais il y a aussi des équipes polonaises, turques, juives... Ça donne toujours des matchs plus chauds. Imaginez quand une équipe de l'ex-Berlin-Est, où on vote majoritairement AfD (le principal parti d'extrême-droite en Allemagne, N.D.L.R.), reçoit un club turc... » À Berlin, le ratio nombre de matchs le week-end (1500) / arbitres disponibles (1100) n'est pas près de s'équilibrer.

Par Douglas de Graaf Propos recueillis par DDG, sauf ceux de la Ligue régionale berlinoise.
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