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90 minutes pour oublier la guerre

Alors que le pays est meurtri, la Syrie s'apprête à affronter l'Afghanistan en éliminatoires de la Coupe du monde 2018. Ou quand deux pays ravagés par la guerre font abstraction de leurs malheurs, le temps d'un match...

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Des mois à négocier, à menacer, avant que Vladimir Poutine ne tranche. Et le 30 septembre dernier, il ordonne le bombardement de la Syrie : « Il faut stabiliser les autorités légitimes et créer les conditions pour la mise en œuvre d'un compromis politique. » Soixante-trois impacts en vingt-quatre heures. Depuis, les raids aériens se poursuivent. Alors « non, les Syriens n'ont pas vraiment la tête au foot en ce moment, explique Dominique Vidal, historien et spécialiste du Proche-Orient. Et ce, au moins depuis 2011. Date du début du conflit avec un pouvoir en place extrêmement répressif. » Pourtant, ce mardi soir, comme depuis le début des éliminatoires de la Coupe du monde 2018, le pays ne sera plus associé au champ lexical de la guerre. « Une manière d'oublier quelques instants leur situation. Au moins pour un soir... »

« Damas est sûr, mais ils ne nous laissent pas jouer là-bas »


D'ailleurs, c'est déjà le début de la phase retour. Au début de l'été, les deux équipes nationales s'étaient croisées à Machhad en Iran. À trois heures de route de la frontière afghane. Interdit de jouer à l'intérieur des terres, car, il ne faut pas l'oublier, l'Afghanistan est aussi en guerre. Et lors de cette rencontre où des milliers de supporters ont fait le voyage, Valimohammad Hachémi, membre du ministère afghan des Sports, avait également prôné les vertus du ballon rond : « On a prouvé que même avec rien dans les poches et l'estomac vide, on peut être fiers d'être Afghans. » Et ce, alors qu'ils s'étaient inclinés lourdement. Ou plutôt que la Syrie l'avait emporté haut la main, 6-0 exactement, avec un doublé de leur attaquant phare Raja Rafe. Depuis le pays de Bachar el-Assad enchaîne les victoires et se met à rêver. Car ce mardi soir, elle est seconde de son groupe, juste derrière le Japon, et a l'occasion de consolider cette place, synonyme de barrage. Seul problème, comme pour l'Afghanistan, le match ne se jouera pas dans le pays, mais à Mascate en Oman. Les autorités ne préférant pas prendre de risque. Au grand désespoir du sélectionneur de la Syrie, Fajr Ibrahim : « Damas est sûr, mais ils ne nous laissent pas jouer là-bas. Ça ne fait rien, car je pense qu'on peut se qualifier pour la phase finale. »

Objectif 2018


Mais malgré les 230 000 morts, malgré l'exode de masse, « c'est d'ailleurs à ça qu'on comprend la gravité de la situation : vous avez environ la moitié de la population qui a été chassée de ses foyers ou qui a fui » , malgré l'horreur, à chaque trêve internationale, c'est donc au foot que pensent les quelques Syriens qui veulent et peuvent penser à autre chose. Dominique Vidal : « Je ne suis pas passionné de foot, mais ça a toujours été un moyen de fuir la situation. Personnellement, ça ne m'étonne pas qu'on puisse encore jouer au foot en temps de guerre. Comme de partout dans le monde, vous trouvez des zones sinistrées où des enfants tapent dans un ballon. C'est une image universelle. » 90 minutes pour oublier la guerre. Et encore quatre matchs pour rêver de Coupe du monde. C'est donc peu dire que cette rencontre est un symbole. Surtout quand on se remémore où aura lieu ce Mondial 2018... Décidément, le destin sait manier l'ironie comme personne d'autre.

Par Ugo Bocchi
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