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« 90% des jeunes en Corse suivent le SC Bastia »

Présent au Festival du film de Lama, Les Apaches est le dernier film de Thierry de Peretti. L’histoire de jeunes des quartiers qui cambriolent la luxueuse villa d’un couple de continentaux. Un film très loin des clichés et de l’image de carte postale de la Corse. Forcément, Thierry de Peretti et deux de ses acteurs s’intéressent au foot insulaire. Accoudés au comptoir devant une pression, ils parlent querelles de clocher, Chahir Belghazouani et Manuel Valls. Ou la rencontre de supporters du Sporting, de l’ACA… et même du CAB.

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C’est possible de faire un film sur la Corse sans armes ?
Thierry De Peretti : Oui… Bien sûr… Ensuite, paradoxalement, la Corse est un des seuls endroits où l’on peut sortir une arme sans que cela ne fasse « film de genre » . Je ne dis pas qu’il faut sortir des armes, mais comme dans des films américains, des films où il y a la possibilité d’un danger… Ce n’est pas dans le Massif Central que ce serait pareil… Quoique, c’est chaud, le Massif Central.

Et c’est possible de faire un film sur la Corse sans évoquer le foot ?
Aziz El Hadachi : Impossible.
TdP : Si, quand même, tout est possible… Dans le film, il y a juste une casquette, et un fanion du Sporting dans une voiture, mais qui n’apparaît que dans un teaser. Je prends des choses du réel, François-Joseph Culioli avait une casquette « Uniti » , on l’utilise. Puis je trouve toujours marrant l’engouement pour Bastia, venant du Sud.
Henri-Noël Tabary : Mais l’ACA n’a jamais été au niveau de Bastia. Maintenant, vous tâtonnez gentiment, mais bon.
TdP : Le foot est entaché en Corse… Surtout Bastia.
HNT : Tu plaisantes ? Et l’ACA ? On parle du club entier.

Et toi, Aziz, il paraît que tu es pour le CA Bastia ? C’est rare…
A : Oui franchement, maintenant je préfère le CAB que le Sporting. Je les ai découverts l’an dernier, en National, c’est franchement un bon club. J’ai commencé à les suivre, ils étaient sixièmes au classement, et j’ai senti un truc. C’était beau quand ils sont montés.
HNT : Oui, donc tu es pour eux parce qu’ils sont montés… C’est n’importe quoi. Je me souviens, j’avais six ou sept ans, je vivais pour le SCB. Mon oncle montait tout le temps voir les matchs. Ensuite, ils sont descendus en Ligue 2, les trois quarts n’en parlaient plus, et maintenant qu’ils sont remontés… Les vrais supporters sont là du début à la fin. Ensuite, moi, j’étais à Paris, mais j’ai toujours suivi le SCB. Comme 90% des jeunes en Corse d’ailleurs… Ensuite il y en a qui sont pour l’ACA, comme ça, du néant…
A : Et dans le Sud, beaucoup sont pour l’OM, je ne comprends pas pourquoi.
HNT : Dans le Sud, c’est Milan, l’OM et entre Bastia ou Ajaccio. Le Milan parce que l’Italie, Berlusconi, tout ça, ça plaît.
A : Non, tous ceux qui sont pour le Milan, ce sont des Sardes ! C’est tout. Ce ne sont pas des Corses. Moi, je préfère l’Inter de toute façon, et du coup, Liverpool. Tu le sais…

Thierry, vous aviez huit ans lors de l’épopée européenne de 1978. Des souvenirs ?
TdP : Oh ben oui, la fête dans les rues d'Ajaccio, tout ça. Mais je me souviens mieux de la Coupe de France (remportée par Bastia en 1981, NDLR). J’étais avec mon oncle, mon cousin germain, tout le monde dans les voitures sur le Cour Napoléon. C’était très joyeux. Mais oui, le 7-2, Bastia-Eindhoven, quand tu es enfant, c’est tragique.

Aziz et Henry-Noël, vous venez de Porto Vecchio. Là-bas, l’idole, c’est toujours Claude Papi ?
A : Oui, il y a toujours une journée en sa mémoire, tous les ans.
HNT : Et le stade porte son nom. Puis il y a cette légende, on dit toujours que s’il n’y avait pas eu Platini, Papi aurait été titulaire. Une histoire qu’on raconte partout en Corse sûrement.. Quand tu es petit, tout le monde vit pour lui. Enfin quand nous, on était petits, tout le monde vivait pour Penneteau…

Lorsqu’il y a 5 expulsés pour un derby et des affrontements en tribunes, c’est symptomatique de l’état de violence en Corse que vous dépeignez dans le film ?
TdP : Mais il y a un clivage de villes qui revient. Ça avait disparu. Tous les « pinz » (ou pinzuti, les continentaux en Corse, NDLR) te demandent si on ne s’aime pas entre Bastia et Ajaccio, alors qu’on s’en fout. Et là, les derbys ont réactivé ça. Mais j’aime bien en fait. Quand tu montes d’Ajaccio et que sur la route tu vois des «  ACA = Gaulois » , «  Bienvenue en Corse  » sur le pont vers Corte, c’est drôle ! C’est presque bon enfant. Je suis un grand fan d’Ajaccio, de la ville en général, Bastia c’est un village à côté. Si tu compares le foot, tu compares tout. Les meilleurs endroits pour sortir, la meilleure mentalité… Ça a réactivé une rivalité plus large.
A : Arrête, Ajaccio fait pas le poids. Je suis du Sud, mais je préfère Bastia à Ajaccio. Je suis rentré dans des bars à Ajaccio, tout le monde m’a « zyeuté » de A à Z (regarder de travers, NDLR). J’ai dû marcher les yeux par terre ! Demande à mon collègue là-bas, on était trois. Plus jamais je ne retourne là-bas. À Bastia moins, beaucoup moins.

Du coup, Manuel Valls a raison, « la violence est inhérente à la culture corse » ?

TdP : Mais vas-y, qu’il commence à travailler, Manuel Valls. Après il pourra parler. Comme tous les ministres de l’Intérieur successifs, il le sait, c’est une grenade dégoupillée, la Corse. On veut faire plaisir au bon peuple de France. « Les gens doivent parler » , ça veut dire que la rue doit se substituer à la Justice. Manuel Valls fait l’imbécile. Il fait des déclarations choc, dangereuses, mais il sait ce qu’il fait. Mais il y aussi un manque de rigueur sur la question corse, il n’est pas sérieux, c’est un clown, Manuel Valls.
HNT : Oui, il dit ce que certains veulent entendre. Et il s’en fout. « Ils sont 300 000, ils vont pas nous casser les couilles. »
TdP : Et il te ressort tous les clichés sur la population coupable, l’omerta. S’il y a bien un endroit où l’omerta n’existe pas, c’est en Corse. Tout le monde ne fait que parler, mais personne ne sait rien.

Dans le film, vous utilisez de la musique de jeunes corses, Le Disko. L’essor d’une scène techno corse, d’un cinéma corse, ça va de pair avec la bonne santé du football insulaire ?
TdP : Ah ! Peut-être. C’est une très bonne hypothèse. En tout cas, la musique électronique corse va très bien. J’ai écouté plein de trucs, pas seulement Le Disko. High Angle Shot, Les Petits Pilous, OK Press. Mon prochain film, qu’on est en train de produire, s’appelle Le fan de base. C’est un jeune d’Ajaccio qui travaille à la mairie comme un crevard et qui décide de dépenser tout son salaire pour voir un match de Manchester United, dont il est fan. J’aimerais bien que ce soit un groupe corse qui fasse la BO.

On se rappellera à ce moment-là. Sinon, vous êtes allés voir des matchs l’an dernier ? Quel bilan de la saison ?
HNT : Je ne comprends pas tous les départs récents. Enfin, ils partent pour rien, tu ne fais pas de blé avec ça. On s’est toujours fait niquer sur les transferts. Regarde Penneteau, il était au sommet, Arsenal et le PSG dessus, ils ne l’ont pas vendu et il a fini à Valenciennes. Ça devait être le gardien de l’équipe de France. Il est perdu là-haut. Thauvin pareil, un scandale, on perd six millions dessus...

Beaucoup de Corses ont signé cette année. C’est une fierté ? Un plus ?
HNT : Oui, mais il faudrait en sortir des jeunes.
TdP : Ah ! Cela me fait penser que dans la première version du scénario, j’avais fait une scène avec Chahir (Belghazouani, de l’AC Ajaccio, NDLR). Un immense joueur de Porto Vecchio quand même. Dans la scène, les quatre jeunes arrivaient au quartier et Chahir débarquait avec son manager dire bonjour à ses amis. Eux, ils étaient là comme des crevards «  Ouais, Chahir c’est vrai que tu sors avec machin ? » tout ça. C’était hyper drôle. On a dû la couper, dommage. Ils étaient hyper jaloux, super vénères.



Propos recueillis par Thomas Andrei, à Lama
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