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8,5 milliards d'euros de pertes pour le foot européen, vraiment ?

Ce mercredi, lors d’un séminaire en ligne, le président de la Juventus et du syndicat des clubs ECA, Andrea Agnelli, a prévenu : les pertes du football européen pourraient se chiffrer à plus de 8 milliards d’euros. Panique à bord ou propos alarmistes adressés à dessein ? Essayons d’y voir plus clair.

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Le sujet principal du webinaire organisé par News Tank Sport avait le mérite d’être clair : « Comment les clubs voient-ils l’avenir du football européen ? » Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Andrea Agnelli, le premier intervenant de cet événement, ne le voyait pas de manière très positive. « Quand je regarde les meilleures informations dont nous disposons, le scénario de base pour l'industrie dans la région porte sur 6,5 à 8,5 milliards d'euros pour les deux années combinées. [...] Environ 360 [des clubs en Europe] ont besoin d'injections de cash, que ce soit sous forme d'endettement ou de capitalisation, pour un total de 6 milliards d'euros sur deux ans. »

Serions-nous donc tout près de la catastrophe et de la faillite généralisée du football ? Ces chiffres ont de quoi donner le tournis, l’inquiétude est bel et bien présente et ne cesse de croître jour après jour. Rien qu’en France, les estimations du coût de la crise sont en permanence réévaluées, de 400 millions d’euros il y a 10 mois, lors du premier confinement, à 1,3 milliard aujourd’hui selon les révélations de L’Équipe, alors qu’il y a quelques semaines, la DNCG pariait sur des pertes de 800 millions d’euros. Qu’en est-il vraiment ? Où en sommes-nous concrètement d’un point de vue strictement économique et que recouvrent les propos terriblement alarmistes d’Agnelli, fervent partisan de la Superligue européenne ?

Des chiffres politisés ?


L’avant-veille du séminaire de News Tank Sport, le cabinet d’audit anglo-américain Deloitte publiait son fameux rapport Football Money League qui analyse, classe et hiérarchise, depuis maintenant dix ans, les vingt clubs les plus riches d’Europe. L’étude, établie sur la saison 2019-2020, déterminait à son tour l’impact de l’épidémie de coronavirus sur le top 20 européen, dont la Juventus, le PSG ou l’Olympique lyonnais. Et les effets étaient effectivement importants. Au total, alors que ces équipes représentent 40% de l’ensemble du chiffre d’affaires du football européen (28 milliards d’euros en 2018), leurs pertes se chiffrent, sur la seule saison dernière, à 1,1 milliard d’euros. Essentiellement, la baisse s’explique par le recul et les renégociations à la baisse des droits TV (chute de 937 millions d’euros en 1 an) et les huis clos imposés par les mesures sanitaires (diminution des recettes billetterie de 257 millions d’euros sur la moitié de saison).

« Agnelli avertit l’Europe du football et demande des changements. » Martyn Ziegler

Si cela continue encore cette année, et avec l’intégration de l’ensemble des clubs et des équipes européennes membres de l’ECA, on attendrait effectivement plus de 6 milliards d’euros en deux ans. Mais les 8,5 milliards d’euros annoncés par Agnelli sont vraiment le scénario du pire, de l’extrême et du catastrophisme. Cet alarmisme pourrait d’ailleurs parfaitement avoir été fait à dessein, de façon à inquiéter encore plus les instances du football et à avancer ses pions dans les différents projets de réforme. Pour le Times et Martyn Ziegler, en Angleterre, « Agnelli avertit l’Europe du football et demande des changements » , mais pas de n’importe quelle manière. Tout cela ne pourrait être que politique et le résultat d’une stratégie extrêmement bien soignée.

La Superligue ou la réforme de la Ligue des champions ?


On le sait, depuis maintenant trois ans, le président de la Juventus, accompagné d’un certain nombre de grands clubs, veut la Superligue européenne. En tout cas, veut bénéficier d’une plus grande proportion de revenus issus des compétitions continentales. Récemment, lors d’un colloque organisé par l’ECA, ce dernier affirmait qu’il ne comprenait pas pourquoi « la NFL, aux États-Unis, générait plus de 6 milliards de dollars de droits TV, alors que la Ligue des champions, la compétition la plus prestigieuse du sport le plus populaire du monde, plafonnait à 2,4 milliards d’euros » . Pour lui, il fallait changer les choses. À travers de nombreuses investigations, discussions, tractations et négociations en coulisses, l’idée d’une Superligue s’est progressivement imposée, sans même que les instances ne la valident ou ne l’acceptent. La FIFA a même été obligée, la semaine dernière, de changer son règlement afin de faire interdire la création d’une telle compétition, et s’opposant de fait au principe de la libre concurrence et de la jurisprudence européenne.

« Ce que je peux vous dire avec certitude, c'est que toutes les décisions de changement devront être prises en accord avec l'ECA. L'UEFA ne pourra pas décider seule. » Andrea Agnelli

Et si, depuis le début, personne ne voulait de cette ligue fermée privée continentale ? Et si c’était seulement, comme depuis 30 ans, un serpent de mer servant les seuls intérêts d’influence des clubs ? Quand on réécoute Agnelli, alors qu’on pensait que la Superligue allait se faire et qu’on avait appris que des équipes comme le Barça, le Real ou Manchester United avaient déjà signé pour y participer, on découvre qu’il apprécie le projet de réforme de la Ligue des champions de l’UEFA. « Ce projet [...], appelé projet suisse, est intéressant et ouvert. C’est un excellent système, évolutif et qui assure l’intensité et l’équilibre compétitif. » Et il rajoute ensuite « ce que je peux vous dire avec certitude, c'est que toutes les décisions de changement devront être prises en accord avec l'ECA. L'UEFA ne pourra pas décider seule. [...] Je souhaite que toutes les réformes passent par l’assemblée générale de l’ECA, tous les clubs voteront pour notre avenir collectif. »

Pourquoi parler de la C1 2024 si elle doit disparaître ?


Donc, la Superligue, les pertes colossales, les risques de faillites, de disparitions, etc. ne seraient que des postures politiques pour faire changer et évoluer les compétitions, plus lucratives, certaines et intensives, dans le seul et unique intérêt des clubs ? On inquiéterait pour s’imposer ? D’ailleurs, autre élément intéressant lors de ce webinaire, c’est l’intervention surprise du président de Lyon, Jean-Michel Aulas. Ce dernier a interpellé Agnelli non pas sur la Superligue (il aurait pu puisque Lyon ne faisait pas partie des 15 équipes permanentes), mais sur la demande d’offrir 4 places qualificatives à la France dès 2024 en Ligue des champions.

Si Agnelli veut une Superligue européenne, pourquoi Aulas l’a questionné sur la Ligue des champions période 2024-2028 ? Sa réponse : « L'accès aux compétitions européennes doit venir du championnat national et la représentation européenne est fixée par les classements sportifs. C'est la méritocratie. Si les clubs performent, ils soutiennent le classement et se positionnent en Europe. » Clairement le fonctionnement actuel de la Ligue des champions et du coefficient UEFA. Il veut vraiment en sortirn Agnelli ?

Par Pierre Rondeau
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