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1974-1976 : La RDA au sommet

Pendant quarante ans, il y a eu deux équipes d’Allemagne. Si celle de l’Ouest a connu plusieurs fois le sacre grâce à des stars comme Franz Beckenbauer, Gerd Müller ou Karl-Heinz Rummenigge, sa petite sœur de l’Est n’a pour seul fait d’armes que les Jeux olympiques de 1976. Et deux ans plus tôt, un match politiquement très symbolique.

Le président de la Fédération chilienne de football a dû se frotter les yeux plusieurs fois. Quelques mois avant le début de la compétition, le tirage au sort de la Coupe du monde 1974 lui offre trois affiches pour les phases de poules : Chili-Australie, Chili-Allemagne et... Chili-Allemagne. « Heureusement que l’Allemagne n’a pas été coupée en trois ! Sinon, nous aurions pu la jouer trois fois » , se marre-t-il. C’est en effet une première dans l’histoire : deux nations issues d’un même pays qui vont s’affronter en Coupe du monde. L’Allemagne de l’Ouest (RFA) face à l’Allemagne de l’Est (RDA). Un affrontement sportif, certes, mais surtout une opposition entre deux blocs politiques aux idéologies radicalement opposées.

Le mythique but de Sparwasser

Retour en arrière, en 1949. Quatre ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne est divisée en deux. L’ancien international Helmut Schön est chargé de mettre sur pied une sélection de la zone d’occupation soviétique en Allemagne. La RDA n’étant pas encore membre de la FIFA, il faut donc attendre 1952 avant que l’équipe nationale d’Allemagne de l’Est puisse disputer son premier match officiel, face à son voisin polonais. Mais la sélection comprend vite qu’elle va devoir vivre dans l’ombre de la RFA, sacrée championne du monde en 1954. Peu importe, la RDA trace sa route avec ses propres armes, les sportifs n’ayant pas accès au statut professionnel dans ce pays.


Deux décennies s’écoulent, et en 1973, la sélection est-allemande décroche, pour la première fois de sa jeune histoire, une qualification en Coupe du monde. Le destin la place dans le même groupe que son envahissante grande sœur. Après avoir battu l’Australie en ouverture (3-0), la RDA fait match nul contre le Chili (1-1) et obtient sa qualification avant même de devoir jouer contre la RFA, elle aussi déjà qualifiée. On jouera donc quatre-vingt-dix minutes pour le symbole politique. Et contre toute attente, ce sont les « amateurs » de RDA qui l’emportent 1-0 grâce à un but de l’attaquant Jürgen Sparwasser. Un camouflet pour l’Allemagne de Beckenbauer, qui termine donc deuxième de son groupe.


Au tour suivant, la RDA se retrouve dans un groupe de la mort avec le Brésil, champion du monde en titre, l’Argentine et les Pays-Bas. Battue par les Brésiliens et les Néerlandais, elle sauve l’honneur avec un nul contre l’Argentine qui lui permet de terminer troisième de la poule. Pendant ce temps-là, l’Allemagne de l’Ouest se balade, avant de battre les Pays-Bas en finale et d’être sacrée championne du monde pour la deuxième fois. Les champions du monde auront donc gagné tous leurs matchs sauf un : celui contre la RDA. Ce qui suffit au bonheur des Allemands de l’Est, et va leur donner du baume au cœur pour la suite. De fait, si la RDA manque de se qualifier pour l’Euro deux ans plus tard, elle s’engage confiante dans le tournoi olympique de Montréal, réservé aux joueurs amateurs.


Les diplomates en survêtement

Dans le bloc de l’Est, les Jeux olympiques jouent un rôle capital. Chaque médaille d’or remportée est une preuve de la supériorité du communisme sur le capitalisme. Les athlètes jouent donc malgré eux un rôle de diplomates en survêtement et la RDA n’échappe pas à la règle. Seulement voilà, les dirigeants du pays n’aimaient pas vraiment le football, malgré son statut de sport le plus populaire. Et pour cause ! Le ratio entre athlètes engagés et médailles potentielles est bien plus faible que dans les sports individuels. Mais puisque ces faux amateurs sont, sur le papier, plus forts que leurs adversaires, le gouvernement décide quand même d’encourager à demi-mot la sélection de l’entraîneur Georg Buschner, malgré la déception de la non-participation à l’Euro, quelques semaines plus tôt.


« Je me souviens bien d’eux, explique Paco Rubio, ancien international olympique français et désormais ex-entraîneur de l’équipe féminine de l’AS Nancy-Lorraine. On en connaissait certains de nom parce qu’ils avaient battu la RFA deux ans plus tôt. Moi, j’avais un contrat de stagiaire, comme pas mal de mes coéquipiers. Mais eux, c’étaient de vrais professionnels, tout le monde le savait. » Et pourtant, les vrais professionnels commencent leur tournoi de la pire des manières en faisant match nul contre le Brésil en ouverture. Dans les couloirs du village olympique, les représentants du Parti bouillonnent. On parle même de retirer les joueurs de la compétition et de les renvoyer en Allemagne de l’Est pour éviter une nouvelle humiliation.


Mais la RDA se rattrape en battant l’Espagne et profite d’un forfait du Nigeria pour terminer deuxième de son groupe. En quarts de finale, elle affrontera la France. « Ce n’était pas prévu du tout, s’amuse Paco Rubio. Nous étions sûrs qu’ils termineraient en tête, ce qui nous aurait épargné de les jouer ensuite puisque nous avions nous-mêmes terminé premiers de notre groupe. » Face à des Bleus emmenés par un certain Michel Platini, les Allemands se présentent logiquement favoris. « Et notre principale erreur, c’est de leur avoir montré trop de respect, soupire Paco Rubio. Nous aurions dû être plus méchants d’entrée de jeu et au lieu de ça, nous nous sommes réveillés trop tard. » En effet, à l’heure de jeu, la RDA obtient deux penaltys en dix minutes. Paco Rubio et Jean Fernandez, devenu lui aussi entraîneur, se font expulser, et la France est sévèrement éliminée, 4-0.

Galvanisés par cette victoire, les Allemands de l’Est enchaînent par un nouveau triomphe en demi-finales contre l’Union soviétique, qui terminera troisième. En finale, ce sont de vaillants Polonais qui donnent du fil à retordre aux joueurs allemands, mais ces derniers parviennent finalement à s’imposer 3-1. Le podium est socialiste à 100 %, c’est un triomphe pour Moscou et ses alliés. Et pour la RDA, son seul titre en quarante ans d’existence, jusqu’à sa disparition en 1990. Mais la médaille d’or de Montréal fera partie de l’histoire. Comme elle.

Vidéo


Par Julien Duez Propos de Paco Rubio recueillis par Julien Duez.

Cet article a paru pour la première fois dans le numéro 38 de So Foot Club.
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