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супер россия !

Pour la première fois depuis la chute de l'URSS, la Russie s'est offert le droit de croquer très vite dans un huitième de finale de Coupe du monde. Mieux : elle a enfin réussi à attraper le cœur de ses supporters et surfe sur la réussite populaire de ce Mondial.

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Shake that ! Pas un sourire, rien : le stade Krestovski décolle, la Russie avec, mais Stanislav Cherchesov garde l’allure du général en conquête au service de la nation, tout juste laisse-t-il ses deux pouces se lever. Un fragment d’histoire vient pourtant de le percuter en plein vol : pour la première fois depuis la chute de l’URSS, la Sbornaya va s’offrir un plongeon au milieu des huitième-de-finalistes d’une Coupe du monde alors qu'elle n'avait pas remporté deux matchs de suite depuis novembre 2015. Il suffit de lever son regard pour percevoir la chose. Là, un père qui hurle et balance son fils derrière son cou. Ici, une larme, parfois deux. De quoi tout ça est-il le nom ? « Du soulagement, simplement, glisse Roman, la trentaine et un maillot tamponné Golovin, nouvelle poupée désignée du pays, sur le dos. Il faut comprendre d’où l’on revient, ce que cette équipe a encaissé depuis plusieurs mois. Mon père m’a tellement parlé du Mexique, de 1986, de ce match fou contre la Belgique (lors du Mondial 1986, l’URSS avait été éliminée en huitièmes de finale par les Belges 4-3 au terme d’une prolongation délirante) que je suis heureux de pouvoir connaître, à mon tour, la joie avec ce pays. Ça n’a rien à voir avec l’Euro 2008 : là, on est chez nous, on a un honneur à défendre, un message à envoyer, c’est plus fort. » Voilà donc la Russie prête à basculer dans l’autre monde : celui de la compétition, la vraie.


À ne pas oublier : cette équipe est un miracle, jetée aux loups par ses propres supporters avant la compétition, et vient pourtant de s'enfiler six points en deux matchs face, c'est vrai, à deux des plus faibles équipes de cette Coupe du monde, l’Arabie saoudite (5-0) et l’Égypte (3-1). Elle s’en cogne et prend ce qu’on lui donne à manger : mardi soir, à Saint-Pétersbourg, face à des Pharaons renforcés par le retour de Mohamed Salah, que Cherchesov était sûr de pouvoir arrêter (ce qu'il a réussi à faire grâce à un gros maillage défensif et à un Zhirkov qui a joué la partie avec un mollet et demi), la Sbornaya a une nouvelle fois éclaboussé le parquet avec son audace. Cela s’est traduit par la confirmation de son amour de la baffe donnée en contre, une titularisation décisive de Dzyuba, préféré à Smolov, et un réalisme froid pour plier l’histoire en quinze minutes au retour des vestiaires. En trois bandes. Brutal, quasi impossible à inverser pour la bande d'un Cúper qui a avoué que son avenir de sélectionneur ne dépendait plus de lui.

« Les difficultés ? Ce n'est pas dans notre vocabulaire »


Au moment où Stanislav Cherchesov est venu se présenter à la presse après la rencontre, on s’attendait alors à tout : à un bras d’honneur lâché à une presse avec laquelle il entretient une relation Aimé Jacquesque, à un homme qui vient seulement faire le job avant de repartir en claquant la porte, à une ambiance de règlement de comptes donc. Mais pas à ça : une journaliste russe qui se lève, sort son plus large sourire, lui crie un « merci, vous êtes le roi ! » auquel il n’aura pas trop su quoi répondre et qui se jette dans ses bras. Lunaire, mais parfaitement symbole d’un pays enfin entré dans l’unité nation-sélection qu’on attend d’un hôte de Coupe du monde. Chaque Mondial a besoin de ça. « Les difficultés, les blessures, ce qu’on a connu avant le tournoi ? Tout ça n’est pas dans notre vocabulaire, a alors expliqué le boss, moustache frétillante, après la rencontre. On croit en notre discours, on a appris de nos erreurs et aujourd’hui, on est fiers de donner autant de joie à nos supporters. J’espère qu’il va y avoir encore beaucoup de soirées comme celle-ci. »


Prochaine étape pour la Russie : l’Uruguay, lundi prochain, qu’elle affrontera à Samara pour passer à « un autre niveau. On va dormir, se reposer, vérifier que les joueurs n’ont pas de problèmes physiques et on s’adaptera à leur style. Si on a deux victoires à la ceinture, c’est parce qu’on a réussi à le faire jusqu’ici et parce que tout le monde va dans le même sens. » Un journaliste allemand tente alors de surfer sur la vague : et les accusations de dopage, alors ? Tout ça est louche, non ? Cherchesov resserre les boulons : « On est là pour parler de foot, allons... » L’homme maîtrise son histoire, on ne l’emmerde pas. Mais mardi soir, la Russie a surtout rassemblé tous les éléments qui font la fierté de son peuple depuis le début du Mondial : comme s’il n’y avait plus rien, plus de tension, le foot a dissipé le voile et a dégainé son plus beau sourire. Cette Coupe du monde est déjà un succès, populaire, carnavalesque, une ode aux nations censées fusionner pendant un mois. Avec une Sbornaya plus belle, tout ça ne peut que continuer.



Par Maxime Brigand, au stade Krestovski
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