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  1. // Le derby du week-end – Suisse – FC Zurich/Grasshopper

Zurich hunter

Dimanche après-midi aura lieu au Letzigrund de Zurich un derby historique, l'un des plus vieux ayant vu le jour hors de Grande-Bretagne. FC Zurich contre Grasshopper, c'est l'affrontement de deux clubs qui n'ont jamais pu se sentir mais qui se trouvent aujourd'hui unis derrière un même ennemi, plus détestable encore : le FC Bâle, qui ose les reléguer dans l'ombre en trustant les titres et les épopées européennes.

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Prévenons tout de suite d'une chose : le derby de dimanche n'a sportivement pas un énorme intérêt. Il voit s'opposer deux clubs assez loin de leurs lustres d'antan. C'est le cas surtout du FC Zurich, qui déçoit encore cette saison en se trouvant relégué déjà loin du podium. Quant à son meilleur ennemi Grasshopper, c'est maximum la deuxième voire la troisième marche de ce podium qu'il peut espérer convoiter. Car pour ce qui est de la première place, il n'y a guère d'illusion à se faire : comme d'habitude elle devrait être squattée jusqu'au printemps prochain par le quadruple tenant du titre, le FC Bâle, la nouvelle superpuissance du football suisse, qui a raflé la moitié de ses 16 titres lors de la dernière décennie. Au FC Bâle la richesse, les gros titres dans les journaux et l'excitation des campagnes européennes. Derrière ce club à succès (et la sélection nationale qui détonne ces temps-ci et que la France retrouvera au Brésil), il ne reste que des miettes. Et ça, c'est insoutenable pour les deux de Zurich, FCZ et GCZ, qui ont longtemps été dans la lumière par le passé et qui vivent désormais plutôt mal de se trouver dans l'ombre. « Aucun des deux clubs n'accepte cette suprématie bâloise » , confirme d'ailleurs Arnaud Cerutti, journaliste à la Tribune de Genève.

Dans ce contexte, faut-il pour autant reléguer le derby de Zurich aux oubliettes ? Non, bien sûr que non. On parle tout de même d'un monument du football suisse, dont la première édition s'est tenue en 1897, un an après la création du FCZ et alors que Grasshopper avait été fondé la décennie précédente. La rivalité s'est nouée sur les bons vieux ressorts traditionnels élite de la ville versus petit peuple. En l'occurrence le support des puissants pour GCZ, l'amour des modestes pour le FCZ. « Ce sentiment s'est encore renforcé durant les années 90 avec le soutien des grandes banques pour les Sauterelles (le surnom de Grasshopper, NDR) » , fait remarquer Arnaud Cerutti. Résultat : «  Le FCZ a peut-être aujourd'hui un plus grand capital sympathique au pays, comme toute équipe qui, finalement, n'a jamais tout écrasé sur son passage. En Suisse, on n'aime pas trop les têtes qui dépassent. »

« Violent comme le dernier Nice – ASSE  »

Et il est vrai qu'en matière de tête qui dépasse, Grasshopper a longtemps été le boss, raflant très régulièrement la gloire sportive. Depuis les années 1920, il n'y a que pendant la décennie des sixties que les Sauterelles ne sont pas parvenues à rafler un seul titre national. Aujourd'hui encore, il s'agit du club le plus titré du pays – et d'assez loin en plus : 27 championnats au palmarès, contre 17 pour le Servette, 16 pour Bâle et 12 pour le FC Zurich. Le FCZ justement, qu'en dit notre spécialiste ? « Présent entre 1960 et 1980, il a ensuite longtemps disparu du paysage, à l'heure où son rival connaissait une nouvelle embellie, en raflant les titres nationaux et en devenant le premier club suisse à prendre part à la Ligue des champions.  » C'est donc d'abord pendant les années 70 que la rivalité entre les deux clubs de Zurich a été la plus féroce (époque Köbi Kuhn, René Botteron, Roger Berbig, Heinz Hermann, Claudio Sulser…), avant que le derby ne retrouve intérêt et enjeu plus récemment. Arnaud Cerutti : « Je me souviens notamment d'un formidable match de Coupe de Suisse, à l'époque où le FC Zurich était dirigé par Lucien Favre. C'était en mars 2005, en demi-finale. Zurich menait encore 5-2 à la 83e minute avant de perdre 6-5 après prolongation ! »

Ces dernières années, la rivalité passionnelle entre FCZ et GCZ a viré à l'aigre, avec en point d'orgue le match du 2 octobre 2011, interrompu par l'arbitre qui estimait que la sécurité des joueurs sur le terrain n'était plus assurée. En plein match, les supporters des deux camps s'étaient mis à violemment se bastonner. Le journaliste de La Tribune de Genève cherche la comparaison : « C'était presque du même acabit que lors du dernier match entre Nice et Saint-Étienne. Ces incidents avaient fait énormément jaser à l'époque, particulièrement en Suisse allemande. D'autant que les supporters du FCZ s'étaient ensuite illustrés en menaçant de mort des journalistes qui avaient voulu enquêter sur les fauteurs de trouble d'un match en Coupe d'Europe. » Ces violences n'ont pas aidé à redorer l'image de ce derby historique, qui a clairement perdu en popularité ces dernières années. Reste tout de même que ce match placé juste avant la trêve hivernale va décider dans quel camp on va passer les fêtes de Noël l'esprit serein. « On dit souvent à Zurich que, peu importe le classement, si tu bats le rival, tu es content. »


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Par Régis Delanoë
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