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Zoxea : « Mon équipe, ça reste le PSG époque Susic »

Ancien pilier des Sages Poètes de la Rue, Zoxea revient donner une couleur old-school au rap français avec l’impeccable Tout dans la tête. Une tête dans laquelle l’ancien môme de Boulogne garde encore bien rangés ses souvenirs du Parc des Princes pré-qatari.

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Tu sors un disque à 37 ans. D’habitude, le rap, c’est comme dans le foot, les mecs arrêtent vers 35 ans…
Si les footeux arrêtent vers 33 ans, il y a des raisons physiques, alors qu’un mec qui fait du jazz, ou de la soul, il peut mourir avec son saxo. Pour moi, le rap, c’est pareil. On a voulu stigmatiser le rap en disant que ça n’était destiné qu’aux jeunes, que ça n’était qu’une mode. Mais c’est de la musique! Après, c’est comme dans le foot, il y a toujours une compétition. Il y en a qui ont disparu, ou pire, qui ont voulu revenir, mais qui n’avaient plus le niveau. Si à un moment donné, t’as le malheur de pas être dans le coup, t’es cuit.

T’es plutôt un rappeur à l’ancienne. Dans le foot aussi ?
Moi, je suis de la génération des Zico, Francescoli, les joueurs techniques. Aujourd’hui, je suis incapable de te dire qui est premier du championnat, c’est pour te dire… Mon équipe, ça reste le PSG époque Sušić, Toko, Bats, Rocheteau, les derbys contre le Matra Racing de Francescoli. J’allais tous les samedis au Parc. J’y allais en présidentielle avec mon père et mon cousin. On était un peu connus dans le quartier, donc il y avait toujours un acteur ou un joueur pour nous donner des places à la dernière minute. Les gens voyaient nos p’tites têtes mignonnes et nous donnaient des places. C’était vraiment des bons moments. L’ambiance au Parc était bonne, même s’il y avait le kop qui était un peu relou.

T’as joué au foot?
Avant d’être connu en tant que rappeur, j’ai été connu en tant que footballeur. Quand j’étais petit, à Boulogne, je jouais avec les grands du quartier, ils avaient 15 ans, 20 ans, et moi 11 ans. Tous les petits n’avaient pas le droit à ça. Déjà, dans le quartier, j’étais surclassé. Et puis après, dans les clubs, j’étais souvent sollicité, souvent capitaine. Mon père a été international béninois. Depuis 20 ans, il dirige une association, France Bénin Football+, au Bénin. Il monte des centres de formation avec des jeunes là-bas. L’objectif n’est pas tant d’exporter les joueurs, sauf peut-être un ou deux qui sortiront du lot, que de développer des vocations professionnelles.

En foot, on parle souvent du conflit de génération, les jeunes contre les anciens, les codes à respecter... C’est pareil dans le rap ?
Oui. Regarde 1995 : c’est un groupe qu’on a découvert au Centquatre, dans le 19e, quand j’y faisais ma résidence d’artiste. À l’époque, ils s’appelaient P.O.S crew. On leur a proposé d’intégrer le label KDBZik. On leur a demandé de faire quelques concessions, comme changer leur nom, qu’on ne trouvait pas accrocheur. Après un brainstorming, on a trouvé 1995. Ils aiment bien le rap à l’ancienne, l’album des Sages Po est sorti en 95... Ensuite, il fallait les habiller musicalement. On commençait à avancer, et à un moment donné, ils ont voulu arrêter le contrat. Ils ont voulu voler de leurs propres ailes en disant que les maisons de disques, ça ne les intéressait pas. Entre-temps, j’avais fait des démarches chez BMG pour eux. Et au final, ils sont où aujourd’hui? Chez BMG, à savoir Polydor Production. Ça prouve bien qu’ils sont malhonnêtes.

Écouter: Zoxea, Tout dans la tête, KDBZik

Propos recueillis par Mathias Edwards
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