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Zlatan, le Barcelonais

Avant la Zlatanmania parisienne, le Suédois avait promené son squelette du coté de Barcelone, où il a laissé des souvenirs plutôt mitigés. Focus sur l'étape la moins glorieuse de la carrière d'Ibra avec trois témoins privilégiés.

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Le Barça dans le plan de carrière de Zlatan

Ola Gällstad, ancien coach de Zlatan à Malmö et ami personnel du joueur :
« Depuis son plus jeune âge, Zlatan a toujours voulu un plan de carrière incroyable. Il est tout sauf idiot. S'il est parti à l'Ajax, c'est parce qu'il savait que c'était une très bonne école de football qui lui permettrait de progresser. Une fois qu'il était devenu trop grand pour ce club, il s'est demandé : "Où est-ce qu'on s'entraîne le mieux ? Où est-ce que je pourrais devenir encore meilleur ?" A ce moment-là, il est parti à la Juve. Parce qu'il y avait Capello et qu'il était convaincu qu'il le ferait progresser. Quand la Juve a eu des soucis, il s'est demandé : "Dans quel club je suis sûr d'être la star qui pourra faire gagner des titres ? Milan ou Inter ?" Finalement il a choisi l'Inter. Une fois qu'il a démontré qu'il était le meilleur en Italie, il s'est demandé : "Quelle est la meilleure équipe du monde ? Le Barça !" Le Barça, pour lui à ce moment-là, ça devait être le sommet de la montagne. Et puis, le Barça, c'est aussi le club où ont joué Romario et Ronaldo, ses idoles… L'affectif a beaucoup compté dans ce transfert-là. »

Zlatan, le choix de Guardiola

Rafa Yuste, ex-vice président du Barça :
« On a dit que ça avait été un caprice de Laporta, mais ce n'est pas vrai. La venue de Zlatan au Barça, c'est Guardiola et Txiki (ndlr : Begiristain, ancien directeur sportif du club, actuellement en poste à Manchester City) qui l'ont décidée. Tout le monde voulait Ibra. On avait la conviction que c'était un joueur fait pour nous. C'était notre priorité absolue à ce moment-là. Guardiola et Tito avaient fait une liste d'attaquants qui les intéressaient et le premier nom qu'ils avaient couché sur la liste, c'était celui de Zlatan. On savait en plus que nous devions remplacer Eto'o donc le choix de Guardiola s'est très vite porté sur Zlatan. Ils étaient convaincus que ses qualités feraient du bien à l'équipe. Pour eux, c'était un renfort de choix. C'était un bon joueur et un homme de caractère, et ça c'était important pour eux à ce moment-là » .

Les négociations Inter-Barça

Rafa Yuste : « On était dans l'avion de retour d'Ukraine où nous avions fait signer Chygrynskiy. L'avion devait passer par l'Italie pour revenir à Barcelone et je me souviens que quelqu'un a dit à Laporta que Moratti était disposé à entamer des discussions pour le transfert de Zlatan. On a donc décidé de se poser à Milan pour parler avec le président de l'Inter. On est sortis de la réunion avec la sensation que le deal allait se faire. Moratti était très cordial, l'agent Raiola était aussi très chaud et surtout, il était très motivé par l'idée de voir Zlatan avec le maillot du Barça. Zlatan lui aussi était vraiment ému de pouvoir jouer chez nous. Il était motivé, quand on l'entendait parler, on avait la sensation qu'on avait l'opportunité de réaliser l'un de ses rêves de gosses. Il avait vraiment envie de venir. »

Luis Suarez, conseiller du président Moratti et seul Ballon d'Or espagnol :
« Les joueurs peuvent dire ce qu'ils veulent, qu'ils quittent les clubs pour des raisons sportives mais ce n'est pas vrai. Quand des joueurs du calibre de Zlatan décident de partir, c'est pour des questions d'argent. Tout le reste, c'est de la fantaisie. Qui peut croire aussi qu'Eto'o est parti en Russie pour le challenge sportif ? Non, il est parti là-bas pour les millions. C'était la même chose quand Zlatan a décidé de quitter l'Inter pour le Barça. »

La présentation aux socios

Yuste : « Il y avait 40 000 personnes dans le stade pour lui souhaiter la bienvenue. C'était complètement fou, d'ailleurs. Il n'y a jamais rien eu de comparable avant lui, ni après lui. Zlatan au Barça, c'était quelque chose d'énorme médiatiquement parlant.  »

Ses premiers pas au Barça

Yuste : « La première fois qu'il s'est entraîné avec le groupe pro, c'était à New York. On faisait une tournée de matchs amicaux à ce moment-là, mais il avait une fracture à la main, ce qui l'empêchait de s'entraîner normalement avec le reste du groupe. Du coup, il était avec les gardiens de but. J'étais présent à son premier entrainement. Il a fait des étirements, puis il a commencé à échauffer les gardiens. Il les a allumés. Je me rappellerai toujours de ses deux premières frappes, putain, il envoyait des missiles. Il fallait vraiment avoir des cojones pour vouloir les arrêter. Ses shoots étaient brutaux, sauvages… Il dégageait une sensation de puissance incroyable que je n'ai jamais vue chez d'autres joueurs. »

Les premiers doutes

Yuste : « Zlatan avait beaucoup de caractère, mais pas plus qu'Eto'o par exemple. Ces mecs-là sont des avant-centres, le caractère va avec. Il avait un regard particulier du genre : "Je suis le meilleur et je vais le montrer." Zlatan a beaucoup, beaucoup de caractère. Il n'a jamais été un facteur de stress pour autant. A aucun moment. Nous n'avions l'appréhension qu'il se loupe ou que ça ne fonctionne pas. Zlatan, c'était la cerise sur un gâteau qui était déjà très beau. Quand les premières critiques sont apparues à son sujet, on l'a toujours défendu. On n'a pas subi de pression. On en a eu plus quand on a décidé de nommer Guardiola coach de l'équipe première par exemple. Pareil pour Guardiola : la gestion de Zlatan n'était pas problématique. Il a eu plus de mal à imposer Busquets et Pedro aux yeux des gens qu'à expliquer les prestations bonnes ou mauvaises de Zlatan. »

Ola Gällstad : « Quand vous allez à Barcelone, c'est toujours difficile. Là-bas, les joueurs vivent pour le FC Barcelone, ils sont tous polis, courtois, mais tout le monde ne peut pas être aussi gentil qu'eux et avoir une belle raie sur le coté. Zlatan est un bon mec mais il est intéressé par d'autres trucs dans la vie. Sur le terrain, Zlatan donne tout, mais il n'est pas du genre à faire tout le temps des sourires hypocrites et balancer des "Good Morning" à longueur de temps. Zlatan n'est pas un gentleman, il est Zlatan. »

Luis Suarez : « Eto'o a mieux fonctionné qu'Ibra. Il a été plus déterminant que Zlatan pour l'Inter. Pourquoi ? Parce que lui s'est adapté aux besoins de Mourinho et de l'équipe. Je croyais que Zlatan allait mieux marcher que ça au Barça. Il n'a pas fait des mauvaises choses mais il n'a pas rayonné non plus. Son ego n'a jamais su trouver sa place dans l'esprit d'équipe du Barça. »

Zlatan Vs Guardiola

Ola Gällstad : « Pour moi, ce que Guardiola a fait à Zlatan, c'est irresponsable. Dire : "Non, ce joueur-là ne me convient pas" au bout de 6 mois et alors qu'il a coûté 65 millions d'euros, c'est juste n'importe quoi. C'est pareil pour Chygrynskiy, c'est fou. Mais qu'est-ce que c'est que ces méthodes ? Guardiola n'a pas été réglo avec ses joueurs selon moi. C'est frustrant pour tout le monde. C'est surtout très dommage car avec un peu plus de temps d'adaptation, je pense que la mayonnaise aurait pris. »

Yuste : « Je ne crois pas que le départ de Zlatan soit uniquement dû à la relation qu'il avait avec Guardiola. Vous savez, il y a des joueurs qui s'adaptent plus facilement que d'autres à la philosophie d'un club. Des joueurs qui s'en vont au bout d'un an, ça arrive partout. Le football est un monde d'émotions et de pression. Zlatan a fait une bonne saison chez nous et nous a permis de remporter une Coupe du monde des clubs et la Liga la plus compétitive de l'histoire. Même si Zlatan dit avoir de la rancœur contre Guardiola, je ne suis pas sûr que ce soit vraiment le cas : je les ai vus s'embrasser plusieurs fois, même quand Zlatan n'était plus au Barça et ça avait l'air sincère des deux côtés. »

Les raisons du divorce

Luis Suarez : « Zlatan a besoin qu'on joue pour lui, il est moins à l'aise quand il doit jouer pour une philosophie qui n'est pas la sienne. Zlatan ne pouvait pas changer le style de jeu du Barça et le Barça ne pouvait pas changer son football pour faire briller Zlatan. D'autant plus que Messi a déjà ce rôle de joueur déséquilibrant. D'où le divorce. Au PSG, le jeu tourne autour de lui, tous les ballons passent par lui et ça marche, parce que c'est un club en construction qui a besoin de repères sur le terrain. C'est pour cette raison que Leonardo l'a fait venir au PSG. »

L'après-Barça

Ola Gällstad : « Il s'est relancé à Milan. C'était bien, parce qu'il s'est de nouveau senti important. Il est redevenu Zlatan à son retour en Italie. Le problème, c'est qu'il a dû se dire qu'il ne pouvait rien faire de plus pour ce club. Il tournait en rond. Le PSG ce n'est pas un pas en arrière. C'est un projet intéressant. C'est peut-être un pas en arrière par rapport aux championnats anglais ou espagnol, mais le foot français est au même niveau que le foot italien actuellement. Zlatan peut amener le PSG vers le haut si l'argent continue à couler à flots. C'est quelqu'un qui doit se sentir important dans un projet ambitieux. Il est conscient qu'il est la référence du groupe et un leader capable d'apporter beaucoup de choses aux jeunes talents comme Verratti. Avec Zlatan, les Parisiens peuvent devenir le nouveau Chelsea du football européen. Dans deux-trois ans, je pense sincèrement qu'ils auront de réelles chances de remporter la Champion's League. »

Yuste : « Le PSG est un grand d’Europe qui a toujours eu des joueurs intéressants. Il a une assise sportive, une très bonne assise économique et une assise sociale importante qui lui vient du fait d'être le club de la plus belle ville du monde. Le PSG a tout pour réussir. Quand j'ai su que Zlatan avait signé au PSG, ça m'a rappelé l'effet qu'avait eu Ronaldinho sur le Barça. Grâce à lui, nous avions pu entrer dans une nouvelle ère et capter des très bons joueurs motivés par l'idée de partager des moments avec un vrai crack. Ibrahimovic, c'est le miel qui va attirer les abeilles. »

A suivre : Barcelone-PSG, ce soir à partir de 20h45 avec les commentaires de SO FOOT

Tous propos recueillis par Javier Prieto-Santos
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