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  2. // Nourriture au PSG

Zlatan a-t-il raison de se plaindre des repas du PSG ?

« Quand on évolue dans un club de haut niveau et quand on est un grand joueur, nous nous devons de bien manger. » Du Zlatan dans le texte. Très soucieux de son alimentation, le Suédois se serait plaint des repas proposés par le Paris Saint-Germain. Alors, obsession personnelle, ou volonté de faire franchir un palier à son club, pour se rapprocher toujours plus du fonctionnement d’un grand club européen ?

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« Dans les grands clubs, on s’occupe de tout pour vous de A à Z. » La phrase est signée Jocelyn Blanchard, passé, comme Ibrahimović, par l’Italie et la Juventus. En nomade du football européen, Zlatan a écumé les grands clubs comme personne actuellement. Ajax, Juve, Barcelone et les deux Milan, le Z a passé sa vie dans les plus prestigieux clubs européens, au point de se constituer un joli tableau de chasse, mais surtout, d’en connaître tous les codes. Des conditions de travail exceptionnelles en échange d’une exigence constante, à tous les niveaux, et d’une obligation de résultats permanente. Dans ces institutions, le moindre détail est analysé, afin d’être optimisé, comme le raconte Valérien Ismaël, passé par le Bayern Munich : « Ce qui me fascine en Allemagne, c’est cette recherche permanente de la perfection même quand ils ont du succès. À tous les niveaux, ils vont essayer d’être les meilleurs. » Mais parce que pour transcender un groupe, il faut aussi savoir le satisfaire, il est nécessaire de ne pas rentrer dans une logique de privation pour l'ancien Bavarois : « La différence avec la France quand, moi, je l’ai quittée, c’est que les repas étaient plus fades. De la viande sans sauce, de la salade sans vinaigrette, juste de l’eau à boire. Quand je suis arrivé en Allemagne, il y avait plus de choix, du jus de pomme à table, de la sauce... Et c’est quand même pas de l’excès d’avoir du jus de pommes. Quand on brûle entre 1000 et 1500 calories par match, on peut se le permettre, c’est même important. »

Il n'y aurait donc pas de mal à prendre un peu de plaisir à table. Exilé en Angleterre depuis 2001, Sylvain Distin confirme l'impression d'Ismaël. « Je sais pas si c’est une liberté supplémentaire, c’est une façon de voir le football qui est différente.  » De son escapade d'une saison à Turin, Blanchard retient, lui, surtout cette volonté de peaufiner le moindre détail : « Le professionnalisme est poussé au paroxysme dans tous les détails dans les grands clubs.  » La raison de cette minutie ? Selon Ismaël, les grands clubs auraient compris qu’une bonne alimentation était essentielle pour tirer le meilleur de ses joueurs, et rentabiliser au maximum de lourds investissements : « Quand on achète des joueurs très cher, il faut tout faire pour que ces joueurs soient en forme. La nourriture, c’est très important pour un joueur de haut niveau. Si on n’a pas envie, on mange moins ; si on mange moins, on a moins d’énergie et si on n’a pas d’énergie, on est moins performant. C’est le travail du club de savoir ce qu’il faut proposer. » Et Blanchard de confirmer, là encore : « Zlatan a dû être habitué à être toujours encadré. Et là, il se demande pourquoi ce n’est pas prévu. Être plus pro, c’est offrir le choix aux joueurs de pouvoir bénéficier d’un encadrement de qualité. »

« La nourriture, c’est l’essence du sportif »

Zlatan, en critiquant les repas et la fraîcheur des produits, n’aurait pas fait sa diva, mais aurait tout simplement voulu transmettre un message à sa direction. Pour gagner des titres, il faut savoir être pointilleux. Car la victoire se joue sur des détails. Une exigence façonnée par son passage en Italie, à en croire David Bellion : «  En Italie, je pense qu’ils sont plus consciencieux sur la nourriture. Les joueurs passés par l’Italie ont souvent une masse de graisse plus faible. » Passé par Manchester United, l’attaquant bordelais explique qu’au niveau de l’alimentation, tous les grands clubs ne se ressemblent pas : «  À Manchester, je déjeunais tous les jours au club. Mais je n’ai jamais eu de nutritionniste. Personne ne m’a jamais dit : "Mange ceci, ou mange cela." » Une différence culturelle confirmée par Sylvain Distin : « En Angleterre, on s’attache beaucoup moins à l’aspect physique du joueur. On se démerde tous. En France, si t’as plus de 10 % de masse grasse, on commence à te regarder ton alimentation. En Angleterre, t’as des joueurs qui peuvent être à 12 ou 13, mais tant qu’ils sont performants sur le terrain, ça ne pose pas de problème. »


Selon Bellion, ce serait donc par habitude, mais surtout par conscience professionnelle qu’Ibrahimović aurait critiqué les repas du club, dans l’espoir d’optimiser les performances de l’équipe : « Dans le football, il y a des lacunes. Il y a peu de joueurs qui savent vraiment ce qui est bon pour eux ou dans quels produits trouver leur énergie. Zlatan se connaît. Il sait s’alimenter de façon à être meilleur. Il a raison d’être exigeant, la nourriture c’est l’essence du sportif. Je suis sûr que ses performances n’y sont pas étrangères. » Et si la prochaine recrue du PSG était un chef étoilé ?

Par Paul Piquard et Martin Grimberghs
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