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Zilina avant le Spartak

Pour avoir oublié de jouer sérieusement les Slovaques à l'aller et en ne pensant qu'à Moscou, l'OM a failli se faire surprendre au Vélodrome. Pas au point de perdre face à une équipe faible, mais au point de faire match nul et en ayant proposé un contenu d'une rare indigence. Avertissement sans frais avant le match retour de ce soir ?

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S'inspirer de Lyon. Toujours. OK, l'OL s'est fait étriller à Lisbonne hier soir en étant mené 4-0. Sauf que les Gones ont trouvé les ressources nécessaires pour planter trois fois, de telle sorte qu'en cas d'égalité finale avec le Benfica, la différence particulière entre les deux clubs sera favorable aux Rhodaniens. Ou comment Lyon transforme une défaite humiliante en demi-succès... Question de concentration, de courage et d'humilité : ce qui fait encore défaut à l'OM en C1. La déconcentration, c'était face au Spartak (0-1) et le manque d'humilité, c'était à l'aller, contre le Zilina (un petit 1-0). Il aura fallu un but d'un défenseur, Diawara, sur un corner pas valide. Merci aussi au gardien Dubravka, auteur d'un très bon match mais coupable d'une boulette trop comique sur le but de la tête de Soulé... Un match brouillon malgré la domination de Phocéens largement supérieurs à leurs adversaires. Tout ça, parce que l'obstacle slovaque avait été négligé, du fait de l'obsession de la “finale”, ce match retour à Moscou, contre le Spartak, le 23 novembre.

« Mais Moscou à l'heure actuelle, ça n'a aucun sens ! » . Boum ! Ça, c'est signé Didier Deschamps : hier, il a tenu à remettre le sens des priorités dans l'esprit de ses joueurs. En clair, pour reprendre les bonnes sentences hypra foot : il faut « jouer les match les uns après les autres » ... Parce qu'en principe, l'OM est largement au-dessus de Zilina. Point barre. A moins de déconner, encore, comme à l'aller quand l'attaquant gambien Ceesay avait plusieurs fois brûlé la politesse aux défenseurs marseillais, provoquant même une faute de Diawara, digne du penalty dès la troisième minute... Et puis ne pas oublier non plus les deux interventions décisives de Mandanda : une bonne sortie sur Majtan (57ème) et une superbe reprise du même Matjan sous la barre détournée en corner (62ème)... A priori, le conteste est favorable aux Phocéens vu que les Slovaques seront quand même obligés de faire le jeu. Déjà, en ne faisant quasiment que défendre à l'aller, ils avaient quand même laissé des espaces tout au long de la partie, alors ce soir s'ils se découvrent un peu plus, on sent que des Rémy, Ayew ou Valbuena pourront se créer des occases.

Pour cela, il faudra retrouver un bon Lucho. Bizarrement, le niveau de jeu de l'Argentin a subitement baissé à partir des deux matchs contre Nancy (1-0) et ensuite Zilina. Depuis, le meneur de jeu évolue avec un volume de jeu moindre. Résultat : des flottements tactiques dans l'animation offensive et dans la relation milieux-attaquants. A tel point que par moments, ce sont Ayew et Valbuena (il a souvent pris l'axe, comme à Lille) qui ont impulsé le jeu marseillais. On attend mieux du stratège argentin. Sinon, l'OM aligne du classique en défense : Azpi-Mbia-Diawra-Heinze. Milieu : Kaboré devant la défense, Lucho et Ayew (Cheyrou a du mouron à se faire). Devant, incertitudes pour le poste de 9 : Brandao tiendrait la corde sur Gignac. Sur les côtés, Petit Vélo et Rémy. Quoi d'autre ? L'OM n'a pas joué contre Rennes samedi soir, ni dimanche. Pas grave, mais un manque de rythme est à prévoir par moments ? Mouais...

Côté Zilina, il faudra neutraliser le bon meneur de jeu et capitaine Robert Jez. A l'aller, il fut l'un des rares à surnager en “tenant” un peu le ballon et en orientant devant dès qu'il l'a pu. Le très bon attaquant Matjan, costaud et percutant, fera sûrement la paire avec Oravec, plutôt qu'avec le dangereux Ceesay, pour cause de triplé vendredi dernier en championnat contre Banska Bystrika (3-3). Dans son petit stade de 12 000 places, le Zilina se battra rien moins que pour glaner son premier point historique dans une Ligue des Champions qu'il dispute pour la première fois. Voilà, l'OM part quand même favori. Déjà, à raison d'une différence de fortune qui penche nettement en faveur du club provençal (le budget marseillais est de 130 millions d'Euros, celui du Zilina de 5 millions seulement). Et à condition d'humilité, courage et concentration. Sinon, en cas de résultat autre qu'une victoire, le match contre le Spartak sera sûrement une “petite” finale pour l'OM, avec seulement une place en Europa League en jeu.


Chérif Ghemmour

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