Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 44 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // Interview Ramon Calderón

« Zidane a l'ombre de Mourinho dans son dos »

Prédécesseur de Florentino Pérez aux commandes du Real Madrid, Ramon Calderón connaît parfaitement les arcanes de la Maison Blanche. Il revient sur la nomination de Zinédine Zidane, un homme qui, selon lui, mérite sa chance, sur le banc du club le plus sacré du monde.

Modififié
Que pensez-vous de Zidane comme entraîneur du Real ?
L'arrivée de Zidane au Real, c'est une équation à plusieurs inconnues : il n'a aucune expérience, à part deux ans comme assistant d'Ancelotti et un an et demi en tant que coach d'une équipe de seconde division, ce qui est léger pour entraîner le Real. D'un autre côté, il a été un immense joueur, il connaît très bien la mentalité d'un joueur d'élite, sa manière de penser, son attitude. Il sait aussi très bien se comporter dans un vestiaire plein de stars, ça c'est un avantage. Maintenant, il faut voir si, en combinant son expérience en tant que joueur, sa petite expérience comme coach, et un peu de chance, parce qu'il va en avoir besoin, il va pouvoir redresser la situation d'une équipe qui est déséquilibrée, et qui a des bons résultats contre les petites équipes, qui va en mettre 7 ou 8 parfois, mais qui n'a pris que 25% de points lors de confrontations directes contre les gros.

Le fait qu’il n’ait pas eu de résultats excellents avec la Castilla ne vous inquiète pas ?
Je ne pense pas que cela soit si important. La dimension change, c'est plus pareil, il va disposer des meilleurs joueurs du monde. Je l'ai connu quand j'étais au directoire, c'est une personne exceptionnelle du point de vue humain. Il connaît très bien le football, il a triomphé dans une situation hyper difficile, il a gagné des titres. Je pense qu'il peut y arriver en tant que coach, j'espère qu'il va le faire. Ça n’est pas facile, encore moins au Real Madrid, un club dans lequel au cours des 74 dernières années, seulement deux hommes sont restés au club plus de 3 ans. C'est un chiffre très significatif qui montre bien à quel point il est difficile d'entraîner le Real Madrid.

En tout cas, le mot qui revient beaucoup ces temps-ci à Madrid, c’est l'espoir. Pourquoi il y a autant d’espoir ?
Il y a beaucoup d'espoir parce qu'il incarne les valeurs de la Maison Blanche. L’aficion l'a reçu à bras ouverts, pour ce qu'il nous a offert en tant que joueur. Un mec inoubliable pour l'histoire du club, quand il a mis le but de la novena contre Leverkusen, un des buts historiques. Il y a beaucoup d'espoir qu'il réédite cela en tant que coach.

Vous pensez que son passé de légende du club lui donnera droit à une période d’immunité ?
Je suis sûr qu'il aura plus d'indulgence et de patience de la part des socios. Je pense que le président y a pensé. C'était son principal avantage, il est en quelque sorte le bouclier de Fiorentino, parce que le public l'aime, le respecte, et lui permettra plus qu'à n'importe quel entraîneur. Le premier mois, il aura une sorte d'état de grâce, où le public sera indulgent, mais c'est le Real, ça ne durera pas plus que 4 ou 5 matchs ! Il a de la chance, car les 4 ou 5 matchs qui viennent sont plutôt faciles (interview réalisée avant les victoires contre le Deportivo La Corogne et le Sporting Gijón, ndlr). Le public a l'espoir qu'il réussisse, cela va beaucoup l'aider, mais pas non plus lui laisser beaucoup de temps, il n'y a pas une énorme marge d'erreur.

« Avec son caractère, ses valeurs, son attitude pacifique et conciliatrice, Zidane va faire du bien. » Ramon Calderón

Mais il n’y a jamais vraiment de marge d’erreur au Real ?
Ici, le supporter est habitué à voir des stars, beaucoup de buts, à gagner plus de titres que personne. Une deuxième place est un échec cuisant. Tout cela rend le public très exigeant, tous les joueurs et entraîneurs qui viennent ici le savent. Rien ne sera facile, c'est un club très spécial où l'hincha espère jusqu'au moment où il se fatigue, et il se fatigue très vite... Lui l'a vécu ici lors de sa première saison en tant que joueur quand, au mois de novembre, il a commencé à être sifflé. Les gens ont commencé à penser à la somme qu'on l'a payé. Il devait faire plus et donc, au bout de 3 mois, il a été sifflé. Il m'est arrivé la même chose avec Cristiano Ronaldo que j'ai recruté pour 94 millions d’euros, les gens pensaient que c'était une folie. Aussi bien Zidane que Ronaldo ont ensuite prouvé qu’ils étaient d'immenses joueurs.

Vous pensez que Zidane en tant que coach, c’était le premier choix de Florentino ?
Je crois que faire venir Zidane est une manière pour Florentino d'acheter la paix sociale. Il a essayé de faire venir Mourinho, qui a senti le piège et n'a pas voulu venir au milieu de la saison. Il y a eu des réunions avec l'agent de Mourinho qui était son premier choix. Et surtout je crois que Mourinho veut prendre Manchester United.

Vous croyez donc à un retour de Mourinho. Cela a été démenti par tout le monde ?
Mourinho va attendre de voir ce qu'il va se passer avec Zidane avant peut-être de revenir en fin de saison. J'espère que cela ne sera pas comme ça. Mais si avec Zidane, ça ne marche pas, on aura Mourinho sur le banc en juin. Zidane a l'ombre de Mourinho dans son dos. Je pense que c'est dommage, car Mourinho ici n'a rien prouvé. Zidane a un caractère extraordinaire, il mérite de réussir. C'est un homme timide, mais qui s'est fait aimer. Il est calme, il a une vie familiale saine, de la classe. Il représente très bien tout ce qu'est le Real. Ça serait une juste récompense qu'il réussisse.

Pourtant, Mourinho est une figure clivante à Madrid ?
C'est du 50-50, c'est un homme aussi adoré que détesté. C'est un homme qui déclenche les passions. Beaucoup l'idolâtrent, veulent absolument qu'il revienne, d'autres souhaitent qu'il ne remette jamais les pieds au Real. Il a été un entraîneur à succès, mais pas avec le Real. Ce n'est un secret pour personne que le président l'aime, l'a toujours soutenu et qu'il voudrait le voir revenir.

À l’inverse, Zidane est pour le moment un homme de consensus ?
Zidane fait l'unanimité, il n'a aucun ennemi. Zidane est une figure indiscutable, aucun supporter ne peut dire du mal de lui. Au moins en tant que joueur... En tant qu'entraîneur, personne ne sait, mais tout le monde lui accorde le bénéfice du doute. Lui va tranquilliser le club, solutionner les problèmes, apporter le calme, ce qui est très important dans un club conflictuel. Avec son caractère, ses valeurs, son attitude pacifique et conciliatrice, Zidane va faire du bien.

« Florentino Pérez ne fait pas confiance aux professionnels du foot, il croit qu'il peut lui-même gérer l'équipe, la composer comme bon lui semble. C'est une erreur. » Ramon Calderón

Et sa timidité ne va pas le desservir au moment de gérer la pression ?
Je suis sûr qu'il peut supporter la pression ! Il l'a fait comme joueur. En novembre 2000, il était sifflé, il a réussi à faire taire tout cela. Je me rappelle que Di Stéfano adorait quand on le comparait à Zidane, c'est un détail significatif. Dans sa manière de jouer, son attitude, il lui ressemblait beaucoup. C'est important, car Di Stéfano, c'est le plus grand joueur de l'histoire de notre club.

Le vestiaire avec des ego énormes, ça ne sera pas trop compliqué pour lui ?
Gérer un vestiaire de stars sera compliqué, mais lui a déjà été dans ce type de vestiaires. Avec Beckham, Figo, Ronaldo, il a vécu avec eux, avec tous les grands. Ça sera beaucoup plus facile pour lui que pour Benítez dans ce sens. Les joueurs savent qu'il est plus grand qu'eux, qu'il a été le plus grand, et qu'ils ont beaucoup à apprendre de lui.


Zidane a confié vouloir faire jouer la BBC à tout prix, quand certains trouvent que les trois déséquilibrent l’équipe, notamment lors des gros matchs. Vous en pensez quoi ?
Zidane sait que le président veut que les trois jouent ensemble, que la BBC soit titulaire. La théorie du président est que les bons joueurs gagnent toujours, quand on les accumule. C'est sa grande erreur, c'est l'erreur d'un ingénieur qui n'a pas été professionnel du football. Ça m'est arrivé à moi aussi, mais comme je n'étais pas professionnel, j'ai toujours fait confiance aux pros. Il n'a pas voulu le faire, et s'est directement placé au-dessus de Pellegrini, Mourinho, Ancelotti ou Benítez.

C’est pour cela que Pérez est critiqué à Madrid ?
Sans doute, il ne fait pas confiance aux professionnels du foot, il croit qu'il peut lui-même gérer l'équipe, la composer comme bon lui semble, c'est une erreur. Je lui ai dit plusieurs fois, mais il pense qu'il n'a pas besoin d'un professionnel du football à ses côtés. Il ne croit pas que cela soit utile. Mais Zidane le sait, il connaît bien le président, lui est reconnaissant, ce qui est logique. Il y a un dicton espagnol qui dit : être bien né, c'est être reconnaissant. Il doit trouver l'équilibre maintenant, avec les trois devant, ce qui est un dilemme. Contre les petits, pas de soucis, ils peuvent en mettre 10 au Rayo Vallecano. Mais contre les grands, c'est très compliqué pour l'équilibre défensif. À l’image du 0-4 contre le Barça.


Propos recueillis par Arthur Jeanne
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 16:11 Premier League : le mercato estival fermera encore plus tôt 4 Hier à 14:25 Ronaldo se balade en trottinette électrique et risque une amende 29

Le Kiosque SO PRESS

Partenaires
Un autre t-shirt de foot est possible MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
Hier à 11:53 Le but pas vraiment fair-play d'une joueuse ouzbèke 30 Hier à 11:20 Christian Vieri derrière les platines 24