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Zdeněk Zeman, acte II

Ce soir, la Roma affronte Cagliari en match avancé de la 23e journée de Serie A. Sur le banc de la Roma, il y aura Zdeněk Zeman qui, en début de semaine, a bien cru que son aventure romaine était terminée. Retour sur une semaine houleuse.

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Les tifosi de la Roma ont bien cru que ça y était, ils allaient connaître un cinquième coach en l’espace de deux ans. Après Ranieri, Montella, Luis Enrique et Zeman, on annonce déjà les noms de Zago, Malesani et même Laurent Blanc pour venir s’assoir sur le banc giallorosso. Oui, car le match nul 3-3 concédé sur la pelouse de Bologne semble être la goutte d’eau qui fait déborder le vase des dirigeants. La Roma de Zeman ne convainc pas, et les promesses de l’été, d’une équipe qui serait capable de lutter pour la Ligue des champions voire même pour le Scudetto semblent loin derrière. De fait, à l’heure actuelle, la Roma est 8e de Serie A, et vient même de se faire doubler par Catane. En 2013, elle n’a pas encore gagné le moindre match de championnat, et reste sur deux défaites et deux nuls. Deux points sur douze possibles, forcément, cela irrite les supporters et les dirigeants. Alors, tout ça serait de la faute de Zeman ? À en croire Walter Sabatini, le directeur sportif du club, oui. « Zeman a des rapports cancérigènes avec certains joueurs » , a-t-il affirmé il y a quelques jours. Des mots très durs, à la limite de l’acceptable, mais qui prouvent à quel point quelque chose ne va pas. À tel point que lundi, le même Sabatini finit par admettre. « Oui, nous pensons à l’hypothèse du licenciement. » Le clap de fin semble proche.

Une histoire de règlement

« Nous nous sommes expliqués avec le club. Je ne pense pas à une démission, et je veux rester à la Roma encore cinq années. » Voilà comment les quatre jours de feu qui ont précédé le Roma-Cagliari de ce soir se sont terminés. Tout est rentré dans l’ordre, tout est bien qui finit bien, tout le monde s’aime. Sauf que cela n’est pas aussi facile. De fait, les tensions qui ont suivi le match nul de Bologne ont prouvé un certain mal-être du côté de Trigoria. Et à vrai dire, le premier à avoir exprimé ce mal-être, c’est Zeman lui-même. Samedi dernier, veille de match, le coach tire à boulets rouges sur son propre club en conférence de presse, après qu’un journaliste lui a demandé si la Roma avait besoin de renforts suite à la blessure de Destro. « Nous n’avons pas besoin de renforts, nous avons besoin de règles. Il faut se rendre compte que la discipline est la chose la plus importante dans un collectif. Mais nous, en ce moment, nous n’avons pas de règles et donc il arrive des choses qui ne devraient pas arriver. Nous n’avons pas de règles dans le sens où il manque un règlement écrit pour le comportement et d’habitude, c’est le club qui le rédige. » Un discours assez étonnant, et qui ne respire pas franchement la modernité. Si la Roma est 8e et vante actuellement la deuxième pire défense de Serie A derrière Pescara (qui était l’entraîneur de Pescara l’an dernier, déjà ?), ce serait donc de la faute du club qui n’a pas rédigé de règlement intérieur ?

Forcément, les mots n’ont guère plu à Franco Baldini, le directeur général, qui s’est empressé de répondre pour remettre l’entraîneur à sa place. « La discipline ne s’obtient pas à travers des règles écrites, qui existent néanmoins, mais elle dépend de la crédibilité que l’on a envers ceux qui nous entourent, des exemples que l’on réussit à donner et des comportement que l’on réussit à obtenir » , affirme-t-il. Pan ! 1-1, balle au centre. C’est dans ce climat très étrange que la Roma se déplace à Bologne, dimanche dernier. Et réalise un match dans le plus pur style zémanien. Des jolies phases, des horreurs défensives, du caractère, de la faiblesse mentale. Au final, un 3-3 qui aurait aussi pu être une défaite 4-3 si les montants n’avaient pas sauvé à deux reprises les Romains en fin de rencontre. Mais quelques heures après la rencontre, même les montants ne semblent plus pouvoir sauver Zeman.

Un coach fragilisé


Après le match nul, la contestation des tifosi explose. Ils sont de moins en moins à défendre le Bohême, qui avait pourtant été accueilli en grande pompe cet été. Les dirigeants jouent l’union. « Nous ne changeons pas, il reste.  » Mais en off se tient une réunion à Trigoria avec l’état-major giallorosso pour décider du futur de Zeman. La Roma remet en doute la travail du coach, ses choix techniques envers certains joueurs (De Rossi et Stekelenburg, surtout) et la mentalité de l’équipe, qui, trop souvent, a été rattrapée au score ou a laissé filer un résultat. Sabatini et Baldini affirment alors publiquement que Zeman est remis en discussion. Des noms filtrent pour l’après-Zeman. Bref, l’aventure semble terminée. Et puis, le coup de théâtre. Zeman reste. Zeman reste ? Oui, Zeman reste. Mais dans quel état reste-t-il ? Déjà fragilisé par des résultats décevants, et un jeu qui peine à être le beau jeu promis en début d’année, le coach se retrouve désormais avec l’étiquette de celui que l’on a failli virer mais qui finalement reste, on ne sait trop pourquoi.

Le pire, dans tout ça, c’est que les dirigeants n’ont même pas donné d’explications. Même pas un « Nous nous sommes trompés, Zeman est l’homme de la situation. » Non. Zeman est désormais livré à lui-même, presque décrédibilisé auprès de ses joueurs, avec des dirigeants dépassés par la situation, qui n’arrivent pas à trouver un fil conducteur depuis leur arrivée au club. De Luis Enrique à Zeman, qu’est-ce qui a changé ? Pas grand-chose. L’équipe continue d’alterner le bon et le moins bon, certains joueurs déçoivent, d’autres portent l’équipe à bout de bras (Totti, Lamela, le tout jeune Marquinhos, déjà indispensable en défense). Ce n’est pas ce que les tifosi espèrent de leur club, loin de là. Ce soir, Zeman a l’occasion de tirer un trait sur cette semaine noire, en s’imposant contre Cagliari. Même s’il le sait, trois points n’effaceront pas les plaies qui se sont ouvertes lors des derniers jours. Il faudra du temps. Mais du temps jusqu’à quand ? Jusqu’à la prochaine défaite ? Jusqu’à ce que les dirigeants aient enfin une bonne raison de le virer ? Ce n’est pas sur des bases fragiles que l’on construit quelque chose de solide. Zeman le sait. À lui de faire avec.

Eric Maggiori
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