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Zárate, le retour de l’enfant prodigue

Alors que le mercato de la Lazio est au point mort, l’attention des tifosi et des observateurs est portée sur Mauro Zárate, de retour à Rome après son prêt foireux à l’Inter. Faut-il encore croire en lui ?

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Cette image a plus de trois ans. Et pourtant, elle semble avoir existé il y a plus d’une décennie. Mauro Zárate qui prend le ballon près de la ligne de touche lors d’un derby de Rome, deux crochets courts, une sacoche du pied droit. Lucarne opposée. Et un joueur fou de joie qui court en se posant l’index sur la tempe, l’air de dire : « Je suis taré d’avoir fait ça.  » Oui. Nous sommes alors en avril 2009, et Mauro Zárate est vraiment taré. Taré du ballon, taré du talent. Arrivé à Rome en juillet 2008, un an après avoir remporté la Coupe du monde des moins de 20 ans, où il a formé un sacré duo avec Agüero, il enchante la Serie A et le public de la Lazio. Quelques semaines plus tard, il permet même à son équipe de remporter la Coupe d’Italie, en inscrivant un autre but merveilleux en finale contre la Sampdoria. Conquis, le président de la Lazio débourse 20 millions d’euros pour lever l’option d’achat, sa plus grosse dépense en huit ans à la tête du club. Sauf que cette dépense folle va marquer la fin de Zárate. Ou du moins, la fin de ce Zárate-là. La saison suivante, la Lazio change d’entraîneur et l’Argentin se perd tactiquement. S’ensuivent deux autres saisons ratées, avec quelques éclats de génie, mais bien trop isolés. Même le prêt à l’Inter n’y fait rien. Zárate n’est plus celui de la saison 2008-09. Mais le nouveau coach de la Lazio, Vladimir Petković, veut croire qu’il y a encore de l’or dans la mine. Et s’il faut creuser, il creusera.

Un ovni à Rome

Difficile, tout de même, d’expliquer la pente descendante de Mauro Zárate. Jeune, il fait des exploits à Vélez Sársfield, à tel point qu’on lui promet un bel avenir en Europe. Mais Mauro fait déjà le premier choix étrange de sa carrière. À tout juste 20 ans, il choisit de rejoindre l’Al-Sadd, au Qatar. Un choix pour la thune, à 20 ans. D’accord. Là-bas, il dispute six matches et inscrit quatre buts. Quelques mois plus tard, il se tire en Angleterre, à Birmingham, et se lâche : « Mon choix d’aller au Qatar était uniquement économique. Là-bas, les matches sont particulièrement tristes, et le quotidien à Doha est ennuyeux. Je n’avais aucun ami là-bas » , assure-t-il. De janvier à juin 2008, il découvre l’Europe et la Premier League. Même si Birmingham est relégué à la fin de la saison, Zárate brille à plusieurs reprises. Il s’attire les regards des émissaires de la Lazio, qui l’avaient déjà repéré en 2007, lors du Mondial des moins 20, compétition au cours de laquelle il inscrit le but décisif en finale.

Le 9 juillet 2008, il débarque donc à Rome sous forme de prêt et choisit un maillot numéro 10 qui n’a jamais vraiment été honoré à la Lazio depuis Roberto Mancini. Entre lui et les supporters, c’est comme dans Jeanne et Serge : amour dès le premier regard. Et Zárate sait comment se faire aimer. Dès le premier match de championnat, il claque un doublé contre Cagliari, pour une victoire 4-1. Deuxième match, contre la Sampdoria. Après sept minutes, il enchaîne un contrôle orienté en talonnade et une frappe enveloppée du pied gauche qui vient se loger dans la lucarne opposée. Le Stadio Olimpico se dit alors qu’une nouvelle merveille vient d’arriver à Rome. Son niveau est exceptionnel jusqu’à l’hiver, puis il connaît une période de moins bien, avant d’exploser à nouveau au printemps et de permettre à la Lazio de remporter la Coupe d’Italie. Son président, Claudio Lotito, le déclare invendable. Même si, au moment de débourser 20 millions pour lever l’option d’achat, il fait la grimace. Une somme bien investie, pense-t-on alors.

Je pars, je reviens


La suite est un chemin de croix. Avec Davide Ballardini, qui remplace Delio Rossi sur le banc de la Lazio, Zárate n’arrive plus à s’exprimer. Il ne marque plus, il n’est plus décisif. Ballardini est viré quelques mois plus tard, Reja est intronisé à sa place. Zárate a un bref regain de forme, mais pense déjà à la saison suivante. Une saison qui commence de la même façon : Zárate continue d’avoir le soutien des supporters, mais il ne réussit plus rien. Il est même éclipsé sur le terrain par l’arrivée du Brésilien Hernanes. Il connaît quelques sursauts, comme ce 14 novembre 2010, où il bat le Napoli de Mazzarri à lui seul : un but et une passe décisive. Mais il ne s’agit que d’étincelles. Zárate atteint un point de non-retour le 8 mai 2011. La Lazio joue sa qualification pour la Ligue des champions sur le terrain de l’Udinese. Menés 2-0, les Romains obtiennent un pénalty pour revenir dans le match. Zárate prend ses responsabilités et fait… une passe au gardien adverse. Le pire pénalty de l’année. La Lazio perd finalement 2-1 et dit adieu à la C1.

À la fin de la saison, Edy Reja est confirmé dans ses fonctions, et Zárate, pas franchement en odeur de sainteté avec le coach, comprend qu’il est peut-être temps daller voir ailleurs, d’autant que les arrivées de Klose et Cissé le poussent inéluctablement sur le banc. Lors du dernier jour du mercato, il choisit l’Inter pour se relancer. Les tifosi de la Lazio, qui n’ont jamais vraiment cessé de l’aimer, sont déçus. Finalement, ils seront presque satisfaits de voir qu’à Milan, Zárate est toujours aussi à l’ouest. Pareil : quelques coups d’éclat (son but à Moscou contre le CSKA, par exemple), mais rien de plus. L’arrivée de Stramaccioni l’aide à retrouver un peu de confiance, mais pas suffisamment pour que Moratti lève l’option d’achat. Du coup, Zárate rentre à Rome la queue entre les jambes. Deux options : soit se tirer ailleurs, soit tenter de « reprendre sa Lazio » . L’Argentin choisit la deuxième. Depuis le début du stage de pré-saison, il est celui qui se la donne le plus, qui court le plus, qui rigole le plus. Et surtout, il est celui qui est le plus applaudi par les tifosi. La preuve qu’ils ne sont pas rancuniers et que Zárate demeure leur chouchou. Il ne reste plus qu’à devenir celui de Vladimir Petković, qui admet déjà l’imaginer en duo avec Miroslav Klose. Et pourquoi pas, hein ?

Éric Maggiori
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