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You'll never lose alone !

L'OL est en crise, quoi qu'on en dise. Jean-Michel Aulas vient de découvrir qu'un supporter, c'est versatile. Alors il la joue populiste. Mais il est très seul en ce moment. Et c'est pas un hasard selon Vikash Dhorasoo. Qui prend la plume.

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Un grand club est en crise à partir de la deuxième défaite consécutive. Si l'OL n'est pas un grand club, il est quand même le plus grand club français, donc l'OL traverse une grave crise. Le club sept fois champion de France dans les années 2000, demi-finaliste de la dernière Champions League, est 18ème. Comble de l'histoire, humiliation suprême, c'est St-Étienne, l'ennemi régional, qui est venu précipiter l'OL dans le flou total. “Pendant que vos pères crevaient à la mine, nous on inventait le cinéma” avaient élégamment affiché les bad gones lors d'un derby il n'y a pas si longtemps. Eh bien les mineurs ont mangé les bourgeois lyonnais. La faute à pas de chance, à l'arbitre, au mauvais temps ou simplement la faute à Payet ?
La banderole assassine et attendue pouvait alors se déployer dans le virage nord : “Puel démission”. Un classique.

L'entraîneur rhodanien, lui, de son côté tient le choc semble-t-il. Lâché par son président, il reste confiant car son équipe a bien joué. « Je suis l'homme de la situation » . Le match à Tel Aviv demain soir semble être sa dernière chance. Il a le droit d'y croire, car l'enchaînement des compétitions tous les trois jours pourrait le sauver. A moins que son sort ne soit déjà réglé.

Plus d'une demi-heure après la fin du match, un groupe important de supporters était encore dans un des virages à demander l'éviction de Puel. Deux ans et demi sans aucun titre, c'est beaucoup trop quand on vous a habitué à la victoire. Et c'est Aulas qui, en bon pompier de service, s'est rendu sur la pelouse pour parler aux rebelles, aux mal élevés. « Donnez la chance aux joueurs, donnez la chance au club... » .

Aulas obligé de descendre dans l'arène pour défendre son bout de gras. Scène incroyable, hallucinante, peut-être l'une des images fortes de l'année avec le bus des Bleus. Aulas, l'homme qui a fait de Lyon le plus grand club français. Aulas le roi de la bourse. Le Président a appris à ses supporters à gagner mais pas à perdre. Malheureusement, en sport, au football, on perd un jour, même quand on est le plus riche, le plus puissant, le meilleur, et cette échéance se prépare lors des jours de victoire.

Être supporter de son club, c'est viscéral. C'est l'être pour le pire et le meilleur, surtout pour le pire, dans les moments difficiles comme dans les bons moments. C'est dans les jours de défaite qu'un club peut compter ses supporters.
L'équipe d'une saison est de passage, le club, l'institution est là pour toujours. Voilà toute la différence entre supporter son équipe et supporter son club.
Samedi soir, Jean-Michel Aulas semblait perdu, incrédule. Il découvrait brutalement que le rapport créé avec sa ville et ses fans était uniquement lié à la victoire et rien d'autre.

Soir de défaite. La bête que tu as entretenue dans l'illusion de la victoire éternelle se retourne contre toi. Les bulles sont faites pour exploser. La croissance comme horizon est une impasse. L'ultra-libéralisme des supporters, président Aulas ! Aulas n'a rien construit sur la sympathie, l'échange et forcément quand on snobe les rapports humains en privilégiant le bizness, ça pète un jour. On diversifie les maillots, les sponsors, les produits dérivés. On multiplie les sources de recettes. En oubliant qu'un grand club doit être aimé avant d'être vendu.

Lorsque les fondations sont bâclées, les supporters n'ont pas de mémoire et ne s'intéressent pas au long terme. C'est dangereux dans le foot, c'est dangereux dans la vie. Pendant ses années de gloire, Aulas aurait pu créer un truc sympathique, un lien fort avec ses supporters. Raté. Voilà son principal échec. Aujourd'hui, pour obtenir la paix sociale, il est condamné à gagner, au risque de se faire botter les fesses. C'est certainement trop tard à moins que...

Un jour peut-être, un soir de défaite, les supporters lyonnais chanteront tous en chœur, “You'll never walk alone !”. Ce soir-là, l'OL ne sera pas loin d'être un très grand club.



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