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You'll never hate alone

S'ils n'ont pas été au mieux ces dernières saisons, Liverpool et Manchester United restent les deux plus gros palmarès du foot anglais. Et pour les supporters, il s'agit du match le plus chaud de l'année, celui où l'on a le droit de ne rien respecter, pas même l'hymne des Reds.

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« Anfield a toujours été un endroit spécial, très bruyant, incroyable et capable de pousser un joueur à se sublimer. Et à Anfield, il y a trois types de match qui engendrent une intensité que je n'ai jamais expérimentée ailleurs : les rencontres européennes, les derbys contre Everton et les affrontements avec Manchester United. » Stig Inge Bjørnebye a évolué près de six saisons à Liverpool, point d'orgue d'une carrière longue de seize années. Et pour lui, les affrontements Liverpool-Manchester ont toujours été ce qui se faisait de mieux, « un privilège, même si en tant que joueur, on ne doit pas se laisser emporter par l'émotionnel. Ça, c'est pour les supporters » . Si sa carrière chez les Reds s'est limitée à une trentaine d'apparitions, Bruno Cheyrou n'en garde pas moins un souvenir précis de la rivalité avec MU : « À Liverpool, le match contre Everton et celui contre MU sont quasiment aussi importants, mais ils n'ont pas la même signification. Everton, c'est le derby local, les gens en parlent tout le temps, il y a une incidence dans la vie quotidienne, car on peut avoir un collègue de travail qui supporte les Toffees... Mais c'est le derby de Liverpool, quand celui contre Manchester United, c'est le derby d'Angleterre. »


« Le manager n'avait pas besoin de nous expliquer » (David Bellion)


Et quand Sir Alex Ferguson estime – avec une intention évidente de rabaisser City – que le seul derby qu'il reconnaît pour son Manchester l'oppose à Liverpool, les Reds ont un sens des priorités similaires à en croire le consultant beIN Sports : « Sans faire injure à Everton, ils ne sont pas tout à fait dans la même catégorie que Liverpool, alors que Manchester United, si. L'affrontement a souvent déterminé qui pouvait gagner le championnat. Ce sont les deux plus gros palmarès du pays. Manchester, c'est même un club qui peut donner un certain complexe à Liverpool, car si à la base, les Reds avaient le plus gros palmarès, depuis plusieurs décennies, sous la houlette de Sir Alex Ferguson, le rapport de force a été inversé. »


D'ailleurs, côté mancunien, David Bellion se souvient que chaque déplacement à Anfield était magique. « Le manager n'avait pas besoin de nous expliquer l'importance du match, même si on n'était pas forcément soumis à la pression des supporters. Dès les premières minutes, on se rendait compte de l'intensité que les joueurs de Liverpool mettaient. » L'ancien attaquant de Bordeaux a connu la rivalité dans l'un de ses pics, quand les deux mastodontes frayaient dans les sommets de la Ligue des champions, mais se souvient qu'à Manchester, « Liverpool était un match important, mais pour nous les joueurs, c'était comparable à Arsenal, qui luttait également pour le titre » . Alors qu'à Liverpool, rien ne semble compter plus que le scalp de Manchester United, et la possibilité de se remettre à niveau en matière de palmarès, les années de Sir Alex Ferguson à MU contribuant à remplir l'armoire à trophée mancunienne.


2000 Mancuniens pour pourrir You Will Never Walk Alone


« C'est clair que les supporters de Liverpool ne seront apaisés que lorsqu'ils auront remporté la Premier League. » Car depuis 1991, les Reds sont en pleine disette, « seulement  » compensée par leur capacité à se sublimer sur la scène européenne. « C'est clair que Liverpool court après cette capacité qu'a MU ces dernières années à remporter des trophées nationaux, chose importante ici, mais la culture européenne du club fait qu'à l'échelle continentale, ils ont peut-être toujours quelque chose en plus que Manchester. » Un petit plus qui a permis aux Liverpuldiens de sortir vainqueurs de l'affrontement fratricide en Ligue Europa en 2016, avant d'échouer en finale contre Séville.


Habitué à commenter les matchs anglais en FA Cup et en Coupes d'Europe, Bruno Cheyrou se souvient que les visiteurs mancuniens n'avaient eu aucune gêne à pourrir le mythique You will never walk alone. « Souvent, les supporters adverses se taisent et écoutent. Je pense que malgré tout, ils respectent ce chant. Les supporters de Manchester étaient un ou deux milliers, et ils s'étaient époumonés pour couvrir le chant. » Pour l'ancien international français, ce sabotage vocal est un peu le résumé de la rivalité entre deux institutions, « deux clubs qui se ressemblent, avec un public populaire – surtout Liverpool –, mais deux groupes qui se détestent et ne respectent pas forcément ce que l'autre a de mieux. À une certaine époque, cela pouvait d'ailleurs être très violent, même si beaucoup de choses ont changé avec la pacification des stades en Premier League.  » Une rivalité totale qui dépasse celle avec Everton selon Bjørnebye : « La rivalité avec Everton s'est adoucie, elle est moins virulente, plus respectueuse, depuis les incidents du Heysel et de Hillsborough. » Mais le Norvégien ne s'offusque pas pour autant de l'animosité absolue entre Mancuniens et Liverpuldiens, car elle tient de « la forte valeur identitaire du football en Angleterre. C'est à la fois source de joies, de sentiments d'identité, mais par conséquent également de fortes rivalités entre communautés. » À défaut d'être un duel pour déterminer le futur champion d'Angleterre, Liverpool-Manchester United va donc rester encore un long moment un condensé de l'esprit profond du football outre-Manche.

Par Nicolas Jucha Tous propos recueillis par NJ
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