Yoann Gourcuff au tournant

2010 ? A oublier. Entre un championnat raté et une Coupe du Monde à oublier, Yoann Gourcuff est à un carrefour. S'il veut définitivement s'installer dans les esprits comme LE patron technique du football français, il doit tout casser. Et ça passe par un avenir immédiat à bien négocier.

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“Nouvelle star”, voilà le surnom qui a collé à la peau de Yoann Gourcuff durant son escapade sud-africaine. Il était censé incarner l'élégance française, le beau jeu, le toucher de balle raffiné et le sens de la distribution. Au lieu de ça, le milieu de terrain bordelais s'est retrouvé dans une sale fraternité d'université américaine. Bizutage à la con le matin (petite claque dans la nuque, vannes à deux balles), snobisme sportif les soirs de matches (aucune passe adressée à son encontre de la part de certains cadres). Clairement, Yoyo a vécu un été de merde. Pourtant, il a encaissé, seul. Raymond Domenech, celui qui l'avait mis dans la lumière, l'a laissé crever. 2010, annus horribilis pour le Girondin. Alors forcément, à l'entame de sa troisième saison à Bordeaux, le numéro 8 se pose des questions. Surtout, on s'interroge sur les suites qu'il pourrait donner à sa carrière.

Option 1 : il reste à Bordeaux

A l'heure actuelle, c'est l'option la plus fiable. Encore sous contrat, le Breton est la pierre angulaire du système de Jean Tigana. Jean-Louis Triaud, son président, ne veut en aucun cas le lâcher. Sa clause de départ (26 millions d'euros) est là pour refroidir les plus téméraires. D'autant que le Bordelais n'a pas laissé entendre qu'un départ était à l'ordre du jour. Il se doit une revanche. Magique en 2009, il a semblé émoussé et à la peine en 2010. Trop de pression ? Trop de matches ? Sa troisième saison girondine devra apporter un début de réponse. Gourcuff a un compte à régler avec la Ligue 1. Si Bordeaux veut retrouver le Top 3, ça passe par un Yoann Gourcuff au top et omniprésent dans tous les secteurs de jeu. L'Oscar Canal + du meilleur joueur ne doit pas lui échapper. Merci et au revoir.

Option 2 : il tente le pari lyonnais

Paris ne séduit plus, Marseille est trop sulfureux et Bordeaux presque trop tranquille pour son talent. Si Yoann Gourcuff reste en Ligue 1, seul l'Olympique Lyonnais est susceptible de lui offrir une scène à son image avec un rayonnement européen. De plus, Lyon est un club stable et Jean-Michel Aulas est un formidable révélateur de talents internationaux (Essien, Diarra, Benzema, Juninho). Lyon a le mérite de jouer la Ligue des Champions et de prétendre pouvoir y figurer aussi bien que l'an dernier (demi-finale). Enfin, en s'engageant pour Lyon, Gourcuff retrouverait ses deux potes Toulalan et Lloris. Un environnement idéal pour son épanouissement sur et hors du terrain. Un coup presque sans risque au final. Sauf pour la concurrence qui prendrait une sacrée claque dans la gueule.

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Option 3 : il succombe aux sirènes de l'étranger

Ce n'est un secret pour personne, Gourcuff, père et fils, ont visité les installations de Manchester City au printemps dernier. Simple curiosité ou réelle envie ? Quoi qu'il en soit, les Citizens n'ont pas encore approché le Bordelais et leur recrutement estival ne semble pas se tourner vers lui... pour le moment. Mais la piste étrangère sera réactivée un jour ou l'autre. L'Angleterre semble un terrain de jeu propice au talent du Breton. Arsenal et Arsène Wenger ? Evident. Manchester et Sir Alex Ferguson ? Idéal. Et pourquoi ne s'inscrirait-il pas dans le renouveau de Liverpool hein ? Chelsea, le club de Nicolas Anelka, apparaît par contre plus en retrait avec Ancelotti sur le banc. Le même qui avait douté de Yoann Gourcuff à Milan. Dans tous les cas, il faut un entraîneur porté sur le jeu et un club pérenne. A ce jeu-là, Man City n'apparaît pas - encore - comme la destination idoine. Reste l'Espagne, où seuls le Barça et le Real sont dignes de son talent. Mais est-il assez galactique pour la Liga ?

Option 4 : il retente sa chance à Milan

Il est parti jeune (trop ?) pour le Milan AC. Surtout dans un Calcio où les moins de 24 ans n'ont jamais vraiment leur chance. Oui, il s'y est brûlé les ailes. Oui, il s'est raté. Mais est-ce totalement de sa faute ? Une cinquantaine de rencontres en deux ans mais peu de titularisations, Gourcuff est resté sur sa faim. Le public de San Siro également. Pourtant, le natif de Ploemeur possède le bagage pour briller sous le maillot milanais. Les dirigeants milanais savent qu'ils se sont fourvoyés sur le Gourcuff première version. Pirlo et Seedorf n'étant pas éternels, l'idée de redonner sa chance au Français pourrait refaire surface.

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