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Yiuchi Nishimura, mais qui es-tu l'arbitre préféré des Brésiliens ?

Que les Mexicains se rassurent, Yiuchi Nishimura n'arbitrera pas le Brésil cet après-midi. Critiqué pour son arbitrage partial lors du match d'ouverture, l'arbitre japonais n'en était pas à son coup d'essai : il avait déjà sévi en 2010 lors de la finale de la Coupe du monde des clubs, provoquant de larges émeutes en République démocratique du Congo. Entre cartons jaunes et racisme anti-chinois, portrait d'un homme qui aime les biscottes.

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Depuis la nuit des temps, son regard dénué de pitié et de compassion fait trembler les amateurs de PES. Quand il s'avance lentement, le carton rouge à la main et le visage crispé, l'espoir s'enfuit. Son nom ? Kazuki Ito. Intransigeant, cruel et possédé, le Japonais est l'arbitre le plus méchant du jeu vidéo. Sa plus grande fierté ? N'avoir jamais laissé un match se terminer à 11 contre 11. Véritable kamikaze du fair-play, Kazuki a une sensibilité à la faute totalement exacerbée. Rien de grave en réalité, si ce n'est que dans la vraie vie, le vilain Japonais a un alter ego. Il s'appelle Yiuchi Nishimura, et officiait lors du match d'ouverture de la Coupe du monde entre le Brésil et la Croatie. Résultat : un penalty imaginaire sifflé pour un petit accrochage de rien du tout et un but valable injustement refusé pour un léger contact. On ne lui demande pas d'être aussi coulant que Pierre Enume, mais là, il y a bavure.

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Erreur judiciaire

Ce n'est certes pas la première fois qu'un arbitre international fait preuve d'excès de zèle. D'ailleurs, il marque les murs à la bombe comme aucun autre. Mais le problème de Yiuchi, c'est qu'il n'en est pas à sa première fois justement. Avant de punir injustement les Croates, l'arbitre japonais s'était déjà illustré en 2010, lors de la Coupe du monde des clubs aux Émirats arabes unis. Pendant la finale opposant l'Inter de Milan au Tout-Puissant Mazembe, il avait en effet sorti 5 cartons jaunes pour les Congolais suite à des charges plus ou moins maîtrisées. Il avait surtout sifflé 21 fautes contre les Africains, contre 9 seulement pour les Italiens. Plus truqueurs et expérimentés, ces derniers s'étaient finalement imposés 3-0, grâce à Pandev, Eto'o et Biabiany.

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« L'arbitre n'était pas bon. Pour lui, toutes les erreurs étaient africaines ! C'est lui qui nous a fait perdre le match » , s'était alors emporté Moïse Katumbi Chapwe, le gouverneur de la région du Katanga et président du club, avant de demander à la FIFA une enquête sur le trio arbitral. Une vision des choses alors soutenue par le footballeur congolais Muteba Mwaluke : « Nous ne comprenons pas pourquoi tous les cartons jaunes étaient pour le TP Mazembe et aucun pour l'Inter de Milan. » Et le joueur de rappeler que le même arbitre avait déjà injustement expulsé Gilles Sunzu lors d'un match précédent, en ouverture du tournoi contre les Mexicains de Pachuca. Quatre ans après, les Corbeaux n'ont toujours pas oublié. La preuve avec Roland Sheubel, consultant du club et administrateur du site internet, qui a bien rigolé jeudi soir dernier devant sa télé : « Bien sûr que je me suis souvenu de lui, il nous a tués nous aussi. C'est notre bête noire. »

Avec le recul, le Belge se veut néanmoins moins mauvais perdant que son président : « On était largement dominés. Eto'o nous posait des problèmes insolubles. Avec Diego Milito, Javier Zanetti, Rafa Benítez aux commandes, c'était difficile de résister, il y avait clairement une classe d'écart. Je ne crois pas que l'arbitre ait grandement influencé le résultat, même si bien sûr, mes amis congolais vont dire le contraire. Si on les écoute, ce sont les meilleurs du monde. » Faux procès puisque François Kitenge, le président du fan club international du TP Mazembe, ne dit pas vraiment autre chose : « Il n'a rien arrangé, mais cela ne sert à rien de critiquer l'arbitre. C'était notre première expérience en finale, nous étions la première équipe africaine à arriver à ce stade. Ce match reste gravé dans ma mémoire même si on a perdu. Le vrai problème, c'est qu'on espérait que notre frère Eto'o allait nous faire quelques faveurs, mais il nous a beaucoup déçu. »


Tous pareils, ces Chinois

Moins philosophes sur le coup, les supporters du club n'ont pas vraiment goûté le one-man-show du Japonais. Au Zayed Sports City, les « Chinese go home » rythment la fin de partie. À Lumbumbashi, l'écran géant monté devant la poste est caillassé. Au coup de sifflet final, de violentes émeutes éclatent dans la ville. Le rapport de l'AFP est éloquent : « Les fans déçus ont commencé à briser des fenêtres et à saccager les magasins de téléphones tenus par la communauté chinoise. » L'œuvre de « fanatiques » selon François Kitenge, qui a eu vent des événements depuis Johannesburg. Après quelques heures de trouble, la police restaure finalement l'ordre par des coups de feu, sans que personne ne soit déclaré blessé. Trop tard, le mal est fait. Le lendemain, le Chinese Digital Times estime, sans doute à raison, que ces agissements sont la preuve de « l'existence d'un sentiment anti-chinois dans la région  » .

Reste une question en suspens : pourquoi les Chinois ont-ils payé pour le Japonais ? Véritable spécialiste de la culture locale, Roland Sheubel a une explication toute trouvée : « Je crois qu'ils ne se sont pas vraiment rendu compte de leur erreur (rires). Les Congolais ne font pas trop la différence entre les Japonais, les Coréens ou les Vietnamiens. Enfin bon, pas tous quand même. Disons que ça dépend du nombre de bières… » La prochaine fois que vous perdez à PES à cause de Kazuki, s'il vous plaît, pensez bien à braquer un sushi.

Par Christophe Gleizes
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