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  3. // Lille-Qabala (1-1)

Yassine Benzia, 9 au milieu

Contre Qabala, Frédéric Antonetti a confirmé une orientation étonnante prise à l'intersaison : le repositionnement de Benzia en milieu de terrain. Alors, fausse bonne idée ou vraie révélation ?

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Dunkerque, Red Star, Ostende, Beveren. 1-0, 0-0, 0-0, 1-0. C'est peu dire que les matchs amicaux du LOSC ont été austères et sans grande révolution : la défense apparaît toujours imperméable, l'attaque reste en peine. Une préparation somme toute normale pour un club qui n'a pas modifié en profondeur son effectif, jusqu'ici, malgré pas mal de mouvements. Mais ils n'ont concerné que des remplaçants (à part Sidibé, peut-être, Amadou et Boufal). Pour le reste, un onze sans changement majeur. Sauf pour Yassine Benzia. Frédéric Antonetti a en effet surpris en juillet, en descendant son numéro 9 pour tenter de l'installer au milieu de terrain. Contre Qabala, il a commencé sur le banc. Jusqu'à la blessure de Mounir Obbadi à la 25e minute qui a poussé à un poste improbable il y a encore quelques semaines. Verdict ? Mitigé.

En haut, en bas, à gauche, à droite


« Il doit encore trouver son meilleur poste » , relevait Antonetti en mars, à L'Équipe : « Il peut évoluer en pointe, en soutien derrière l’attaquant, à droite ou à gauche. Il faut qu’il mûrisse et comprenne les tenants et les aboutissants de chaque poste. » Après une première saison à 29 apparitions et 6 buts toutes compétitions confondues, Fredo semble donc vouloir ajouter une corde à l'arc Benzia. L'ancien Lyonnais freiné par l'arrivée en fanfare d'Eder devant, Antonetti lui a expliqué son idée : le placer en milieu relayeur, voire en meneur de jeu si le système venait à évoluer. Alors, à l'issue du dernier match de préparation, gagné à Beveren, Benzia a posé une vision de la chose assez simple : « Le coach a décidé de me mettre en tant que numéro 8. C’est le choix de l’entraîneur, je n’ai pas à m’y opposer, car je fais partie de l’effectif. S’il pense que j’apporterai plus à ce poste à l’équipe, je ferai le maximum pour aider mes coéquipiers. »


Difficile de dire si Benzia a véritablement « aidé ses coéquipiers » contre Qabala. Numéro 9 dans le dos, son entrée a d'abord fluidifié le jeu de son équipe, lui ajoutant une touche technique indispensable face à une équipe devant au tableau d'affichage et regroupée derrière sur le terrain. Notamment en l'absence d'un homme capable de prendre les ballons de la tête devant, rendant inopérant les centres de Palmieri et surtout Corchia. De la finesse, Benzia en a à revendre. Une roulette trois minutes après son entrée, un coup franc obtenu sur l'action suivante, une frappe sur un second ballon cinq minutes plus tard, l'activité de l'international algérien a fait du bien. Mais celui qui a marqué son premier but avec les Fennecs en juin a encore besoin de prendre ses marques au milieu. Et c'est bien normal.

Partout et nulle part à la fois


Pendant 50 minutes, on aura vu un Benzia très mobile, quitte à devenir, paradoxalement, moins disponible. Alors qu'il semblait placé à gauche du milieu à trois lillois, avec Mavuba derrière lui et Amalfitano de l'autre côté, Benzia est tantôt venu relancer un ballon entre ses centraux, tantôt allé décaler Corchia à droite. Sans oublier de se placer à l'entrée de la surface sur les offensives, comme pour cette belle frappe à l'entame de la seconde période. Dans tous ses déplacements, une volonté de se placer entre les lignes intéressante. Mais un impact tout relatif défensivement – à sa décharge, l'opposition n'en réclamait pas tant que ça – et, surtout, aucun axe de passe trouvé, qualité pour laquelle Antonetti souhaite le voir régner au milieu. Puis, avec la sortie du buteur Mendes à la 76e, Benzia a retrouvé sa place en pointe. Trop tard pour réussir à faire la différence.

Alors, celui qui a marqué 36 buts en 22 matchs avec les U17 lyonnais, il y a cinq ans de cela, peut-il s'installer durablement au milieu ? La réponse va prendre des semaines, voire des mois à se dessiner. Mais il est sûr que son aisance la balle au pied pousse en faveur de cette option, de même qu'une tendance à la facilité rédhibitoire pour jouer en pointe au cœur d'une défense un tant soit peu rugueuse. Avec un peu d'espace, Yassine Benzia peut faire des merveilles. Il lui faudra aussi du temps. Sera-t-il déterminé à le prendre, lui qui est souvent décrit comme un grand impatient ? Dans le cas contraire, il se dit que Marseille serait ravi de le remettre à l'avant.



Par Eric Carpentier
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