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  1. // Foot et politique

Yannick Jadot : « Wenger a un côté protestant qui me fatigue un peu »

Passé de candidat d'Europe Écologie Les Verts (EELV) à l'élection présidentielle à soutien de Benoît Hamon, Yannick Jadot préfère la passe décisive au but. Un point de vue qui mérite d'être détaillé.

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Quand on est écolo, être supporter des Verts, c’est pas un peu cliché ?
C’est ma jeunesse ! J’avais deux posters dans ma chambre : Rocheteau et Keegan. C’étaient les deux stars du football, à l’époque. Moi, j’habitais en Picardie, à 50 kilomètres du stade de Reims. Mais vers 75, ce n'était plus ce que c’était avant. La grande équipe française, c’était Saint-Étienne. Et je suis resté fidèle à ma jeunesse. Non pas que Saint-Étienne offre un spectacle magnifique aujourd’hui – ça fait combien d’années que Saint-Étienne finit toujours 5e ou 6e ? –, mais franchement, ils ne peuvent pas faire mieux : dès qu’ils ont un bon joueur, il est vendu immédiatement. Comme Pierre-Emerick Aubameyang, le dernier grand joueur qu’on ait eu.

Les années 70 correspondent également à l’émergence de l’écologie politique en France... Coïncidence ?
Certes, mais pour ma part, je me suis intéressé à la politique beaucoup plus tard. Vert avant d’être écolo ! Pour moi, l’ange vert, c’était bien plus Dominique Rocheteau que René Dumont.

Qui serait le digne héritier de l’ange vert, aujourd’hui ?
Dans le football français, je mettrais Griezmann. Il a une spontanéité intéressante. Il peut faire de très très belles choses, c’est un beau joueur. Pas un Messi, certes, mais il a quelque chose de beaucoup plus humain qu’un Ronaldo par exemple. Il remet du naturel dans le football. Il n’est pas bâti comme un mec qui fait de la salle de muscu matin, midi et soir. Avant, le football n’avait pas la même image. Souvenez-vous de ces maillots qui tombaient jusqu’en bas du short. Les joueurs flottaient dedans parce qu’ils ne passaient pas leur journée à faire des pompes. Il y avait des mecs costauds, comme Piazza par exemple. Mais ils n’étaient pas bâtis pareil, pas bodybuildés et sculptés. Il n’y avait pas le culte du physique, comme aujourd’hui avec des maillots pensés pour mouler des corps qui doivent s’exposer. Griezmann a gardé une forme de sobriété, il a quelque chose du football qu’on aime quand on est enfant, il a le plaisir de jouer.

En revanche, bien après René Dumont, on n'a toujours pas trouvé l’ange des Verts en politique...
C’est vrai que cela devient difficile... Le seul qui dit des choses, c’est le pape François. Même si je ne partage vraiment pas toutes ses idées : sur des questions de société autour de l’homosexualité, de l’avortement, de la contraception, c’est pas du tout mon truc. Mais à l’échelle internationale, il est le seul qui raconte quelque chose de profond et qui le dit avec une certaine élégance et témérité – parce que quand il cogne sur la collusion des dirigeants avec la finance ou quand il fait la leçon sur les réfugiés, il le fait avec force. C’est le seul qui pèse dans le grand concert international.

Le pape François, un « ange vert » ?
Avec des qualités différentes, c’est sûr, mais une même capacité de percussion ! Il est un de ceux qui parlent le mieux des pays du Sud et d’une écologie populaire. Moi, c’est pour ça que j’aime le football, c’est parce que c’est un des sports les plus populaires qui soit. Saint-Étienne et Liverpool, c’était exactement ça, un football populaire. Vous avez lu le bouquin sur Shankly, Rouge ou mort ?
« D’un côté, je rejette complètement cette concentration de fric dans le football et de l’autre, quand tu vois un Barça-Bayern ou un Barça-Real, avec autant de beau jeu sur le terrain, c’est difficile de ne pas y prendre du plaisir aussi... »
C’est une sorte de gonzo littérature écrit par Peace, qui raconte dix ans de carrière de Shankly, l’entraîneur de Liverpool qui a fait monter le club de la 2e ou 3e division au sommet du football européen. Chaque chapitre est comme un match de championnat ou de Coupe d’Euorpe, c’est totalement dingue. On entre dans la passion de l’entraîneur : le mec quand il rentrait chez lui à 3h du matin, il analysait son jeu. On voit la répétition des matchs, ses rapports avec son conseil d’administration et ses joueurs. Mais c’est surtout un type qui a été adulé par les supporters et qui en montre la folie. C’est le point de départ de cet entraîneur : le respect des supporters. Le respect des supporters (il insiste). C’est ce qu’il raconte en permanence à ses joueurs, en leur disant : « Ces mecs-là, regarde ce qu’ils payent pour venir te voir, tu dois leur faire honneurv » C’était le sommet du sport populaire. Et c’est ce qui fait que moi, aujourd’hui, je suis dans l’ambiguïté en permanence avec le football moderne. D’un côté, je rejette complètement cette concentration de fric dans le football et de l’autre, quand tu vois un Barça-Bayern ou un Barça-Real, avec autant de beau jeu sur le terrain, c’est difficile de ne pas y prendre du plaisir aussi...

Ou un Barça-PSG ?
Non, là j’étais très fâché pour le coup. Le PSG a quand même perdu sans qu’il y ait une seule combinaison dans la surface entre Messi, Neymar et Suárez. Pas une seule combinaison. Donc c’est même pas le beau Barça qui a gagné. Prendre une bonne branlée face au Barça, ça peut avoir du style. Mais là, objectivement, c’était pas terrible.

À quoi cette incroyable défaite est-elle due ?
À la trouille. L’équipe qui bat le Barça à l’aller, c’est pas l’équipe expérimentée de l’année dernière, Ibra, Motta, Maxwell à gauche, ou Lavezzi. C’est une jeune équipe, qui fait une démonstration de football. Et c’est la même jeune équipe qui fait une démonstration de non-football. En se prenant quatre pions toute seule, avec des erreurs grossières. Et trois buts dans les sept dernières minutes...

C’est une faute professionnelle ?
Ah oui ! Je ne comprends pas qu’Emery soit toujours là. Dans le schéma tactique de ce match comme dans les remplacements, je ne vois pas où il a fait les bons choix. C’est un match totalement foiré. Il devait faire entrer ses cadres, il fallait mettre de l’expérience dans le jeu. Il ne pouvait pas garder Rabiot, qui a fait boulette sur boulette. Il s’est pris pour le chef du truc, à faire des petits râteaux en défense, c’était ridicule.

Pour le coup, Rabiot, c’est un peu l’ange déchu, non ?
Sa montée en puissance est impressionnante. C’est un mec que j’apprécie beaucoup sur ce qu’il amène, j’aime bien ces grands joueurs qui jouent debout. Ces joueurs comme Cantona ou Kempès, comme Kaká à une époque, voire Gourcuff quand il était jeune. Ce sont des joueurs qui font face au jeu. Mais au match retour, il n’a pas été bon du tout.

Emery dehors, qui pour le remplacer ? Wenger ?
Wenger, il a un côté protestant qui me fatigue un peu. C’est un vrai intello du foot, c’est toujours un plaisir de l’entendre parler – à l’image d’un Villepreux au rugby. Mais bon, il est devenu entraîneur d’un club qui vise plus la rentabilité que la victoire...

Vous formez un duo en politique avec Benoît Hamon, mais quel une-deux feriez-vous avec lui sur le terrain ?
Aujourd’hui, la réalité, c’est que c’est lui qui marque ! (sourires) Mais passeur décisif, c’est pas mal ! Aimé Jacquet a toujours dit que la passe en retrait était le plus beau geste du football. J’ai toujours joué sur l’aile droite quand j’étais enfant, mais on peut dire que vu la situation politique, j’ai bougé côté gauche pour perturber un peu le jeu de l’adversaire. En tout cas, il ne faut pas jouer l’axe central, parce que c’est là qu’on se retrouve dans le paquet et que ça coince !

Pour Benoît Hamon, le plus beau geste en football est un tacle glissé. Cette approche défensive ne vous inquiète-t-elle pas ?
Un très beau tacle glissé, c’est magnifique. Mais souvent, je me suis dit que le tacle devrait être sorti du football, pour redonner plus de pouvoir aux attaquants. En même temps, un bon tacle glissé sur Eder à la finale de l’Euro, ça n’aurait pas fait de mal, plutôt que le laisser armer...

Imaginons que Benoît Hamon arrive à l’Élysée le 7 mai prochain : quelle grande réforme pour le football porteriez-vous avec lui ?
Le sport amateur. Il y a quatre millions de bénévoles dans le football amateur, cela représente 30 à 40% des bénévoles de notre pays. Ils ont une responsabilité extraordinaire, dans les quartiers populaires, à faire vivre ce sport. C’est quand même un sport qui est articulé autour d’un entraîneur et d’une discipline collective, tout en permettant l’expression des talents individuels : c’est beaucoup dans ce que ça véhicule comme valeurs de société. Or ces 4 millions de bénévoles font ça avec 4 francs 6 sous et 3 bouts de ficelle... Ce n’est plus possible.

Ce n’est pas à ça que doit servir le revenu universel ?
Non, les bénévoles ne demandent pas forcément d’être payés. En revanche, on peut imaginer que leur responsabilité et leur engagement soient récompensés par des diplômes ou des points-retraite, par exemple. Il doit y avoir une reconnaissance beaucoup plus forte : on peut imaginer une péréquation beaucoup plus avantageuse du sport professionnel vers le sport amateur, il faut une bien meilleure redistribution. C’est d’ailleurs pour cela que je soutenais le fair-play financier de Platini, qui allait dans ce sens.

Propos recueillis par Barnabé Binctin
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