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Xavier Tomas : « À Tel Aviv, je suis resté bloqué au milieu de la Gay Pride »

Encore aujourd’hui, et cela, malgré l’apparition fréquente de ses clubs en Ligue Europa, le football israélien reste largement méconnu. Mais plus aux yeux de Xavier Tomas, l'un des deux seuls représentants français installés là-bas depuis 2015. Passé par Gueugnon et Tours, le défenseur central savoure pleinement cette expérience singulière qui ne sera sans doute pas la dernière de sa carrière.

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Tu joues aujourd’hui au Bnei Yehuda Tel Aviv et tu es l'un des deux Français avec Johan Audel qui évoluent en Ligat HaAl (championnat israélien). On espère que tu fais honneur à notre patrie…
Ça va, ça va, j’assure pas mal (rires). Très honnêtement, ça se passe très bien. En Israël, il y a énormément de Français. Il y a une grosse communauté française. Comme il y a beaucoup de compatriotes, ça facilite les choses. L’intégration s’est faite naturellement, puis tout le monde parle anglais, ce qui aide d’autant plus.

Tu viens de le dire, la communauté française est l’une des communautés étrangères les plus représentées en Israël. Sur place, tu sens cette touche française ou pas du tout ?
Ah mais carrément ! Par exemple, à Netanya, une ville située au nord de Tel Aviv, il doit y avoir près de 80 % de Français. Quand tu te promènes dans les rues, tu entends parler français et tu as des devantures avec le nom des magasins en français aussi. Mes enfants vont dans un quartier qui s’appelle Neve Tzedek où il y a une école française. C’est un peu un quartier de bobos, on se croirait un peu au Marais. C’est tranquille, c’est cool et c’est pourquoi l’intégration a été rapide. Et puis quand tu as le soleil et la plage, ça aide, on ne va pas se mentir (rires). On profite bien. Les deux derniers jours (l’interview a été réalisée le mercredi 5 octobre, ndlr), c’était la nouvelle année ici pour les juifs. C’est tombé en période de trêve internationale et on a eu trois jours de libre. On s’est régalés avec les enfants qui sont allés à la plage. Même encore à cette période de l’année, il fait chaud et la mer est bonne.

Rejoindre Israël n’est pas un choix commun de la part des joueurs tricolores. Comment as-tu atterri là-bas ?
Je sortais d’une bonne saison avec le club grec de Levadiakos, une saison pleine. Je voulais connaître un nouveau challenge. Au départ, je voulais rentrer en France parce que c’est un peu la facilité. Mais je savais aussi que je n’allais pas avoir beaucoup de propositions qui me conviendraient, car quand tu pars à l’étranger pendant un moment, c’est dur de revenir. Même si tu fais des saisons pleines. J’avais des propositions et ce qui a fait pencher la balance en faveur d’Israël, c’est parce que j’avais un pote qui était avec moi en Grèce. Il sortait d’une saison là-bas et m’a dit que c’était énorme. J’avais déjà des offres d’Israël auparavant, mais je les avais toujours refusées de manière catégorique. En France, on se fait l’image d’un pays en guerre. Les médias nous le décrivent comme ça en tout cas. Mais, en fait, pas du tout. Je me suis déplacé sur place pour voir. J’ai trois enfants et je ne peux pas les emmener n’importe où. Et quand je suis arrivé, le pays m’a séduit. Tout est nickel, tu sens que tu es en sécurité. Déjà, quand tu passes à l’aéroport, ils t’auscultent de partout (rires). Ils ont exactement le même protocole que les Américains et prennent les mesures nécessaires. J’ai ensuite discuté avec le coach qui me voulait et j’ai dit à ma femme : « Ok, on y va ! »

« À dix-huit ans, les jeunes sont obligés de faire trois années de service militaire et de rester sur le territoire. Après, quand tu es sportif de haut niveau, tu pointes une heure dans la journée et tu repars à l’entraînement. Donc, si tu as une pépite ou un joueur qui est vraiment bon, ce n’est pas possible de l’envoyer dans un super centre de formation comme le Barça. »

Donc, vraiment, le fait d’aller vivre avec ta famille dans une région du monde présentée comme très tendue, ce n’est pas quelque chose qui a pesé dans ta décision au moment de partir ?
J’aime me rendre compte des choses par moi-même avant de prendre une décision. C’est normal que tu te fasses une idée parce qu’indirectement les médias t’embrouillent le cerveau, il faut le reconnaître. L’image qu’on se fait d’Israël ne reflète pas la réalité. Et je peux te dire que ça n’a pas été facile pour moi d’annoncer à ma famille que j’amenais mes enfants avec moi là-bas. Ils m’ont répondu : « Mais t’es taré, tu fais quoi ? » Je leur ai dit que non, tout est nickel sur place, notamment pour les enfants. C’est du très très haut niveau pour eux, ils ne blaguent pas ici. C’est ce qui a fait pencher la balance, tout est fait pour les enfants. Tu as des contrôles et ils prennent vraiment toutes les mesures nécessaires, tout est fait pour garantir ta sécurité.

On connaît peu les caractéristiques de la Liga HaAl. Comment décrirais-tu ce championnat ?
Ce qui m’a vraiment surpris, c’est le niveau technique. Ils ont un bon niveau technique mais, physiquement, ils manquent de gabarit. Ils jouent au ballon, ce ne sont pas des bourrins et c'est ce qui m’a plu. Ils ne balancent pas le ballon devant, c’est pas du kick & rush. Il y a une sorte de philosophie, ils essaient de jouer. C’est pas mal. Actuellement, tu as une équipe, l’Hapoël Beer-Sheva, qui se débrouille bien (engagée cette saison en Ligue Europa, qui a battu l’Inter Milan (2-0) et fait match nul contre Southampton (0-0), ndlr). Leur victoire contre l’Inter a montré que c’était vraiment une équipe qui savait jouer au ballon. Ce n’est pas du flan, quoi. Puis, dans le championnat, le style de jeu est plutôt offensif. Ce n’est pas défensif. Après, tu as toujours trois-quatre clubs qui sortent du lot, comme le Maccabi Tel Aviv, parce qu’ils mettent les moyens. Et il y a de bons joueurs, comme Eran Zahavi qui a quitté le Maccabi pour la Chine après une énorme saison (43 buts toutes compétitions confondues, ndlr).


Dans une interview accordée au Guardian en novembre 2015, Jordi Cruijff, directeur sportif au Maccabi Tel-Aviv, affirmait que la règle concernant les quotas de joueurs extra-communautaires (cinq par équipe du championnat maximum) entravait le développement du football israélien. Partages-tu cet avis ?
Oui, et il y a un autre point qui les empêche de progresser. À dix-huit ans, les jeunes sont obligés de faire trois années de service militaire et de rester sur le territoire. Après, quand tu es sportif de haut niveau, tu pointes une heure dans la journée et tu repars à l’entraînement. Donc, si tu as une pépite ou un joueur qui est vraiment bon, ce n’est pas possible de l’envoyer dans un super centre de formation comme le Barça. Le gamin ne peut pas et est obligé de rester ici. Dans leur progression, cela freine les jeunes. Car, quand tu arrives à vingt et un ans en Europe, tu es désormais en âge d’être titulaire. Les quotas de joueurs étrangers empêchent aussi d’aller plus loin dans les phases finales sur le plan européen. Les clubs sont limités en joueurs de qualité et cela les pénalise. Maintenant, ils ont un peu changé la donne. Les équipes ont le droit à six étrangers, mais seulement cinq peuvent être sur le terrain. C’est un choix aussi car ils perdraient en formation s’ils s’ouvraient davantage. Leur système n’est pas trop mal, les recruteurs devraient plus regarder les joueurs ici, mais c’est vrai qu’il y a encore des améliorations à faire.

« Je suis issu d’une famille franco-portugaise, donc je suis très porté sur la famille et ce n’est pas facile de ne pas les voir et d’être loin. Ce côté-là me manque et manque à mes enfants... »

En parlant de bons joueurs, tu as pu affronter le fameux Yossi Benayoun
C’est un très bon joueur. Il est aujourd’hui au Maccabi Tel Aviv, après être passé au Maccabi Haïfa. Il n’est plus tout jeune (trente-six ans désormais, ndlr), mais je te jure que techniquement, c’est très costaud. En plus d’être un bon joueur, c’est un gentleman sur et en dehors du terrain.

Un mot sur l’ambiance dans les stades là-bas, c’est plutôt la folie ou c’est feutré ?
C’est plutôt festif. Ce n’est pas le spectateur qui vient seulement pour regarder. Parce que je les connais ceux-là en France (rires). Ici, on kiffe. Mais quand on joue mal, ils nous le font comprendre. Les mecs sont des supporters dans l’âme, ils sont là pour ça. Ça ressemble au championnat grec mais sans les pétards et les fumigènes (rires)… Contre les gros, l’ambiance est très sympa.

Et en dehors des pelouses, de quelle manière s’est déroulée ton intégration à la vie israélienne ?
L’intégration, c’est avant tout une question d’ouverture d’esprit. Il ne faut pas être fermé. Moi, j’aime m’ouvrir, découvrir une nouvelle culture et d'autres choses. C’est simple pour moi, car je suis une personne ouverte. Et j’essaye d’inculquer cet état esprit à mes enfants. On déménage assez régulièrement, c’est un style de vie qui n’est pas facile, mais ça nous apporte en même temps beaucoup. Si on apprend comment parlent les gens, comment ils vivent, c’est enrichissant. Après, faut parler anglais, hein. Il ne faut pas faire le Français de base, parce qu’on a déjà une réputation dans ce domaine, sérieux… Et j’ai l’impression qu’on cultive le fait d’être mauvais en anglais en plus (rires). En anglais, j’étais d’ailleurs une bille et j’ai eu le déclic quand je suis parti en Grèce. Je m’y suis mis, j’ai téléchargé des applications, j’ai acheté deux-trois bouquins et deux mois plus tard c’était réglé. Je ne suis pas bilingue, je n’ai pas l’accent, j’ai encore la french touch (rires). Donc quand je me mets à parler, ils savent tout de suite que je suis français… En ce qui concerne la nourriture, c’est dans le style méditerranéen. C’est un mix entre différents styles de nourriture, c’est énorme. Il y a du houmous, du falafel. Mais il ne faut pas trop en abuser non plus hein (rires). En revanche, ils ne sont pas encore au point pour les desserts, c’est vite fait…

Pour ta famille aussi l’acclimatation a été simple ?
Oui, mais ce n’est pas toujours évident pour les enfants. J’ai une petite de sept ans et elle aimerait bien avoir tout le temps des amis français. Hormis cela, elle kiffe la vie ici. La famille est loin et on ne fête pas Noël ici. La seule trêve du championnat, c’est en ce moment qu’on l’a et les enfants, eux, sont à l’école. Je suis issu d’une famille franco-portugaise, donc je suis très porté sur la famille et ce n’est pas facile de ne pas les voir et d’être loin. Ce côté-là me manque et manque à mes enfants, ce qui est normal. On essaye d’en profiter durant les grandes vacances. Même parfois avec ma femme, on aimerait laisser nos enfants à nos grands-parents pour se faire un restaurant en amoureux… Ce sont des petits détails, mais qui comptent au quotidien.

« La partie que j’aime le plus à Tel Aviv, c’est Jaffa où se trouve le vieux port de la ville. C’est ancien et tout est en pierre. Avec ma femme, on a presque déjà tout visité, notamment trois musées, donc on va désormais à la plage. »

Ton club est basé à Tel-Aviv, l’une des villes les plus réputées du pays et que beaucoup considèrent à part en Israël. Preuve en est avec la tenue de la Gay Pride chaque année en juin, par exemple…
C’est complètement à part en Israël, c’est vrai. En parlant de la Gay Pride d’ailleurs, je suis resté bloqué au beau milieu alors que je voulais aller récupérer ma fille à l’école. C’était un vendredi et ils avaient bouché toute la ville, putain. Bon, après, c’était un bon délire, mais ils m’ont quand même mis en retard (rires). C’est une ville très open, un délire... C’est l’extrême opposé de Jérusalem. Jérusalem, c’est la capitale, c’est très religieux. À Tel Aviv, tu as l’impression que tout est permis. C’est très jeune et ça ne fait que de faire la fête. Puis les gens sont très sympas, ne se prennent pas la tête. Il y a un côté relax, tout le monde se déplace en vélo électrique parce que le trafic routier est un délire. Sans oublier qu’il y a la plage. La partie que j’aime le plus à Tel Aviv, c’est Jaffa où se trouve le vieux port de la ville. C’est ancien et tout est en pierre. Avec ma femme, on a presque déjà tout visité, notamment trois musées, donc on va désormais à la plage (rires).


Au cours de ta carrière, tu as évolué à Tours. Et, là-bas, tu as connu deux futurs internationaux, Laurent Koscielny et Olivier Giroud. Quels souvenirs en gardes-tu ?
Je suis fier de leurs parcours. Ce n’était pas facile pour eux et ils ont montré à certains que ce n’est pas parce que tu as commencé en Ligue 2 ou National que tu ne peux pas réussir. Ça démontre que rien n’est joué d’avance. C’est super ce qui leur est arrivé. Mais il ne faut pas oublier qu’ils se sont enlevés les doigts du cul avant d’arriver là, hein. Ils avaient déjà de la qualité à Tours. Laurent, c’était une régalade de jouer avec lui dans l’axe. Puis avec Olive, si tu n’avais pas trop de solutions, tu lui envoyais le ballon et il se démerdait (rires).

Tu es d’ailleurs retourné à Tours en 2012, mais l’histoire s’est mal terminée…
Oui, il faut dire les choses comme elles sont. Je sortais d’une saison à Levadiakos, et Tours connaissait un début de saison catastrophique avec seulement un point en cinq matchs. Max Marty (ancien manager général de Tours, ndlr) m’appelle et me dit qu’il aimerait bien que je revienne. Après une nouvelle défaite contre Châteauroux, j’ai accepté. Ce n’était pas facile pour un club que je respecte beaucoup et j’ai donc relevé le défi. Je suis arrivé avec Bryan Bergougnoux et Pascal Berenguer, on a fait une bonne saison en terminant au milieu de tableau. Mais il y a eu des changements d’entraîneur et de président. Il y a eu l’arrivée des Corses et l’année qui suit, je ne fais pas un match sur le banc de touche alors que j’avais été titulaire à tous les matchs la saison précédente. Ce n’était pas l’osmose avec l’équipe dirigeante, mais j’ai toujours été professionnel. Je n’ai rien à me reprocher, à l’inverse d’eux. À un moment donné, quand tu as des galères en défense centrale et que tu vois que je bosse… Je ne suis pas le meilleur défenseur du monde, mais je suis loin d’être une pipe quand même. Si les gens avaient été corrects et m’avaient dit les choses en face, ça aurait été réglé. Ils ont pas mal de problèmes aujourd’hui, ce qui montre bien qu’ils ont des soucis dans la gestion. Il y avait presque une omerta à mon sujet, personne n’avait le droit de parler de moi. Même les journaux locaux ne devaient pas citer mon nom, c’est parti loin. Je regrette qu’on ne m’ait pas dit les choses franchement.

« Tu as également une station de ski à vingt minutes de Vólos. En hiver, tu skies et tu vois la mer en bas, c’est quand même sympa. La ville était top. Quant à Livadiá, en revanche, la carte postale était un peu rouillée... »

À l’été 2010, tu rejoins le club grec d’Olympiakos Volos avec lequel tu termines barragiste européen (cinquième du championnat). Malgré la bonne saison du club, ça se gâte et vous êtes rétrogradés en quatrième division par le gouvernement à cause de matchs truqués…
On devait jouer contre le PSG en barrages, mais comme tu dis, ça s’est gâté (Olympiakos Volos a été exclu de la C3 et remplacé par Differdange 03, ndlr). Le club a été relégué par le gouvernement en personne, et c’est une décision qui s’est surtout basée sur des soupçons. Ça a pénalisé le club et il a été rétrogradé sans jugement ou quoi que ce soit. Le gouvernement s’est attaqué au président (Achilleas Beos, ndlr), mais a entraîné tout le club et les personnes qui le composaient. Il a été jugé sur ses affaires personnelles plutôt que pour sa gestion footballistique. On dit souvent que les matchs sont truqués en Grèce, mais je pense qu’ils cherchaient surtout à nous couper les pattes, car on avait fait une bonne saison. C’est frustrant, car on avait tiré le PSG qui venait d’être racheté par les Qataris. Ça allait être sympa au Parc, quoi (rires).


Tu as tout de même pu disputer la Ligue Europa avec les tours préliminaires. J’imagine que c’est une expérience que tu as appréciée…
J’ai joué deux matchs de Ligue Europa (contre le FK Rad Belgrade et Differdange 03, ndlr). Mais je voulais vraiment jouer contre le PSG. J’avais d’ailleurs pris un carton jaune à l’aller contre les Luxembourgeois pour être tranquille contre Paris (rires). C’est dommage… Après, ça reste une fierté d’avoir participé à ces matchs. Et c’est ce que j’aimerais retrouver. En tant que footballeur, tu aspires à cela.

Au cours de tes expériences grecques (Xavier a aussi joué pour l’APO Levadiakos, ndlr), tu as pu découvrir les villes de Livadiá et Vólos. De vraies cartes postales du pays, non ?
Vólos, ouais, vraiment. C’était une petite ville avec 80 000 habitants au bord de la mer et avec un port de plaisance. Il y avait des navettes qui nous emmenaient dans d’autres petites villes. Là, tu l’as, ta carte postale (rires). Tu as également une station de ski à vingt minutes de Vólos. En hiver, tu skies et tu vois la mer en bas, c’est quand même sympa. La ville était top. Quant à Livadiá, en revanche, la carte postale était un peu rouillée (rires). Parce que c’était plus petit et qu'il y avait moins de choses, mais tu étais à une heure d’Athènes, donc ça allait. Quand j’avais une journée de libre, je filais là-bas.

« J’aimerais bien aller aux États-Unis. Ça peut être intéressant comme fin de carrière. Pour ma famille, je pense que ça peut être bon délire. Puis être là-bas, ça peut nous ouvrir des portes. Pourquoi pas ouvrir un business avec ma femme, par exemple. »

En Grèce, tu as connu le pays en pleine crise économique. Sur place, as-tu pu ressentir ses effets sur la population locale ?
C’est vrai qu’on l’a ressenti. Quand j’ai signé la première année, ça ne faisait que commencer. Mais quand je suis parti deux ans puis revenu, là j’ai vraiment pu le sentir. Il y avait moins de monde dans les restaurants. J’ai des amis qui ne font pas de foot et qui vivent en Grèce. J’en ai un qui gère un bar et il m’a dit que l’affluence avait baissé. Indirectement, il était en plus taxé davantage. Ça a été une période compliquée pour les Grecs et je crois que c’est encore le cas d’ailleurs.

À désormais trente ans, tu t’apprêtes à vivre les dernières années de ta carrière de footballeur. Comment les envisages-tu ?
Ça va dépendre des propositions que je vais avoir. Je reste assez positif, mais je me pose des questions. Est-ce que je rentre en France ou est-ce que je reste à l’étranger ? Je ne sais pas encore. Les enfants grandissent aussi et tu ne peux pas trouver une école française partout non plus. Quand tu es seul et que tu as ton sac à dos, tu t’en fous. Mais avec une famille, c’est différent. Après, j’aimerais bien aller aux États-Unis. Ça peut être intéressant comme fin de carrière. Pour ma famille, je pense que ça peut être bon délire et j’aimerais vraiment que mes enfants apprennent l’anglais. Puis être là-bas, ça peut nous ouvrir des portes. Pourquoi pas ouvrir un business avec ma femme, par exemple.



Propos recueillis par Romain Duchâteau
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