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Wolfsburg et De Bruyne s'offrent la Pokal

Dans une finale intense et agréable, le VfL Wolfsburg s'impose sans sourciller et remporte la première Pokal de son histoire. Dortmund n'a existé que 20 minutes, avant de céder mentalement. Les uns doivent oublier, les autres s'en souviendront.

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Wolfsburg-Dortmund : 3-1

Buts : Aubameyang (6e) / Luiz Gustavo (22e), Kevin De Bruyne (38e), Bas Dost (32e)

Vingtième minute. Dortmund mène 1-0 avec un visage séduisant et Reus manque l'immanquable devant Benaglio. Caligiuri, l'homme fort du moment pour Wolfsburg, provoque alors une faute de Kehl à 25 mètres du but adverse. Avec de la réussite, et par la force de frappe de Naldo, le BvB vacille. Langerak ne peut que repousser le ballon devant lui, Luiz Gustavo suit et marque sereinement. Maintenant, le rythme et la confiance sont passés dans le camp adverse. Les Loups dévorent les Abeilles et font enfin éclater au grand jour le talent de leur bande. Pour la première fois de son histoire, Wolfsburg remporte une Coupe d'Allemagne en le méritant largement, parce qu'après ce but égalisateur, KDB et les siens montent en régime et ne laissent que des miettes sur leur route. Une remise de Caligiuri, encore lui, permet au meilleur des rouquins d'envoyer une patate que Langerak n'attendait pas. Bas Dost n'a pas encore marqué, et le fait donc avant la mi-temps. C'est le chaos dans la défense des Borussen, spectateurs de ce 3-1.

Pourtant, à l'entame, Dortmund s'installe comme à la maison dans l'Olympiastadion de Berlin : supporters en grand nombre, fumigènes jaunes qui donnent une teinte chaude au début de rencontre et des joueurs qui prennent le ballon et s'amusent avec. Wolfsburg n'a pas eu le temps d'entrer dans son match qu'Aubameyang profite d'une somptueuse passe lobée de Shinji Kagawa pour ouvrir le score. La timide réaction de Perišić, un ancien de la maison jaune, est bien stoppée par Mitch Langerak, titulaire au nez et à la barbe du champion du monde Weidenfeller. C'est Dortmund qui imprime son jeu et dicte les débats. On se permet de croire à des adieux en beauté pour Jürgen Klopp et Sebastian Kehl, jusqu'à cette putain de 20e minute.

Dortmund sans cœur


Après, c'est le visage terrible du Dortmund de 2014/2015 que l'on retrouve à la place. Séduisant offensivement, mais avec peu de réussite (Kagawa le long du poteau, 51e, puis dans les bras de Benaglio, 80e), un Reus étrangement à la peine et surtout de gros problèmes de concentration en défense. Erik Durm, Neven Subotić, Marcel Schmelzer... Il n'y a même pas à pointer les petites et grosses erreurs individuelles. C'est un manque global, une équipe qui ne fonctionne plus ensemble, qui ne compense pas les difficultés des copains. Il faut des miracles pour que Caligiuri n'aligne pas un but à son tour après une presque passe décisive de Durm (49e), sur un beau mouvement de De Bruyne (58e). Pire que tout, ce BvB-là n'a pas l'air d'avoir le cœur à l'ouvrage et ne réagit pas quand il est bousculé. Il s'effondre devant la pression. Dortmund tient inexplicablement le score, alors qu'il pourrait être mené 5-1 sans qu'on trouve à y redire. Le 4-1-4-1 déclenché par Jürgen Klopp a le mérite de réveiller légèrement les joueurs offensifs, sans trouver pour autant de positions intéressantes. Tout au contraire, Wolfsburg montre de l'envie et défend l'honneur de son cœur sur son maillot, de son numéro 19. Wolfsburg joue aussi pour Malanda, gagne pour Malanda. Sous la direction efficace de Dieter Hecking, une équipe est née. Une autre doit revivre, avec un autre chemin, celui de Thomas Tuchel. L'echte Liebe (le « véritable amour  » ), ce soir, était pour Wolfsburg. Et pour Junior.

Par Côme Tessier
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