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Witsel contre tous

Talent reconnu en Belgique et en Europe, Axel Witsel, vingt-sept piges, va toucher le jackpot, mais a perdu un bon nombre d’admirateurs. En préférant les yuans du Tianjin Quanjian au challenge sportif que lui proposait la Juventus, le milieu de terrain a encore prouvé qu’entre gros sous et grands défis, l’incertitude existait. Même pour un international dans la force de l’âge.

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Certains seraient prêts à lui porter ses courses. D’autres à l’aider à traverser la rue. Axel Witsel, lui, a préféré dire à la Vieille Dame d’aller se faire voir avec ses fringues zébrées. Suffisant pour faire du jeune homme de vingt-sept ans un sale gosse ? Certainement pas. Assez pour affirmer que le Belge incarne à lui seul l’un des maux du football actuel ? Évidemment. Ce n’est même pas une question d’oseille – on y reviendra –, mais d’un terrible manque de couilles et de romantisme. D’un manque d’envie de bomber le torse et d’aller montrer de quel bois on se chauffe quand on est un international brillant d’une nation qui ne l’est pas moins, mais que l’on a seulement passé une saison au Benfica et quatre dans un championnat russe sous-exposé. Au fond, Axel Witsel, c’est un peu ce pote qui te dit qu’il ne comprend pas pourquoi il tombe toujours sur des filles compliquées, alors même que c’est lui qui ne fait que des mauvais choix. Le Belge, c’est un type qui a refusé le Real Madrid pour le Zénith et qui a loupé la Juventus pour un peu plus qu’un problème de timing. Car si le Belge est passé tout proche de Turin cet été, lors des ultimes heures du mercato, ce n’est pas le moment choisi, mais sa justification dans les colonnes de Tuttosport qui a choqué du côté du Plat Pays : « D’un côté, il y avait une super équipe et un top club comme la Juve. Mais de l’autre, il y avait une offre que je ne pouvais pas ignorer pour le futur de ma famille. »

Chacun sa notion « d’abri »


Une offre qu’on ne peut pas refuser (dix-huit millions d’euros annuels), façon Don Vito Corleone, donc ? Pourquoi pas. Un peu étrange quand on sort de quatre saisons avec une condition salariale acceptable à Saint-Pétersbourg (cinq millions d’euros par an) et quand on sait que la Juve proposait légèrement plus que le RSA (six millions d’euros par an). Après tout, la décision de savoir à partir de quand sa famille sera « à l’abri » revient au joueur. On a vu bon nombre de sportifs américains se ruiner – voir l’excellent documentaire Broke, de la série 30 for 30 d’ESPN – en partie parce que l’argent appelle l’argent et que les dépenses futiles appellent les dépenses futiles. La vraie tristesse au fond n’est pas humaine, puisque chacun mène son bateau comme il l’entend, mais sportive. Si Axel Witsel reviendra certainement un jour en Europe, le timing choisi pour aller chercher un gros cachet dans un championnat médiocre et confidentiel semble être le pire possible. Joueur aux innombrables qualités, Witsel part s’enterrer, alors même que le moment pour lui de donner la quintessence de son jeu dans un gros club européen était venu.


C’est là que sa décision est critiquable. Honnête, le Belge l’a été en disant qu’il partait pour l’argent. Ce qu’il tue, c’est le côté romantique du sportif compétiteur, qui a envie de prouver qu’il est le meilleur et non pas se balader aux milieu de plots. Personne n’a blâmé Graziano Pellé, parti gratter des millions après un Euro où il s’est montré. Pourquoi ? Parce qu’au fond, il n’est qu’un joueur moyen qui n’aurait pas pu espérer beaucoup mieux. Payé à prix d’or, Oscar a quitté Chelsea. Étrange, mais un peu plus logique quand on sait que le Brésilien ne jouait pas à Londres et que les top clubs européens ne faisaient pas des pieds et des mains pour l’accueillir. Quant à un type comme Carlos Tévez, qui a aussi fait le choix de l’argent, il a au moins le mérite d’avoir prouvé au plus haut niveau ce qu’il était capable de faire. Se pose alors la question de l’avenir international de Witsel, homme de base de Roberto Martínez, qui n’avait pas sélectionné l’excellent Radja Nainggolan lors du dernier rassemblement des Diables rouges. Selon le Het Nieuwsblad, s’il y en a un que l’éventuel flou concernant l’avenir international d’Axel ne dérangera pas, c’est Thierry, son père, qui devrait toucher quelques gros sous sur la prime à la signature de quinze millions d’euros versée par le club chinois. Au nom du père, du fils et du gâchis, donc. Amen.

Par Swann Borsellino
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