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Wilshere, une promesse à tenir

Sous le feu des critiques depuis plusieurs mois, le jeune milieu d'Arsenal doit vite reprendre sa progression. Sous peine de rejoindre l'interminable galerie des espoirs anglais sans futur. Et disons-le tout net, avec Wilshere, ce serait vraiment dommage.

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Sincèrement, cet été, on a bien cru que Jack Wilshere était définitivement éventé. À cause de sa Coupe du monde fadasse ? Pas du tout. En raison d'une préparation moyenne avec Arsenal alors ? Non plus. Ce qui nous a chagrinés, c'est quand le bonhomme s'est excusé comme un baltringue pour avoir tiré une simple taffe pendant ses vacances. « La cigarette ? Bien sûr que je regrette. J'avais déjà été pris avant de remettre ça. J'avais dit que j'avais fait une erreur et là j'ai encore fait une erreur. Les gens font des erreurs. Je suis jeune et j'ai encore beaucoup à apprendre. Je réalise les conséquences que cela a et les effets sur les enfants. J'ai moi-même des enfants et je ne veux pas qu'ils grandissent en pensant que leur père fume et que cela soit bon qu'un footballeur fume, car cela ne l'est pas. C'est inacceptable et j'en accepterais les conséquences pour aller de l'avant. » Pathétique… Et tellement pas anglais. Car si on a flashé sur Jack Wilshere depuis ses débuts il y a six ans, c'est parce que le natif de Stevenage avait quelque chose de profondément britannique marié à un talent finalement plutôt latin. En clair : des tacles de biffins et des pieds d'Argentin. Le combo parfait. Et un vrai lad d'Albion, biberonné à Gascoigne, Tony Adams and Co, ça ne s'excuse pas pour avoir simplement crapoté au bord d'une piscine en plein juillet. Et c'est vrai que là, on s'est dit que le Gunner s'était salement aseptisé, peut-être au contact des (trop) gentils Arsènaux. Un gâchis, quoi.

Et si Guardiola avait vu juste ?


Car pour l'heure, c'est clair, il y a comme un goût de trop peu quand on songe à ce que Wilshere a proposé depuis trois ans. Plus exactement depuis un soir de huitième de finale aller de Ligue des champions quand le môme avait fait jeu égal avec le milieu du Barça (2-2) malgré des partenaires, eux, totalement submergés ce soir-là pendant près des trois quarts du match. Du coup, on avait trouvé Pep Guardiola un peu salopard de lâcher : « Je ne le connaissais pas en début de saison. Il a fait un gros match à l'aller. Il peut devenir un grand joueur pour Arsenal et l'Angleterre, mais nous avons beaucoup de joueurs de ce genre dans notre équipe réserve. Il a de la chance, Arsenal a le temps, il n'y a pas cette pression de gagner des titres aussi rapidement que possible. Nous, nous avons des joueurs comme Wilshere dans notre équipe B. » Et bing ! Quoique, à bien y réfléchir, est-ce que le Pep n'avait pas finalement vu juste sur la valeur de son tourmenteur d'un soir ? Il n'y a qu'à voir Paul Scholes, qui s'y connaît quand même en matière de talent de l'entrejeu, désosser à son tour le petit lutin des Canonniers il y a quelques semaines seulement : « J'ai joué contre lui quand il avait dix-sept ans et je me suis dit : Jesus ! Le souci c'est que Jack n'a pas progressé depuis. » Oh bien sûr, les blessures en pagaille n'ont pas aidé l'international anglais. Mais l'explication ne peut pas suffire. Comme si l'insouciance de ses premières années avait laissé place à une forme de football de gestion, un travers du jeu de possession à outrance d'Arsenal ces dernières saisons. Ou quand le recordman de précocité du club en Premier League, Ligue des champions et FA Cup semble devenu vieux à même pas vingt-trois balais.

Scholes et Pirlo comme « parrains »


Un mauvais procès ? Jack Wilshere lui-même a avoué avoir téléphoné à Scholsy pour prendre conseil auprès du milieu anglais le plus fort de ces vingt dernières années (n'en déplaise à Gerrard et Lampard). « L'appeler m'a permis de mieux comprendre, confie le bonhomme. Il m'a expliqué ce sur quoi je devais travailler. Il avait raison d'une certaine manière. Quand j'ai débuté, il y avait tout ce bla-bla autour de moi. » Manière de dire que, depuis, Wilshere n'a pas su confirmer. Manière de dire aussi que maintenant, enfin débarrassé des blessures, il est plus que temps de reprendre sa progression. Et pour ce faire, s'inspirer des meilleurs à son poste. « Nous savons tous ce que Pirlo peut faire. Tout le monde le respecte et il reçoit beaucoup d'éloges, mais Mascherano était aussi fantastique pendant la finale de la Coupe du monde. J'essaye de m'inspirer du côté défensif de Mascherano et je dois même l'examiner un peu plus. Idem pour Pirlo et son utilisation du ballon. Il amorce toutes les attaques et il ne reçoit pas beaucoup d'applaudissements pour cela, mais si vous regardez de près, il est très important pour son équipe. » Pas con, le Wilshere, qui était aux premières loges lors de l'enchantement de l'Italien face à l'Angleterre au Mondial brésilien. Et comme, lors des derniers matchs des Gunners, « Super Jack » semble avoir retrouvé une bonne agressivité, parfois à la limite de la méchanceté, on se dit que l'affaire est peut-être en train de reprendre une belle tournure. Pourquoi une telle urgence à retrouver le chemin de son ascension ? Parce que son acolyte Aaron Ramsey lui vole largement la vedette depuis l'an passé à Arsenal. Et surtout parce que Wilshere a un rôle-clé dans le destin d'une Angleterre plutôt prometteuse au Brésil. Allons bon ! Oui, à défaut d'être le plus grand talent de la relève anglaise (Ross Barkley, les gars), il en est peut-être le plus fondamental. Pourquoi ? Parce que si Albion a régulièrement sorti des cracks individuels, il lui a toujours manqué un architecte du jeu, un vrai playmaker capable de mettre du lien technique dans l'animation globale de Three Lions trop souvent condamnés à jouer par à-coups depuis quinze ans. Dans ce contexte, le Gunner, tout en jeu court, en redoublement de passes et en mobilité, figure forcément une solution crédible. Bien au-delà du sort d'Arsenal, Wilshere est donc une cause nationale. Bref, il est plus que temps pour lui de devenir grand. En clair, l'heure d'avoir à nouveau dix-sept ans.

Par Dave Appadoo
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