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Wilshere, le lapin blanc

Plus de neuf ans après ses débuts chez les pros, le thème de la carrière de Jack Wilshere n'a pas évolué : chuter et espérer de nouveau. Seul problème : c'est aujourd'hui une question d'avenir, son contrat à Arsenal touchant à sa fin en juin 2018 et sa course contre le temps étant plus que jamais au cœur des débats, de Wenger à Southgate.

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Ainsi, la lumière s'est rallumée : la Borisov Arena, une étape européenne de septembre, l'anonymat d'une baston de Ligue Europa. Une soirée pour sortir les gosses, Joseph Willock, 18 ans, Ainsley Maitland-Niles, 20 ans, Reiss Nelson, 17 ans, et glisser de la confiance dans le bec des remplaçants. En Biélorussie, Arsenal est en démonstration, se laisse conduire par Mohamed Elneny, Olivier Giroud et Theo Walcott, mais aussi, et surtout, Jack Wilshere. Finalement, un carton plein pour la bande à Wenger : une sortie maîtrisée (2-4), du jeu, des combinaisons, des sourires. Une confirmation, aussi, car si Wilshere n'est pas encore « prêt pour l'impact de la Premier League » , il a prouvé ce soir-là qu'il est encore au-dessus des autres pour prendre les platines. Depuis, que s'est-il passé ? Les Gunners ont d'abord navigué entre les absences et les incertitudes, ont pris quelques gifles – à Watford (2-1), à City (3-1), dans une moindre mesure à Cologne (1-0) –, mais se sont surtout relancés sur la base d'un succès impérial face à Tottenham (2-0) le 18 novembre dernier, prolongé par deux victoires sans prendre de but à Burnley et face à Huddersfield mercredi soir. Aujourd'hui, au-delà de l'absence déchirante du jongleur Cazorla, Arsenal va bien, très bien, et s'avance surtout vers la réception de Manchester United, samedi, avec une défense retrouvée depuis le retour majuscule de Shkodran Mustafi. Jack Wilshere, lui, n'a fait que ramasser les miettes : quatre entrées en Premier League, soit 65 petites minutes, les soirées européennes, deux tours de League Cup et deux sorties avec les U23 du club, dont une bouclée par un rouge.

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Coin de souvenirs

Cas à part que celui de Wilshere dans le foutoir qu'est le football anglais et ses multiples espoirs sans lendemain. On pourrait être tenté de classer le produit de l'académie des Gunners, international à 34 reprises, avec ces joueurs-là, mais impossible. Jack Wilshere, c'est beaucoup plus que ça : c'est une promesse à tenir. En septembre 2014, Paul Scholes avait pourtant tailladé le gamin : « J'ai joué contre lui quand il avait dix-sept ans et je me suis dit : "Jesus !" Le souci, c'est que Jack n'a pas progressé depuis. » Scholes n'a pas totalement tort, mais il ne faut pas non plus oublier que Wilshere a été bien emmerdé depuis de nombreuses années par des blessures empilées au-dessus des espoirs, longtemps conséquence d'une hygiène de vie bordélique, le bonhomme ne crachant jamais sur une clope en fin de repas. À cette époque, le format de poche avait alors décroché son téléphone pour joindre Paul Scholes et comprendre : « Il m'a expliqué ce sur quoi je devais travailler. Il avait raison d'une certaine manière. Quand j'ai débuté, il y avait tout ce bla-bla autour de moi. » Depuis, on l'aurait presque oublié, au moins aussi vite que la France a rangé Yoann Gourcuff dans un coin de ses souvenirs, et cela s'explique en partie par l'éclosion définitive d'Aaron Ramsey, plus que jamais indispensable dans la tête de Wenger cette saison. Alors quoi ? Oublier, passer à autre chose ? Pas le genre de Jack Wilshere qui a une quête personnelle à achever, avouée en 2011 : « Je veux réussir et rester toute ma vie à Arsenal. »

Wenger : « Jack Wilshere lutte historiquement »


Résultat, cet été, le milieu des Gunners a balayé toutes les propositions : les turques, les italiennes, les anglaises, et toutes les autres. Arsène Wenger, touché, a décidé de lui répondre ainsi il y a quelques semaines : « Jack Wilshere lutte historiquement avec les blessures à répétition et personne ne remet en question son talent, personne ne va non plus remettre en question sa capacité exceptionnelle à éliminer avec le ballon. Mais dans ce travail, vous devez être en bonne santé. C'est ce que demande le haut niveau, la compétition, et vous ne pouvez être à votre meilleur niveau qu'en enchaînant au moins une dizaine de matchs. C'est ce qui se joue cette saison pour Jack Wilshere. » Le même Wilshere à propos de qui l'entraîneur français avouait naturellement, à même époque l'année dernière, qu'il pourrait un jour « devenir entraîneur d'Arsenal tant il a ce club dans le sang » . Après un prêt mi-convaincant, mi-frustrant à Bournemouth qui s'est terminé par une énième blessure, le numéro 10 a donc décidé de tout repousser pour s'offrir une double mission aux airs de revanche : convaincre Arsenal de lui offrir un nouveau contrat et Gareth Southgate de l'emmener en Russie.


« Jack devrait davantage penser à enchaîner les performances plutôt qu'à cette prolongation » , coupe pourtant Arsène Wenger. Son joueur, qu'il a toujours soutenu, est actuellement dans la peau de l'homme qui lutte contre le sens pris par sa vie et sa carrière à 25 ans, alors il hurle à qui veut l'entendre qu'il souhaite « une discussion honnête » avec son tuteur pour savoir comment faire évoluer la situation dès janvier, où Roy Hodgson souhaiterait le faire venir à Crystal Palace en prêt. Raison simple à ça : Gareth Southgate, le sélectionneur de l'Angleterre, ne l'oublie pas, mais souhaiterait, avant tout, voir Jack Wilshere évoluer à une position qu'il estime « plus apte » pour l'intégrer à l'animation des Three Lions, soit dans une position de relayeur plus que d'attaquant de soutien, où Wenger le fait le plus souvent entrer. Début novembre, Southgate a même poussé le soutien, expliquant à la presse « vraiment aimer Jack Wilshere. Je pense que c'est un vrai talent et j'ai un respect profond pour lui individuellement. Et j'espère intimement qu'il sera dans une position plus idéale en mars, de façon que je puisse le sélectionner. » Croisement des routes, heure des choix : Jack Wilshere s'est bien de nouveau déguisé en lapin blanc, celui en retard sur ses temps de passage. Histoire de définitivement rallumer la lumière dans un Arsenal où il est aujourd'hui le seul point d'interrogation.



Par Maxime Brigand
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