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Willian, le dernier soldat de José Mourinho

José Mourinho aurait pu quitter Stamford Bridge la tête basse. Mais son plus fidèle soldat lui a permis de garder le buste droit. Depuis le début de la saison, Willian est le meilleur joueur de Chelsea, mais c'est aussi le seul à afficher un soutien sans faille à son entraîneur.

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Ils étaient venus nombreux mercredi soir à Stamford Bridge. Certains pour encourager un Chelsea mal en point, d'autres pour assister à la chute de José Mourinho et, enfin, une bonne majorité pour afficher leur soutien à l'entraîneur portugais. Dans la dernière catégorie, on ne compte pas que des supporters. Certains joueurs semblent ne pas avoir perdu leur foi dans le Special One. Parmi eux, le meilleur Blue de la nouvelle mouture, en l'occurrence Willian. Quelques jours après le dernier fiasco des Londoniens en championnat contre Liverpool, le Brésilien n'a eu de cesse de défendre que, contrairement à ce qu'indiquent les rumeurs, le vestiaire de Chelsea était avec son coach et qu'il ne le lâcherait pas. En étant à l'origine de l'ouverture du score et en délivrant le Mou par le biais d'un énorme coup franc, l'international auriverde a sans doute voulu mettre la théorie en pratique contre les Ukrainiens. Ou plutôt la mettre à nouveau en pratique. Car le milieu offensif n'en est ni à sa première prestation de gala, ni à sa première déclaration élogieuse envers l'homme qui le fait progresser depuis un peu plus de deux ans. Après le match contre Porto, face à qui il avait déjà planté une praline et envoyé du lourd, Willian expliquait que « nous étions ensemble quand nous avons gagné l'an dernier. Alors cette année, nous perdons aussi ensemble. » Le genre de discours dont les jeunes Lampard et Terry étaient jadis coutumiers, mais que l'on a bien du mal à retrouver avec autant d'insistance chez les plus jeunes. Certes, le Brésilien n'a pas 18 ans, mais il reste néanmoins la preuve vivante que la méthode Mou peut encore fonctionner avec des joueurs de moins de 30 ans.

Bonifié par Mourinho


Pourquoi le sauveur des Blues apprécie autant le Special One ? Difficile de le dire, même si ses récentes déclarations dans la presse brésilienne laisse entendre que les deux hommes entretiennent d'excellentes relations hors du terrain. «  Dans la vie de tous les jours, il plaisante beaucoup avec ses joueurs. Quand il faut être sérieux, il l'est. Quand il faut blaguer, il blague. Mais en aucun cas il n'est fermé ou peu bavard comme j'ai peu entendre des gens le dire. » Sur le terrain, les progrès effectués par Willian grâce aux conseils et consignes du double lauréat de la C1 ont sans aucun doute développé un certain sentiment de reconnaissance du premier envers le second. Car c'est un fait. Le Willian de 2015, bien que fondamentalement similaire, est bien plus fort que sa version 2013.

Quand il débarque de Russie pour faire ses premiers pas à Stamford Bridge, le natif de Ribeirão Pires a déjà 25 ans. Son style de jeu et son profil sont déjà définis. Généreux dans l'effort, explosif, créatif, il excelle dans les petits périmètres et sur 20-30 mètres. Mais son petit moteur (malgré un gros volume défensif, il a du mal à conduire la balle et dribbler sur de très longues distances) l'empêche alors de franchir un cap. Quand on n'a pas la tête, il faut avoir des jambes. José Mourinho lui apprend le contraire. Mieux, il canalise ses défauts pour les changer en qualités. Sa propension à dézoner, à participer aux phases plus axiales est aujourd'hui mieux dosée là où il avait tendance à en faire un peu trop il y a encore quelques mois. L'économie d'énergie engendrée par sa progression tactique n'est sans doute pas étrangère à la nette amélioration de son rendement dans les 30 derniers mètres. Le milieu offensif est passé d'excellent joueur de transition à poison pour les défenses. Sans oublier qu'il a énormément progressé sur balles arrêtées, au point de devenir l'une des références européennes actuelles en la matière.

La reconnaissance de José


Après le succès aussi bien étriqué que mérité contre le Dynamo, José Mourinho l'a jouée modeste en saluant le douzième homme ainsi que son Brésilien sûr. « Il joue très bien, et ça ne date pas d'aujourd'hui. Il est juste de s'arrêter sur son cas, car il travaille très dur, a une bonne technique, est impliqué sur le premier but et a montré sa qualité de frappe sur le deuxième » , a déclaré le Portugais au micro de la BBC mercredi dernier. De quoi s'assurer de la fidélité de son soldat sur le long terme. En bénéficiant du soutien de Willian plutôt que d'autres éléments de la formation, le Mou peut s'estimer heureux. Car si le football est un sport qui se joue à onze, les matchs se gagnent souvent grâce aux hommes capables de faire la différence. Et aujourd'hui, le numéro 22 fait incontestablement partie de cette catégorie. Reste à présent à savoir s'il réussira à s'inscrire dans la durée. Mais une chose est sûre, il ne laissera pas tomber son mentor sans avoir tout donné pour sauver sa peau. Et ça, c'est déjà une petite victoire pour le manager des Blues.

Par William Pereira
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Modifié

Quand il débarque de Russie...
Dirkdiggler Niveau : CFA2
Ben oui de Russie. Il a fait 6 mois dans le club en bois de l'Anzy Makavhkamachin. Avec le bon vieux Samuel.
Good Kompany Niveau : DHR
Message posté par Lefleau75
Quand il débarque de Russie...


Je peux pas entièrement te donner tord sur celle là.
Même si Poutine semble bien décidé à donner raison à l'auteur sur ce coup là.
On pourrait dire que William Pereira a pêché par anticipation.
Alors pour pisser sur Chelsea, tout le monde est là, mais pour dire du bien du seul blues potable cette saison, on a ça comme commentaires.
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