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Wijnaldum, l'english boom

Détesté à Newcastle où son égoïsme excédait son public et ses coéquipiers, voilà Georginio Wijnaldum devenu brebis dans le vestiaire de Liverpool et chien de garde sur le terrain. De nouveau titulaire depuis quelque temps, le Néerlandais est bien l'unique raison de se réjouir de la blessure d'Oxlade-Chamberlain.

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Harrison Ford est charpentier. Sa carrière d’acteur morte dans l’œuf, voilà six ans que le musculeux petit gars de l’Illinois s’est décidé, au début des années 1970, à faire autre chose de ses dix doigts que de compter les six cents billets mensuels que lui filait la Columbia pour des rôles secondaires. Ras le bol. Rien que pour ce chantier, tiens, il gagnera plus. Quel panard de bosser pour le gratin du cinéma... Ouvrier modèle, salopette par-dessus l’épaule et sueur perlant au front, il doit d’ailleurs absolument terminer ces travaux dans le bureau de Francis Ford Coppola. Ces messieurs d’Hollywood, il le sait, sont particulièrement regardants sur les délais. George Lucas, un jeune réalisateur avec qui il avait travaillé quelques années auparavant pour American Graffiti, passe une tête entre les échafaudages : il cherche quelqu’un pour donner la réplique lors des auditions pour son prochain nanar, un projet informe dont le scénario tourne autour de combats spatiaux.


Bleu de chauffe sur le torse et script en main, Ford ne le sait pas encore, mais va décrocher cet après-midi-là le rôle de Han Solo dans Star Wars, en type talentueux que l’on n'avait jamais réellement remarqué pour autre chose que ses poutres apparentes. Clin d’œil de l’histoire, quelques années plus tard, alors que s’apprête à sortir au cinéma un spin-off sur le héros. On change quelques éléments : le bureau de Coppola est Anfield. Coppola lui-même, Jürgen Klopp. La star qui tient le rôle principal, Alex Oxlade-Chamberlain. Et le petit charpentier à la salopette rouge sur le point de tout casser, Georginio Wijnaldum.

Gabarit d'enfant, boulot de papa


En se froissant les ligaments du genou droit lors de la demi-finale aller de Ligue des champions bien mal embarquée face à la Roma, AOC a en effet offert sans le savoir l'un des rôles-titres d’une très jolie bobine à son compère néerlandais. Wijnaldum, 1,72m pour 69kg, pas du genre à tout casser, débarqué chez les Reds à l’été 2016 comme on achète une nouvelle paire de chaussettes : c’est utile, vite rentabilisé, mais rarement reconnu à son juste usage. Au moment de son entrée sur le terrain à la 18e minute contre l’AS Roma, donc, Liverpool était dominé. Cadenassés, les feux follets. Et puis, hasard du chrono ou voie de conséquence, Georginio Wijnaldum a ouvert le jeu, prenant place au milieu de terrain aux côtés d'Henderson et James Milner. Milieu offensif de formation, il n’était pourtant qu’une rustine placée là, faute d’autres solutions, Can et Lallana étant sur le carreau depuis un bail. Installé au cœur du jeu, la recrue à vingt-sept millions détonne. Un point Philippe Doucet : malgré le fait d'avoir perdu sa place de titulaire courant janvier au profit de Chamberlain, Wijnaldum est le quatrième joueur le plus utilisé par Klopp avec quarante-deux matchs disputés cette saison toutes compétitions confondues, dont seulement neuf entrées en jeu.



Non, là où le joueur étonne, c’est par son adaptabilité. Großkreutz était l’homme à tout faire de Dortmund, « Wij » est celui de Liverpool, baladé d’un poste à l’autre aux besoins du coach, qui l’avait d’ailleurs préparé aux dépannages dès l’été dernier. C’est l’intéressé qui le confiait lui-même, à la veille d’un retour couperet à l’Etihad Stadium en C1 où Henderson était suspendu : « Le manager avait essayé de me faire jouer en sentinelle durant la pré-saison. Il me disait qu’il pourrait décider de me faire jouer à ce poste dans le futur. » Une semaine plus tôt, à Goodison Park, il avait été élu homme de match avec une feuille de stats digne de Xabi Alonso : 81 passes, dont 94% réussies, et huit ballons grattés. En décembre 2017, on l’avait même vu membre d’une défense à trois à l’occasion d’un large succès contre Brighton (5-1). « Petit couteau » étant parti, place au règne du couteau-suisse.

Honni à Newcastle, adoré par Klopp


Klopp l’apprécie. Mieux, il l’estime. Il l’envoie régulièrement en conférence de presse, organise sa semaine d’entraînement autour de onze contre onze pour l’habituer à son positionnement, taquine ses lacunes au micro des journalistes. « Il ne ressent pas la pression, avait-il glissé après le derby de la Mersey. En première période, il a enchaîné les dribbles dans des moments où... je me disais "oh, ok, toi tu veux me faire quelques cheveux blancs !" Mais après, il a été très mature. » Cette propension à se projeter vers l’avant a d’ailleurs été ces derniers temps à l’origine de nombreuses banderilles offensives liverpuldiennes, à commencer par celles du match aller contre la Roma. Au retour, ce fut encore mieux : une poussette à la 25e pour redonner l’avantage aux Reds en marquant de la tête le premier but de sa carrière en Ligue des champions - à 27 ans, quand même -, et mettre fin à une série incongrue de 1082 jours sans marquer à l’extérieur. Le dernier but remontait à mai 2015... et un succès du PSV contre La Haye (3-2). Pendant cette période, Harrison Ford survivait lui à deux accidents d’avion, les doigts dans le nez. Adversaire du Real Madrid en finale de C1, Wijnaldum ne le dira probablement jamais, mais les rumeurs laissent entendre qu’il aurait préféré affronter Villarreal. Moins arrogants, moins forts, moins tout en réalité. Et puis, cerise sur le gâteau, paraît qu’il est chou, Bacca.



Par Théo Denmat
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