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Weston McKennie, made in Germany

Comme son coéquipier et ami Christian Pulisic, Weston McKennie a choisi de s'exiler en Allemagne, à Schalke 04, pour grandir plus vite au contact du régime survitaminé de la Bundesliga. Une sage décision qui lui permet de s'affirmer comme l'une des armes principales d'une team USA en pleine reconstruction.

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Son histoire aurait sans doute pu commencer et s'achever au Texas. Là où Weston McKennie poussait son premier cri une journée d'août 1998. Là, aussi, où il a chopé la fièvre du football américain, l'autre sport de sa vie. Vingt ans plus tard, McKennie a pourtant posé ses valises dans la Ruhr, du côté de Gelsenkirchen. Concrétisant ainsi le flirt qu'il entretient avec l'Allemagne depuis un bon paquet d'années.

De Dallas à Schalke


À 20 ans, le milieu défensif de Schalke 04 a fait son entrée dans la cour des grands cette saison. Pour la première fois sélectionné avec la Team USA le 14 novembre dernier, il s'affirme comme l'un des joueurs les plus prometteurs à disposition du coach américain par intérim, Dave Sarachan, qui tente de remettre sur pied une équipe traumatisée par sa non-qualification pour le Mondial 2018. Surtout, McKennie a joué des coudes pour exister à Schalke, avec lequel il a enquillé 22 matchs de championnat pour 13 titularisations cette saison. Un premier petit aboutissement pour un type qui fantasmait de jouer en Bundesliga depuis son enfance.


Retour en 2004. Alors qu'il est âgé de six piges, McKennie quitte avec sa famille son Texas natal. Direction Kaiserslautern, où son père, militaire de carrière, vient d'être muté pour trois années. De quoi éveiller la conscience footballistique du gamin : « Quand j’ai déménagé en Allemagne, c’était le seul sport auquel je jouais vraiment... Je suis tombé amoureux du foot. La culture, les supporters, l’importance qu’il a là-bas, la ferveur qu’il y a en Europe... » En Rhénanie, Weston intègre à ses six ans son premier club, le FC Phönix Otterbach. Puis rencontre deux ans plus tard ses idoles, Landon Donovan et Carlos Bocanegra, avec qui il prend la pause, le temps d'une photo prise à l'occasion de la Coupe du monde 2006 disputée en Allemagne. De retour aux États-Unis en 2007, le kid a fait son choix : pour lui, ce sera le soccer. Coup de pot : le gamin est au-dessus du lot et intègre logiquement le centre de formation du FC Dallas en 2009. Mais aussi les équipes de jeunes américaines U14, U17 puis U19.


« J'aime jouer dur, tacler »

L’Amérique l'aime, et Dallas lui propose un premier contrat professionnel en 2016. Mais McKennie a toujours l'Allemagne et la Buli qui gravitent dans un coin de sa tête. Alors que Schalke 04 lui fait les yeux doux, Weston se décide à faire le grand saut, direction la Ruhr. « J'avais toujours voulu revenir en Allemagne, où j'ai appris le jeu. J'ai toujours perçu ce pays comme ma première maison, parce que c'est là que j'ai conservé tous mes premiers souvenirs... Et puis, j'avais faim, je voulais savoir de quoi j'étais capable. » Après une année d'apprentissage avec les U19, le vœu de l'Américain est exaucé lors de l'exercice 2017-2018. Pour sa première saison en Buli, il tape dans l’œil du grand manitou de Schalke, Domenico Tedesco, qui l'utilise avant tout comme milieu défensif, mais apprécie aussi sa polyvalence : « C'est un leader au style agressif. Il peut jouer partout au milieu, devant la défense ou derrière l’attaquant, mais aussi en défense centrale.  » Joueur tout terrain, McKennie explique « aimer jouer dur, tacler » , ce qui ne l'empêche pas de s'offrir quelques sucreries sur le pré, comme face au Portugal lors de sa première cape avec les États-Unis, où il enrhume Ricardo Ferreira d'une feinte de corps, avant de battre Beto.

Vidéo

Le « buddy » de Pulisic


Suffisant pour que le joueur soit considéré par beaucoup comme le plus gros talent de la team America, aux côtés de l'inévitable Christian Pulisic. «  Pour moi, Weston a énormément de talent, jure Brad Friedel, entraîneur des U19 américains de 2016 à 2017 et actuel coach des New England Revolution. Je pense que nous parlerons bientôt autant de lui que de Christian. » Pulisic, avec qui McKennie entretient une bromance solide. Les deux joueurs, qui se connaissent depuis l'adolescence, ont vu leurs destins se croiser à nouveau en Allemagne, alors que Pulisic évolue depuis 2015 à Dortmund, l’ennemi juré de Schalke. Ce qui ne les empêche pas d'enterrer la hache de guerre lorsqu'ils ne sont plus sur les prés. « Je l'ai rencontré à l'âge de 13 ans, ça a été mon premier pote en équipe nationale junior, confie McKennie. Que nos chemins se soient croisés en Allemagne, c'est beau. On se voit toutes les semaines et nous passons beaucoup de temps ensemble.  »



Un vieux pote sur lequel le Knappen ne pourra cependant pas compter face à la France ce samedi, l'ailier du Borussia étant laissé au repos par la sélection américaine. Qu'importe, McKennie se projette bien au-delà de ce simple match : « On ne s'est pas qualifiés pour le Mondial, mais, désormais, on essaie d'amener beaucoup de jeunes en équipe nationale, d'apporter du changement... Je sens que je devrais jouer un rôle de chef de file auprès des gars qui sont plus jeunes comme moi. » Et sans doute continuer d'apporter sa touche de Deutsche Qualität à une équipe des USA en pleine reconstruction.

Par Adrien Candau Tous propos issus de ESPN.com et Bundesliga.com
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