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Wenger prêche

Les médias britons n'y croient plus. Comment taper Barcelone au Nou Camp, avec une équipe londonienne bis voire ter, sachant que les premiers couteaux avaient souffert sérieusement pendant 70 minutes à l'Emirates ? Arsène Wenger a la solution : croire en sa religion, celle qui annonce la double résurrection et l'avénement sous peu d'une génération exceptionnelle. Comme pour le Modem, les adeptes ont du mal à débouler.

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La semaine dernière, le Sun avait annoncé une oeuvre d'art à l'Emirates. Il ne s'était pour une fois pas trompé, le premier acte ayant accouché d'une des rencontres les plus intenses, si ce n'est la plus intense, de la saison. Mais ce soir, il n'est plus question d'art, même si on ne cracherait pas dessus, seulement d'une qualification en demi-finale.

Le prophète Arsène a donc prêché pour sa paroisse dans le Daily Mirror : « C'est Pâques vous savez, le moment de la résurrection. C'est ce que nous voulons faire. Les joueurs sont revenus d'entre les morts une fois la semaine dernière et ils peuvent le refaire. Ils savent qu'ils ont échappé de peu à sortir de cette compétition et nous avons une opportunité désormais que nous devons saisir » . Belle opportunité que de défendre un 2-2 au Nou Camp... Car, oui, Arsène croit savoir dans les colonnes du Times que « ses joueurs ont une force de caractère incroyable, et quand vous avez du caractère, vous avez toujours espoir. Ce qui alimente cette croyance est aussi la qualité des joueurs sur le terrain. Avec caractère et qualité, vous pouvez combattre sur tous les terrains du monde et combattre les probabilités » .

Plus que de probabilités, le Guardian préfère de son côté pointer du doigt le destin, comme pour sceller dès aujourd'hui le sort de cette manche retour : « Arsène Wenger pourrait être pardonné s'il a le sentiment que le destin conspire contre lui, comme il a pu le sentir lorsque son équipe a perdu contre Barcelone lors de la finale de Champion's League 2006, un match qui a été vicié par l'expulsion prématurée de Jens Lehmann » . Pour cette deuxième confrontation en 2010, l'Arsenal d'Arsène part en effet sans quelques-uns de ses bons soldats : Robin Van Persie, Cesc Fabregas, William Gallas, Arshavin et dernièrement Alex Song. Le Guardian toujours, annonce donc avec inquiétude qu'Arsenal « tentera de battre Barcelone sans ses quatre meilleurs joueurs, sans son épine dorsale » . Comme un léger problème face à « l'équipe la plus excitante dans le monde du football » ...

Face à l'interrogation, Wenger en profite pour sortir, toujours dans le Guardian, après la double résurrection, sa deuxième cartouche : sa génération de jeunes joueurs a l'occasion d'écrire la première page de son Histoire. « Nasri a développé un très bon jeu cette saison, étape par étape, et il sera un de nos leaders dans le jeu, Diaby est devenu un joueur très important de notre équipe tout comme Denilson qui, après un très bon début de saison et ensuite un petit creux, revient très fort » . Et Bendtner alors ? Après des multitudes de ratés, le Danois commence à être utile aux Gunners. « Il est important parce qu'il nous apporte quelque chose de différent. Bendtner a la taille, est bon dans les airs, sur les duels, nous avons de bons espoirs avec lui » relance du bout des lèvres Wenger dans le Sun.

Du côté catalan, ce n'est apparemment pas l'homme à redouter. Deux dangers pourraient menacer l'avancée des Blaugranas : une défense centrale inédite et Theo Walcott qui avait retourné à lui tout seul le sort du match aller. The Independent rapporte les propos de Guardiola, qui ne voit qu'un fusil pour arrêter le jeune Anglais, « un joueur qui est plus rapide que toute mon équipe réunie » . Alors on peut toujours suivre les conseils de deux experts-bouchers britons, Tony Cascarino pour le Times et Martin Keown pour le Daily Mail, qui ont la bonne idée de prévenir qu'empêcher les transmissions vers Xavi est la clé du match (merci, ils n'y avaient sans doute pas pensé), qu'aller titiller la défense centrale inédite Milito-Marquez pourrait ouvrir plus facilement les cages de Valdes, on s'en tiendra plutôt à la conclusion nuancée de Dani Alves : « Les deux équipes vont souffrir des absences de certains joueurs mais je pense que notre équipe surpassera ces problèmes plus facilement qu'Arsenal » .

Ronan Boscher

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