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Wenger est-il périmé ?

L'épique remontée de Newcastle, le week-end dernier, face à Arsenal (4-4), a propulsé le coaching d'Arsène Wenger sur le banc des accusés. Pour autant, les Gunners restent en course pour le titre en Premier League mais une question commence à se poser : l'Alsacien a-t-il fait son temps ?

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« L'expulsion de Diaby est malheureuse et Joey Barton a eu beaucoup de chance de rester sur le terrain après un tel tacle » . Techniquement, on ne peut pas donner tort à Arsène Wenger. L'arbitre a été totalement dépassé en seconde période, et sans ça, Newcastle ne serait probablement jamais revenu à 4-4 dans cette partie totalement dingue. Pour autant, accuser le sifflet, c'est un peu facile. Dans le vestiaire à la mi-temps, Alan Pardew, le coach des Magpies, a sûrement dû parler du dernier Arsenal–Tottenham de l'automne dernier, lorsque les Spurs avaient remonté trois buts pour montrer à quel point l'équipe d'en face n'avait pas de mental. A croire qu'on ne qualifie pas Arsenal d'équipe française juste pour le nombre de Bleus présents dans l'effectif...

Arsène Wenger est loin d'être étranger à cette carence. A St James Park, il a subi l'expulsion de Diaby avant de faire entrer un Rosicky catastrophique. Surtout, les joueurs sur le terrain semblaient désemparés, livrés à eux-mêmes. Personne pour leur foutre une pression monstre sur le banc de touche à la Mourinho. Les fans du Portugais vont ressortir les mêmes arguments du placard, arguant que Wenger n'est pas par hasard le seul entraîneur à avoir perdu trois finales de Coupe d'Europe : Ligue des Champions, Coupe des Coupes et UEFA. Même Hector Cuper n'est pas allé jusque-là. A y regarder de plus près, l'ancien entraîneur de Nagoya a des circonstances atténuantes. Contre Brême en 1992 avec Monaco, il se peut que les dés aient été pipés par l'ami Bernard Tapie*. En 2000 contre Galatasaray, la loterie des tirs au but a choisi son camp. En 2006, Barcelone, avec Eto'o et Ronaldinho, était tout simplement trop fort. Mais si l'on ajoute à ça le fait qu'Arsenal plonge systématiquement en championnat quand les choses sérieuses commencent, c'est-à-dire au début du printemps, il y a de quoi se demander si le problème ne viendrait pas de son emblème.

Pour Gilles Grimandi, recruteur chez les Gunners, toujours proche de son ancien entraîneur, le débat ne devrait même pas avoir lieu : « Si on veut se lancer là-dedans, autant parler du match d'avant, contre Everton, où Wenger fait reculer Fabregas de manière à récupérer plus de ballons dans les intervalles, avant de positionner Van Persie juste derrière Bendtner pour qu'il puisse être plus efficace. Voilà, ça, c'est du coaching » . L'ancien Monégasque ne veut pas se prêter au jeu des jugements après un match, « surtout une rencontre où on perd deux de nos plus gros potentiels physiques, à savoir Diaby et Djourou » . Dans le vestiaire après le match, Wenger n'aurait rien dit, si l'on en croit les déclarations de Arshavin au Sun : « Il était déçu et désemparé, comme tout le monde » . Là encore, pour Grimandi, il n'y a pas de quoi se dire que celui qui a été champion de France et triple champion d'Angleterre est dépassé, ou qu'il ne sait plus s'adresser à la jeune génération : « Les joueurs n'ont pas besoin d'être insultés pour avancer. Et quand Mourinho s'en prend cinq contre le Barça, il est aussi sur son banc, à ne pas bouger » .

Emmanuel Petit va plus loin. Pour lui, les détracteurs de Wenger viennent de deux endroits : des fan clubs de Chelsea et du Real Madrid. « Des gens qui aiment les victoires à crédit. On en reparlera quand le fair-play financier sera mis en place. Parce quand on dit que Mourinho a gagné partout où il est passé, c'est vrai, mais bon, il n'a pas coaché les clubs les moins riches » . Le champion du monde assure par ailleurs qu'il a connu des gueulantes avec Arsène, que ce soit à Monaco ou à Arsenal. Ce n'est pourtant pas ce qui compte. « Depuis quand faut-il être un tyran pour gagner ? Lui, il a façonné son groupe avec des jeunes joueurs, il les a formés. Les gars savent s'ils ont fait un truc de bien ou de mal. Pas besoin d'en faire des tonnes » . Et puis, paradoxalement, Arsenal ne fait pas la mauvaise opération du week-end. Les Gunners reprennent même un point sur Manchester United. Si Wenger remotive ses troupes, faisant de ce nul le point de départ d'un gros sprint, il se rappellera avec le sourire de ce samedi-après. Surtout que pour Petit, « c'est l'année où Arsenal peut regagner des titres » . Alors...


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