Weldon, well done

Un but toutes les 65 minutes. Malgré la concurrence à Benfica, Weldon se contente des restes pour régaler les siens. A 29 ans, l'ancien buteur fantôme de Troyes et Sochaux est enfin exposé, à la Luz...

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Le grand Cardozo a beau avoir planté 21 pions en Liga cette saison, le sexy Nuno Gomes a beau être l'âme du club, le « lapin » Saviola a beau avoir retrouvé son coup de rein, je jeune Alan Kardec a beau jouir de la réputation de « nouveau Jardel » , depuis quinze jours à Benfica, l'attaquant crack s'appelle Weldon. Véritable machine à gagner et à marquer (70 buts en championnat et plus d'une centaine toutes compétitions confondues), le SLB version Jorge Jesus s'est trouvé un nouveau maillon en bout de chaine.

Et le Brésilien est même le plus efficace de tous. Cinq réalisations en Liga en dix rencontres dont deux à peine comme titulaire. Weldon tonne toutes les 65 minutes. C'est presque deux fois mieux que Cardozo. Dimanche, contre l'Académica (3-2), il était titularisé en l'absence du Paraguayen. Il a planté un doublé. Quinze jours avant, il était aligné d'entrée pour la première fois et sauvait les siens contre Naval (4-2), avec une doublette déjà. En Ligue Europa, même ratio. Un but pour un match en tant que titulaire... « Je suis heureux de marquer » , se contente-t-il de commenter.

Jesus : «  L'attaquant le plus véloce du football portugais »

Face à un tel rendement, c'est tout Benfica qui se frotte les mains. Recruté pour 250K€ au Sport Recife l'été dernier, Weldon a été rentabilisé en un match de Ligue Europa. Il faut dire qu'il est une volonté de Jesus. Mister Jorge l'avait déjà dirigé à Belenenses en 2007/08. Et avec 12 buts en 27 rencontres, il a laissé de bons souvenirs à tout le monde. Son plus grand fait d'armes, un but d'anthologie au Restelo contre.... Benfica (1-0). « C'était l'attaquant le plus véloce du football portugais quand j'étais à Belenenses et cette année il le sera aussi » , présage le technicien lors de la présentation de son protégé. « Jorge Jesus me connaît bien » , sourit le joueur. Même l'historique Nuno Gomes y va de son compliment : « C'est un bon joueur, il a déjà joué dans notre championnat et a prouvé être un buteur » .

Dès les matches de préparation, Weldon se montre ultra-productif. Deux buts en deux matches lors du tournoi de Guimarães. Il est sur un nuage : «  Je réalise un rêve en étant ici et je suis très heureux » . Mais très vite, la concurrence le place sur la touche. Weldon joue peu. Tellement peu, qu'au mercato le club de Belém, en pleine crise, demande à son voisin benfiquiste de lui céder son ancien buteur. JJ décline. Il sait que son numéro 19 lui sera encore utile.

Furlan : « C'est un échec »

Weldon continue pourtant de cirer le banc mais sans trop se soucier de son avenir. Les galères, il a connu. En France notamment. En janvier 2006, Sochaux annonce la venue d'un attaquant canarinho prêté par Cruzeiro. A Belo Horizonte, il a côtoyé l'ancien lyonnais Fred. «  Un joueur recruté pour l'avenir » , s'extasie alors le président Plessis. A peine le pied dans le Doubs, la recrue tombe dans le dur, avec une blessure au talon d'Achille. Une fois remis, il doit luter pour une place face à Ilan, Erding ou encore Jérémy Ménèz. Après une demi-saison et 2 buts en 12 rencontres, les Lionceaux ne lèvent pas l'option d'achat et laissent filer le Brésilien...

Dans la foulée, c'est Troyes qui négocie son prêt. Mais au bout de quelques semaines, coach Furlan y va de son petit mot sur le recrutement aubois : « J'ai quand même un problème : le Brésilien Weldon et le Polonais Marek Saganowski (ex-Vitoria Guimaraes) ne jouent pas. C'est moi qui les ai choisis. Et pour l'instant, c'est un échec » . Au final, trois pauvres matches avec le maillot bleu et retour à la case départ, Cruzeiro, à l'hiver 2006.

Là-bas, il retrouve son pote Argel, ancien défenseur central du FC Porto et de Benfica. Dans O JOGO, le « sheriff » encense Weldon : «  C'est un joueur explosif et rapide. Il est moins puissant que Hulk mais il lui ressemble dans sa façon de jouer » . Rien que ça... L'ancien compagnon de chambrée de l'attaquant joue carrément dans la propagande : « C'est un bon garçon. Il ne boit pas et ne sort pas la nuit. Les responsables de Benfica peuvent être tranquilles parce qu'il a une bonne tête. Il ne pose de problèmes à personne » . Avec quatre buts du crâne cette saison, il en a posé pas mal aux portiers d'en face...


Nicolas Vilas

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