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  2. // Man City/Man United

Welcome to Manchester !

Des millions de pétrodollars engloutis au mercato, une vingtaine d'internationaux, presque autant de nationalités, un entraîneur viré en cours de saison, Manchester City est entré dans la cours des grands avec fracas. En recevant le voisin honni de United, les Citizens peuvent conforter leur quatrième place. Une position synonyme de qualification pour la prochaine Ligue des Champions. Une étape ou un coup sans lendemain ?

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Carlos Tevez est un homme marqué par la vie. Une gueule de patibulaire, des balafres de taulard, un menton défiant les lois de la gravité mais un talent gros comme ça. En passant de United à City l'été dernier, la moitié de la ville lui promettait l'enfer pendant que l'autre attendait de le voir à l'œuvre. 21 buts plus tard, ils ont vu. Carlos est un joueur extraordinaire. Si United laisse échapper son sésame au détriment de Chelsea, c'est du côté du vide laissé par le numéro 32 qu'il faut chercher. Buteur, racoleur, tacleur, vengeur, l'Argentin est à l'image de City : omnipotent. Avant de retrouver ses anciens potes et Gary Neville, City regarde devant. Quatrième avec seulement cinq défaites (autant que Chelsea), les hommes de Roberto Mancini sont en train de réussir leur premier pari : se qualifier pour la prochaine C1. Un objectif pourtant complètement raté l'an dernier (dixième). Il faut d'abord saluer la cohérence du recrutement estival. Au delà des millions dépensés par le Sheikh Mansour bin Zayed Al Nahyan, le classement valide la méthode. Lescott, Touré, Barry, Adebayor, Santa Cruz et Tevez sont venus renforcer un squad déjà solide (De Jong, Kompany, Given, Bellamy, Ireland etc).

Attendue au tournant, force est de constater que l'équipe est surprenante. Seule formation à avoir tapé Chelsea deux fois cette saison (2-1, 4-2), les Citizens ont du mérite. Le quotidien n'a pas été tendre. Il a fallu se coltiner des éléments extra-sportifs. L'affaire Bridge-Terry déjà. Ou comment un coït collatéral a ébranlé toute l'Angleterre. Mais pas City. Le licenciement de Mark Hughes ensuite. Au lendemain d'une victoire contre Sunderland (4-3), le Gallois est prié de plier bagages avant Noël. Welcome Roberto Mancini, sa mèche, son savoir-faire et sa science tactique. Sous la houlette du Transalpin, City se discipline. Finies les séries de matches nuls à la noix. Mieux, l'équipe est devenue une véritable mitraillette offensive (14 buts lors des trois derniers matches).

La suprématie de la ville

Outre la quatrième place à consolider (un point d'avance sur Tottenham), c'est la couronne de la ville qu'il faut conquérir dans le derby du Nord. Le match aller est encore dans toutes les têtes (victoire 4-3 de United avec un but d'Owen à la... 96e). Depuis, les deux équipes se sont retrouvées en Coupe de la Ligue. Gary Neville, dont la loyauté est l'unique talent, avait envoyé un doigt (le majeur) en direction de Carlos Tevez avant d'en rajouter dans les médias : « Tevez était inutile et trop cher. C'est mieux qu'il soit parti » . Un comportement que l'Apache n'avait pas manqué de souligner dans la presse: « Pourquoi cet abruti parle de moi alors que je n'ai jamais rien dit à son sujet. C'est un manque de respect » . Sympa. 1-1, balle au centre.

Quoi qu'il en soit, City a les cartes en main pour scalper son pote de chambrée. Le 4-3-3 de Mancini est bien huilé. Pressing haut et des charognards sur les côtés (Bellamy, Tevez sans parler de l'étonnant Adam Johnson débarqué de deuxième division en janvier). La défense actuelle articulée autour d'un Onuoha chaud bouillant et de Kolo Touré présente de solides garanties. United -qui a vraisemblablement fait une croix sur le titre- devra se secouer pour ne pas prendre un bouillon. Souvent chahuté dans les gros matches, l'axe central Vidic-Ferdinand aura du boulot au City Of Manchester Stadium. La meilleure défense du Royaume (seulement 27 buts encaissés) passera un sérieux test. Au-delà du résultat, c'est la suprématie d'une ville qui est en jeu. Si les Citizens veulent jouer la prochaine Ligue des Champions, ils se doivent de corriger l'encombrant voisin. Carlos Tevez ne se privera pas d'y aller de son pion, au grand dam de Gary Neville.

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"Gary Neville, dont la loyauté est l'unique talent"

euh...vous étiez où, ces 19 dernières années ? ou alors on ne parle pas du même Neville ? moi je pense à celui qui joue pour ManU depuis 1991, et qui a tout gagné avec le club...et qui est toujours indispensable à l'équipe.
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