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Wayne, la fin du lion

Alors que l’Angleterre le voyait continuer à défendre les couleurs de son pays au moins jusqu’au Mondial 2018, Wayne Rooney a pris tout le monde à contre-pied en annonçant sa retraite internationale. Un choix respectable qui met définitivement fin à une génération dorée, mais perdante.

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Il a suffi d’un petit coup de fil, d’une simple discussion téléphonique, puis d’un court communiqué pour fendre le cœur de toute une population. Le genre de nouvelle qu’on sait programmée pour bientôt, mais qui arrive un peu trop tôt. Ainsi donc Wayne Rooney, 119 capes et 53 pions, meilleur et plus jeune buteur de la sélection, a décidé de prendre sa retraite internationale. À seulement 31 printemps. Quatorze ans après avoir fièrement enfilé pour la première fois ce maillot anglais, le 12 février 2003 exactement. Il avait alors 17 piges et 111 jours, devenant du même coup le joueur le plus précoce à représenter l’Angleterre (Theo Walcott a ensuite surpassé ce record le 30 mai 2006). L’attaquant ne battra donc jamais les 125 apparitions de Peter Shilton, somme atteinte par personne d’autre et largement à la portée du faux chevelu. Franchement pas facile de se faire à l’idée.

Indispensable du vestiaire


Car voilà : après avoir bouclé comme il pouvait la riche période Manchester United (treize saisons, 253 caramels et des titres à la pelle), Wayne’s World Rooney semble avoir retrouvé un nouveau souffle à Everton, où il a fait son retour cet été. Et même si ce regain de forme reste à confirmer (deux buts en deux petites journées), beaucoup considèrent à juste titre le bonhomme comme un cadre des Trois Lions, un indispensable du vestiaire, qu’il soit remplaçant ou titulaire. Dans ce contexte, sa présence au Mondial 2018 en Russie ne faisait guère de doute. Surtout si son temps de jeu avec les Toffees respectait le plan établi. Sauf que Wayne, qui ne supportait pas le banc à Manchester même s’il gardait le silence, n’acceptera jamais que son nom le porte davantage que ses jambes. En d’autres termes, le rouquin souhaite continuer à durer au plus haut niveau sur les pelouses.


Pour cela, il estime qu’il ne peut plus combiner le double projet club-sélection, son organisme n’étant plus le même qu’à vingt ans. Raison pour laquelle il a opté pour le sacrifice britannique. Et ce, même s’il restait dans la liste de son entraîneur. « Gareth Southgate m'a appelé cette semaine pour me dire qu'il voulait que je revienne pour les prochains matchs de l'Angleterre, a-t-il expliqué dans son communiqué. J'ai apprécié son geste. Cependant, après avoir longuement réfléchi, je lui ai annoncé que j'avais décidé de prendre ma retraite internationale. C'était une décision difficile à prendre et j'en ai discuté avec ma famille, mon manager à Everton ainsi que ceux qui sont les plus proches de moi. (...) Quitter MU a été difficile, mais je peux dire que revenir à Everton était la bonne décision. Désormais, je veux concentrer toute mon énergie pour aider ce club à gagner. »

Repartir sur de nouvelles bases


Dans toute cette histoire, Rooney, évidemment rempli d’émotion, n’a pu s’empêcher de revenir sur l’absence de trophée avec l’équipe qu’il quitte. « Jouer pour l'Angleterre a toujours été spécial pour moi. Chaque sélection, comme joueur ou comme capitaine, a été un véritable privilège. (...) L'un de mes grands regrets est de ne pas avoir connu de succès lors d'un grand tournoi avec la sélection. (...) Un jour, ce rêve deviendra réalité et j'espère être présent pour vivre ce moment en tant que fan. » Un regret plus que légitime, tant la génération dorée incarnée par le natif de Liverpool a déçu. De la même bande que Steven Gerrard, Frank Lampard, Rio Ferdinand, John Terry, Ashley Cole ou encore Glen Johnson, Wayne n’a pas su éviter les nombreux fiascos (Coupe du monde 2010 et 2014, Euro 2012 et 2016) et a échoué face aux attentes du peuple, qui attend un titre majeur depuis 1966.

Rendre le tablier, c’est donc aussi, de manière indirecte, une décision pour autrui. Une façon de laisser la place, le pouvoir et le brassard aux plus jeunes (notamment au duo Dele Alli-Harry Kane), afin de faire table rase du passé et de repartir sur de nouvelles bases. Dans un sens, et à l'instar de Raúl avec la sélection espagnole, Rooney pouvait symboliser le dernier des Mohicans de la lose. Ce n’est évidemment pas ce qu’il faut retenir. Alors oublions ça et applaudissons-le comme il se doit.

Par Florian Cadu
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