Wasilewski, tête brûlée d’Anderlecht

Bon an, mal an, le joueur d’Anderlecht Marcin Wasilewski distribue les coups de coude, les tacles à hauteur de nuque et les coups d’épaule de catcheur. Interrompu plus d’une année suite à sa "youtubesque" fracture ouverte, il est enfin revenu sur les terrains, au mental. Un joueur rare, un arrière à l’ancienne, loin des défenseurs propres à la Nesta, Piqué, Komany… Bref, le championnat belge a trouvé son Pepe.

Modififié
2 11
« Shala la la la la… Wasyyyyylll… Wasyyyyyllll… » . Ces chants résonnent souvent dans les travées du stade Constant Vanden Stock, sous le rythme de samba de la chanson « Brasil » . « Wasyl » , bien que sevré de qualités footballistiques, dispose de quelques solides atouts à faire valoir. Un jeu de tête d’un haut niveau, une hargne hallucinante et une trogne de criminel de guerre à filer des sueurs froides aux attaquants de Jupiler League comme aux adversaires de la Pologne. Une sorte de Brastislav Ivanovic mal dégrossi. Sur le terrain, il est pareil à un taureau lancé dans l’arène, qui charge tête baissée dès qu’il aperçoit la couleur rouge, comme celle de l’ennemi liégeois.

A Anderlecht, traditionnellement, on a toujours eu un faible pour les techniciens raffinés, les gentlemen en crampons, propres sur eux. Autant dire qu’en arrivant en janvier 2007 du Lech Poznan, Marcin Wasilewski, arrière droit rustre, n’avait pas grand-chose en rayon pour plaire au difficile public anderlechtois. Pourtant, le polonais au mental de viet-cong relègue rapidement le fantasque Anthony Vanden Borre sur le banc. C’est simple, quand il n’est pas blessé, le Polonais est indéboulonnable du onze bruxellois comme de celui de la Pologne. Les raisons de cet amour du public mauve ? Une date phare explique ce succès. Le 30 août 2009, date du « classico » Anderlecht-Standard. En ce jour funeste, Axel Witsel déclenche l’un des plus gros contentieux de l’histoire des rivaux, pourtant riche en la matière, en découpant la jambe de Wasilewski d’une vilaine semelle. Bilan ? Une double fracture ouverte de 8 centimètres du tibia et du péroné. Des images qui font frissonner.

Youtube

Wasyl le martyr

Du jour au lendemain, Wasylewski devient un martyr. Une icône à brandir dans cette gueguerre stupide qui oppose Liégeois et Bruxellois depuis Matuzalem. A chaque 27e minute de match, comme le numéro de Wasyl, le public applaudit. Des photos volantes de la bouille peu amène du Polonais ornent même les sièges du Stade Constant Vanden Stock. Ne jamais oublier les soldats morts au combat... On croit sa carrière terminée. Wasilewski se rétablit pourtant en un temps record. Huit mois après l’accident, il fait une timide apparition face à Saint-Trond. Le temps de se faire opérer à nouveau. Il ne reviendra dans l’équipe que six mois plus tard. Quelques hauts, beaucoup de bas, le soldat Wasyl retrouve péniblement son meilleur niveau. Mais chassez le naturel, il revient au galop. Le public belge constate rapidement que Marcin n’a rien perdu de ses légendaires coups de coude et de son agressivité à l’extrême limite de la brutalité. Et malgré ses carences techniques ou son relatif manque de vitesse, Wasilewski marque régulièrement sur phases arrêtées (22 buts en 141 matchs). Un ouvre-boîte de premier choix qui sauve souvent son équipe dans les moments chauds.

Youtube

Il envoie Delorge à l’hôpital

Alors que tout semble aller pour le mieux, l’arrière droit pète les plombs, une nouvelle fois. Le 19 mars dernier, il décalque Peter Delorge, d’un coup de coude rempli de frustration, l’envoie à l’hôpital avec un nez fracturé et une commotion cérébrale. Avec Wasyl, il n’y a guère de demi-mesure. L’affaire Wasilewski bis est lancée. Le martyr retrouve une place qui lui convient mieux, celle d’ennemi public numéro un. Une sorte d’idéal du footballeur brutal. Supporters, dirigeants et entraineurs réclament sa tête. Le Polonais récolte tout de même six matchs de suspension… effectifs à la fin de saison. Pas de quoi faire baisser sa cote auprès du public bruxellois, auprès duquel il reste un emblème. Sans doute en mal de distraction, Wasilewski se barre en Allemagne assister au match Cologne-Werder.

Après la rencontre, il accompagne son pote de sélection Slawomir Peszko pour faire la bringue. La soirée se termine au commissariat, après avoir tabassé un chauffeur de taxi. « Je ne fermerai pas les yeux là-dessus. Je ne les prendrai pas pour l'Euro. Il n'y a aucune chance qu'ils figurent dans les vingt-trois » lâche Franciszek Szmuda, sélectionneur polonais. Une nouvelle déferlante s’abat sur ses épaules. Pourtant, il semblerait, comme le Bild l’a précisé, qu’il n’était pas en état d’ébriété, facturant "seulement" un taux de 0,4 gramme d’alcool dans les veines. De quoi faire pouffer Sidney Govou. Mieux, il a réglé la note de taxi en « faisant toujours preuve de correction  » . La police l’a d’ailleurs laissé partir très rapidement. Depuis cet épisode, Szmuda a adouci sa position. Et si finalement, Wasilewski n’était pas un type bien, mais simplement un gars avec tempérament trop bouillant, trop volcanique ? Caïd sur les prés, gentleman en dehors. Un rugbyman, en somme…


Par Adrien de Marneffe
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

"L'amour" du public anderlechtois pour Wasilewski est quand même à prendre avec des pincettes.
Passé le moment de compassion et de sympathie dont il a bénéficié après sa terrible fracture, beaucoup s'énervent de voir un joueur si brutal et si limité dans le onze de base mauve.
Le coup de coude sur Delorge a d'ailleurs été, pour beaucoup, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
De plus, beaucoup considèrent que ne pas avoir réussi à trouver un meilleur arrière-droit en cinq ans (faut avouer, le gars il est costaud, il fait peur, mais au ballon, putain c'est vraiment une chèvre) est un terrible aveu d'échec de la part de la direction du club.
Merde, j'ai écrit beaucoup de fois "beaucoup".
Soit, Wasyl est loin d'être aussi populaire que ce que les médias peuvent penser.
nononoway Niveau : CFA
L'éternel branlette sur les rugbymen ...

Sinon Wasylewski est un fumier fini. Le pire dans les fautes qu'on peut visionner sur la vidéo, c'est qu'il s'en sort quasi toujours sans la rouge.

Il devrait être banni du championnat, tout simplement.

J'ai encore le souvenir du tacle de Witsel, une horreur. Ca ne se dit pas, mais beaucoup de gens le pensent : "personne ne mérite une telle blessure, mais quitte à ce que ce soit quelqu'un, autant que ce soit lui..."
Wasyl n'a pas pris six matches mais quatre effectifs plus deux avec sursis...
Et Anderlecht va en appel.
Quant aux gens qui disent que la fracture autant que ce soit lui qu'un autre, il ne mérite que ça: bah je vous souhaite de connaître la même chose! Ne pas pouvoir exercer votre métier pendant 14 longs mois bande de c******
nononoway Niveau : CFA
Suis-je triste qu'un mec qui s'amuse à tacler les 2 pieds levés chaque semaine et qui distribue des coups de coude, sans se gêner, se fasse péter la jambe ?

Non.

Ne pas pouvoir exercer son métier 14 mois quand on est un mec payé des millions pour foutre des coups de coude, ça ne m'attriste pas. Et j'emmerde les gens qui défendent cette brute.

p.s. je n'aurai pas dit la même chose s'il n'avait pas récupérer la mobilité de sa jambe. Mais ce qui aurait pu lui servir d'appel à l'ordre sur les dangers du trop plein de zèle du football n'a apparemment servi à rien. Je ne vais donc pas m'appitoyer sur le sort d'un mec qui joue avec violence. Ce qu'il fait, je le fais en rue et je finis en taule ...
Je hais les joueurs comme Wasilewski, Pepe,... des sauvages sans qualités!

Sa jambre brisé fait frois dans le dos , qu'il rejoue au foot seul les miracles du milieu pro peuvent nous expliquer !
mais pourquoi tenter de refaire la meme sur son advseraire ?
Pepe - Wasil prochaine recrue en Premiership ?
Vinnie Jones et sa réputation pourrait en prendre un coup dans ce cas si !
c'est pas "l'ours de poznan " son surnom?
Un joueur où sa brutalité est inversement proportionnelle à sa technique balle au pied. Un contrôle de balle digne de la 3ème division sarthoise.
Rosenka> Pepe aucune qualité en tant que joueur? faut te mettre au curling mon gars !
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
2 11